Le blog de Choses Vues Rotating Header Image

Atelier Tampon nomade

INTENSE SERIE

le 1 - 5 -12 -18 -19 - 26 mai 2013

à l’ATELIER TAMPON nomade

en deux lieux :

- Les temps du corps / 10, rue de l’échiquier 75010 Paris M° Strasbourg-St-Denis

- A la marguerite / 49, rue berger 75001 Paris M° Louvre-Rivoli

Programmation

mercredi 1er mai 19h30 Les temps du corps 4+2

1-Trash vortex ensemble quartet

Mathieu Garrouste platines / Bertrand Gauguet saxophone alto / Xavier Lopez ordinateur / Mathieu Calleja percussions

2-duo toc sine Jean-Luc Guionnet électroniques / battus pick-up de guitare

dimanche 5 mai 19h à la marguerite 3+3

1- Itaruoki trompette / Benjamin Duboc contrebasse / Makoto Sato batterie

2- Roger Turner batterie / Arnaud Riviére électroniques / Alexandre Bellenger guitare électrique

dimanche 12 mai 19h30 Les temps du corps futuraexperience4 (9 musiciens)

Claude Bernard sax alto / Sophia Domancich piano / Michel Edelin flutes / Jean-Marc Foussat synthé analog / Alexandra Grimal saxophone ténor / Dominique Lemerle contrebasse / Christian Lété batterie / Jean-François Pauvros guitare / Rasul Siddik trompette + invités…

avec le soutien amical du disquaire « Souffle continu » 9, rue gerbier 75011 Paris

samedi 18 mai à partir de 18h UMLAUT BIG BAND (15 musiciens !)

+méchoui ou saucisses grillées et assiette végétarienne

hors les mûrs, chez Brice Pichard - 3, rue Eugène Biré, 77500 Chelles (RER E)

dimanche 19 mai 19h à la marguerite 4+4

1- Pierre Antoine Badaroux sax alto / Fidel Fourneyron trombone / Sébastien Beliah contrebasse / Romeo Monteiro percussions

2- Nouvelle vague

Axel Dörner trompette / Pierre Borel saxophone alto / Joel Grip contrebasse / Sven äke Johanson batterie,percussions

dimanche 26 mai 19h30 Les temps du corps soirée Joëlle Léandre 2+3

1- Joëlle Léandre contrebasse / Paul Lovens batterie

2- Daunik Lazro saxophone baryton / Joelle Léandre / Paul Lovens

L’atelier tampon nomade fonctionnant sans subventions, Marc - son créateur et animateur de longue date - lance un appel à cotisations et soutiens :

Chers amis mélomanes, compte tenu d’un certain nombre de musiciens qui nous viennent de loin, par train ou par avion - Paul Lovens:Vienne (aut.), Roger Turner: Londres, Sven ake Johanson, Joel Grip, Pierre Borel: Berlin, Daunik Lazro: centre de la France -, je lance un appel aux soutiens financiers de cette opération pour ceux et celles qui le peuvent. J’ai mis en place des pass soutien à 100€ et plus pour ceux et celles qui le souhaitent. Accés à l’ensemble de l’”intense série” de l’atelier tampon nomade avec une bouteille de vin nature offerte pour une soirée “les temps du corps” les 1°,12,19 mai 2013 au choix.

Renseignements réservations ateliertampon@gmail.com - Marc 06 60 73 53 46

paf 12€, 10€ t.r. par soirée / pass 3 : 30€ 3 soirs au choix

paf umlaut big band + méchoui ou saucisses grillées 10€+10€ un verre offert pour les t.r.

pass intégral 50€ accès à toutes les soirées soit 10 gigs ! avant le 25/04 après 55€

pass soutien 100€ une bouteille de vin nature offerte 1 des soirs au choix

BuvEtTe DyNaMiQuE : Jérôme Saurigny (anjou), John Schmitt (Fitou Corbières)+++

aGaPeS dYnAmIqUes : les saucisses maison de Manu Chavassieux (Haute-Loire)

Assiettes végétariennes de Félix avec les bons produits de fleur !!

« à la marguerite » vins natures, planches jambon-fromages ou dîner après la musique

réservation pour le diner «à la marguerite» 01 40 28 00 00

“Vie et mort de Ballao” par Jean-Denis Bonan

L’album VIE ET MORT DE BALLAO de Jean-Denis BONAN

sera présenté le samedi 9 mars 2013 - de 16 à 19H - à l’auditorium de LA HALLE SAINT-PIERRE / 2, rue Pierre Ronsard 75018 Paris / M° Anvers

Album de 92 pages (format 28×40cm) / 90 planches illustrées / tirage limité à 300 ex.

