Images visibles et invisibles
Jeudi 03.12.2009 au Goethe-Institut, 17 av. d’Iéna, 75116 Paris
LECTURE avec Alexander Kluge de son dernier ouvrage à paraître à l’automne 2009, avec la participation de son traducteur Pierre Deshusses
Douze programmes au Centre Pompidou qui se concentrent surtout sur des nouveaux travaux.
Vendredi 04.12.2009
NOUVELLES DE L´ANTIQUITE IDEOLOGIQUE
Sergueï Eisenstein planifia en 1929 l’adaptation cinématographique du CAPITAL de Karl Marx, sous la forme de l’ULYSSE de James Joyce. En partant de ses notes, qui contenaient les idées essentielles du projet, Alexander Kluge a réalisé, en collaboration avec Tom Tykwer, Peter Sloterdijk, Dietmar Dath, Oskar Negt, Joseph Vogl et beaucoup d’autres, une expérience de dix heures.
Le programme est une version abrégée réalisée par Alexander Kluge pour le cinéma et dont la première s’est déroulée au Festival International du cinéma 2009 à Moscou.
Durée : 83 min
Samedi 5.12.2009
DANS LE DANGER ET LA PLUS GRANDE DETRESSE, LE JUSTE MILIEU APPORTE LA MORT
Un long métrage. Une collaboration entre Edgar Reitz et Alexander Kluge. Il raconte 14 jours à Frankfurt am Main durant l’hiver 1974. Carnaval et combat politique s’entremêlent. Documentaire et scènes jouées se mélangent, d’une façon caractéristique pour les films de Kluge.
Durée : 90 min
Samedi 5.12.2009
LES FRUITS DE LA CONFIANCE
Il traite de la crise financière actuelle : des fluctuations de l’argent, du combat de la vie contre le système (Jürgen Habermas).
L’avarie du noyau nucléaire de la centrale de Tchernobyl et la banqueroute de Lehman Brothers ont les mêmes origines. Il serait inexact de noter seulement les ressemblances entre le crash de 1929 et celui de 2009. La réalité est exclue dans les dérivés du système financier. Comme dans La Belle au bois dormant, le refoulé resurgit en la personne de la 13e fée et condamne le royaume à 100 ans de torpeur. Il traite de ce qu´on ne peut acheter avec de l´argent, de la question : à quoi peut-on se fier ? Fiction, documentaire, récit.
Durée : 101 min
Dimanche 6.12.2009
LE COMPLEXE DE L´ALLEMAGNE
Cette année, la République fédérale fête ses 60 ans. Qu’est-ce que ça rend cinématographiquement si on porte son attention sur des jours et non sur des préjugés, des décennies ou des jours de fête ? Stefan Aust (Rédacteur en chef du magasine DER SPIEGEL jusqu’à l’année dernière) et Alexander Kluge ont déjà collaboré pour le film collectif légendaire LE CANDIDAT et GUERRE ET PAIX.
Durée : 90 min
Dimanche 6.12.2009
LES LACS SONT DES ILES POUR LES POISSONS désigne une compilation de 30h de travail de Alexander Kluge entre 1989 et 2009. Une sélection d’environ 2 000 films et travaux télévisuels.
Le titre correspond à une anecdote. Un Robinson Crusoé, version poisson, pu se réfugier non pas sur une île mais seulement dans un lac. C’est bien connu que même les partisans humains considèrent l’eau comme un paradis.
4 exemples tirés de la compilation seront montrés ce soir. Les films minute se rattachent aux anciens films de l’histoire du cinéma et en même temps, aux habitudes de l’Internet. Ils prennent la courte durée au pied de la lettre, ils ont été tournés dans le format le plus coûteux et de meilleure qualité, le format 65 mm. Michael Ballhaus est derrière la caméra.
LA MAGIE DE L’AME ASSOMBRIE est le film le plus récent d’Alexander Kluge, il date de 2009. Le PROGRAMME SURPRISE traite d’une nouvelle production planifiée pour ce programme du soir.
Durée : 100 min
Vendredi 11.12.2009
MON SIECLE, MON ANIMAL est la continuation du programme montré initialement à la Mostra de Venise.
La fuite d’Anita G. (Séquence de L’ADIEU D’HIER) ; La propriétaire de cirque Leni Peikert achète un éléphant (Séquence de DES ARTISTES DANS LE CHAPITEAU : PERPLEXES) ; Le chef de la sécurité en terroriste (Séquence de FERDINAND LE FORT) ; Requiem pour une industrie perdue ; Le naufrage du Titanic et l’avarie de Tchernobyl ; Manifestation contre les fusées ; Une tentative amoureuse. Enfin : Une femme comme un volcan, interprétation fascinante de Norma dans l’opéra du même nom de Vincenzo Bellinis. La présentation du film a été mise en scène par Werner Schroeter.
Durée : 100 min
Samedi 12.12.2009
HEINER MÜLLER, ERNST JÜNGER, MARTIN WUTTKE ET LA FORCE POETIQUE DE LA THEORIE
Ernst Jünger décrit la continuation de la guerre de Troie jusqu’au présent à l’aide d’un exemple de l’année 1943. La femme d’un prisonnier de guerre français sur le sol allemand apprend son retour imminent et lui envoit un paquet plein de cadeaux attentionnés. Mais le mari arrive (pareil à Agamemnon) plus tôt que prévu et la voit elle, son amant et même leur enfant. Dans le camp de prisonniers, ses camarades se ruent sur le beurre, pétrit avec de l’arsenic, et meurent.
Le programme raconte des histoires similaires, dont des conversations intensives avec Heiner Müller, des contributions de Martin Wuttke et des films sur la force poétique de la théorie.
Durée : 100 min
Samedi 12.12.2009
DANS LA TOURMENTE DU TEMPS. FACTS & FAKES
Des programmes comme « Je fus le garde du corps de Hitler », « Un serveur qui devint milliardaire et qui quand il fut milliardaire, voulu redevenir serveur », « Toux de Triebwerk», « Dr. Mabuse, le joueur, 12e remake » (Les difficultés de l’acteur pour compter les zéros pendant la crise financière) perpétuent la tradition des histoires mensongères et des slapstickfilm avec des thèmes du 21e siècle. Sans Till Eulenspiegel, Münchhausen, Rabelais et les « Histoires de Charlemagne » (le dada autant que possible), le cinéma décontracté n’existerait pas.
Durée : 100 min
Dimanche 13.12.2009
DES NOUVELLES DU MILLE-PATTES
Contrairement à la prise de position du président Sarkozy, nous considérons le roman de Madame de Lafayette comme une juste représentation des problèmes non-réglés de la vie amoureuse. Les films du programme sont des commentaires au sujet du nouveau livre d’Alexander Kluge paru à l´automne 2009, DAS LABYRINTH DER ZÄHLREICHEN KRAFT / 166 histoires d´amour.
Durée : 100 min
Dimanche 13.12.2009
LA CENTRALE DES SENTIMENTS
On qualifie le cinéma d’« opéra du 20e siècle ». L’histoire du cinéma n’a que 120 ans. L’opéra même reste der substanzreichere Vexierspiegel, dont l’histoire s’étend sur 400 ans. Il existe 80 000 opéras. Ensemble ils forment une partition : le PROGRAMME D’OPERA IMAGINAIRE relate cela. Il reflète tous les acquis et les erreurs de la société bourgeoise et de l’homo novus. Pour les sentiments, une œuvre qui reste. Avec Verdi, Bellini, Bizet, Halévy, Wagner u.a.
Durée : 100 min


