Elsa Eskenazi, Loïc Le Manac’h et Vincent Gaudin liront plusieurs textes de l’auteur.

Entrée libre

Voir aussi “La femme-bourreau” (1968), un film de Jean-Denis Bonan

Vie et mort de Ballao, de Jean-Denis Bonan

Vie et mort de Ballao, de Jean-Denis Bonan

Matthieu Messagier - Mystic & Smart, oeuvres sur papier

courtesy Suzanne Tarasieve Paris

Matthieu Messagier / courtesy Suzanne Tarasieve Paris

courtesy Suzanne Tarasieve Paris
Matthieu Messagier / courtesy Suzanne Tarasieve Paris

Matthieu Messagier - Mystic & Smart / Oeuvres sur papier 2011-2012

15 février - 30 mars 2013

SUZANNE TARASIEVE PARIS / LOFT 19

Passage de l’Atlas / 5, villa Marcel Lods - 75019 PARIS

communiqué de presse

Suzanne Tarasieve Paris / LOFT 19

courtesy Suzanne Tarasieve Paris

Matthieu Messagier / courtesy Suzanne Tarasieve Paris

Rétrospective Alexander Kluge à la Cinémathèque française

Les artistes sous les chapiteaux : perplexes (1968)

Les artistes sous les chapiteaux : perplexes (1968)

La Cinémathèque française organise, en partenariat avec le Goethe Institut, une très importante rétrospective consacrée au grand cinéaste (et écrivain) allemand ALEXANDER KLUGE, en sa présence.

Du 24 avril au 03 juin 2013

Calendrier des projections

Choses vues distribue en France et en DVD, l’intégralité (provisoire !) des films réalisés par l’un des chefs de file de la Nouvelle Vague allemande des années 60-70 (éd. EDITION FILMMUSEUM, avec le concours du Goethe Institut). Voir Boutique

Bande-annonce / Rétrospective Alexander Kluge 2013

Article de Pierre Gras, “Alexander Kluge, le radical “

Odyssée Cinema, texte de A. Kluge 2013

ODYSSEE CINEMA par Alexander Kluge (2013)

Article de C. Rieffel (àVoiràlire.com)

Rétrospective Kluge / Goethe Institut de Paris

Article de J-J Birgé (drame.org / Mediapart)

James Benning (2) : California Trilogy

Produced at the junction of two millennia, the California Trilogy is James Benning’s three-part topographical study of America’s “Golden State”. Looking to the past while investigating the present, the mathematician-turned-filmmaker condenses three distinct Californian landscapes into a total of 105 shots, each exactly 2½ minutes long. Formal restraint and compositional precision combine with ambient sound and an unheard social commentary to create a hypnotic journey across the 31st US State; from the Great Central Valley (El Valley Centro) through greater Los Angeles (Los) to the Californian wilderness (Sogobi). This 2-disc set presents the complete California Trilogy for the first time ever on DVD.

Les films :

El Valley Centro - USA 1999 - James Benning - Première : janvier 2000, Sundance Film Festival

Los - USA 2000 - James Benning - Première : octobre 2001, Viennale

Sogobi - USA 2000 - James Benning - Première : février 2002, Berlinal

DVD 1

* El Valley Centro (87′)

* Los (87′)

DVD 2

* Sogobi (87′)

* Livret bilingue 16 pages (anglais & allemand)

Edition : Österreichisches Filmmuseum Vienna

Distribution : Choses Vues

SHOP / California Trilogy

SHOP / Casting a glance & RR

James Benning’s early films fused the “structuralist” investigations into sound-image relationships of filmmakers like Michael Snow and Hollis Frampton with an interest in narrative and a deep sensitivity to color, light, and landscape. He first grabbed the attention of the avant-garde film world with 8 1/2 × 11 and 11 × 14. Filmed in vivid color in the rural and urban landscapes of his native Midwest, these two films would provide the kernel for his further investigations into film form.
His films’ rigorous structures - often based on numerical systems - and exquisitely composed shots reflect his training as a mathematician, and their frequently autobiographical subject matter draws upon his working-class roots (a rare subject for avant-garde film) and his longtime commitment to political activism.
While his earliest films are mostly concerned with form and narrative, his work in the ‘80s began to introduce both personal subject matter and documentary elements, at the same time becoming increasingly concerned with the themes of history, memory, and death. American Dreams, Landscape Suicide, and Used Innocence all provide glimpses into the minds of violent criminals through their own words, and are made all the more chilling by Benning’s decision to place their crimes in their historical and political and contexts rather than pass judgment on them.
After moving to California in the 1990s, Benning began, with the highly acclaimed Deseret, a series of experimental documentaries investigating the effects of history and politics on the American West. Composed almost entirely of landscapes, these films recall his early experiments with cinematic time and offscreen space, and are considered by many to be among his best.
His central innovation - the use of narrative to explore cinema’s formal possibilities - has proven to be enormously influential on a number of experimental and independent filmmakers. Echoes of his style and compositional sense have popped up in television commercials since the ’70s, and can be found in the work of such directors as Jim Jarmusch, Chantal Akerman and Rob Tregenza. (Mubi.com)

Casting a glance & RR

Casting a glance & RR (James Benning, 2007)

Benjamin Péret ou le surréalisme même

Benjamin Péret ou le surréalisme même

A l’occasion de la parution du premier numéro des Cahiers Benjamin Péret (09/2012), l’Association des amis de Benjamin Péret - qui fête les 50 ans de son existence - vous invite à découvrir et à redécouvrir un poète resté fidèle sa vie entière au mouvement fondé par André Breton.

samedi 23 février 2013 à 15heures

Halle Saint Pierre - entrée libre

Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Rencontres/Lectures/Films/Son

en compagnie de :

Gérard Roche, Dominique Rabourdin et Jérôme Duwa qui présenteront les différentes dimensions de l’œuvre encore largement méconnue de Péret.

Des extraits du film L’Invention du monde (1952) et des enregistrements sonores de Pierre Brasseur, André Breton et Benjamin Péret.

Halle Saint Pierre / Benjamin Péret

La femme-bourreau (1968)

Carte blanche à l’éditeur DVD Choses Vues pour la séance du mercredi 19 décembre 2012 (21 h.) dans le cadre de “La Semaine du bizarre” (au Théâtre Berthelot - Montreuil -, où selon la légende Georges Méliès réalisa plusieurs de ses films). Pour sa dernière programmation 2012 et à la veille de la trêve des confiseurs, Francis Lecomte présentera LA FEMME-BOURREAU, long métrage de Jean-Denis BONAN, rareté tournée en 1968. Séance en présence du réalisateur et de l’acteur Claude Merlin. Au même programme : Tristesse des anthropophages de J-D Bonan (1966, 23′). Les films seront projetés en vidéo. Absolument à ne pas rater ! Entrée libre.

L’histoire d’un maudit dans une fiction presque policière. il était une fois la souffrance…

La femme-bourreau

La Femme-bourreau (1968)

Résumé : Le 22 mars 1968, Hélène Picard, prostituée condamnée à mort en 1966 pour meurtres multiples sur des consoeurs, est exécutée à la guillotine après une ultime confession. Ce même jour, Louis Guilbeau, ancien d’Algérie, se présente à un poste de police. Il y rencontre Solange, une inspectrice, pour un prétexte de lettres de menaces. Entre eux naît une liaison. Immédiatement, les morts violentes de prostituées imputables à Hélène Picard (on reconnaît la même silhouette de petite femme brune) recommencent (…) Un jour, ayant raté un train, Solange revient à l’appartement qu’elle partage avec Louis, et le découvre en pleine séance de travestissement. Elle reconnaît immédiatement en lui la « tueuse » en série. Elle le dénonce et une longue course-poursuite commence, violente, implacable…

Malgré un sujet choc, le récit dépasse vite l’enquête policière autant que le drame de moeurs.

“… La Femme-bourreau, longtemps considéré comme inachevé par son réalisateur, a été terminé en 2009, Jean-Denis Bonan ayant procédé lui-même au mixage définitif, avec adjonction de certaines séquences, notamment celle (qui n’est qu’un effet de montage), où Louis voit défiler son passé. Tournant en mai 1968, en parallèle aux événements étudiants, avec ses propres moyens, Bonan avait parlé de son film au producteur Anatole Dauman (Argos Films) qui lui finance le tirage de deux bobines, puis l’ensemble des rushes. Opération vaine puisqu’aucun distributeur n’acceptera de sortir le film, lequel, inachevé, ne fut jamais montré en comité de censure, réduisant définitivement à néant la carrière d’un film qui ne subsistera, pendant plusieurs décennies, qu’à l’état de négatif (monté et banc-titré). Le transfert numérique qui a servi de support aux finitions a été montré dans son intégralité et pour la toute première fois en séance publique, à la Cinémathèque Française, le 23 avril 2010.”

Grégory Alexandre

” Ma mère a fait de moi ce que je suis, un sadique et un détraqué. Il ne m’a pas été permis d’être un homme…” (déclaration de Louis, le tueur interprété par Claude Merlin).

Continue reading →

Cécile Bortoletti sur-nature

Cécile Bortoletti sur-nature

Exposition du 28 octobre 2012 au 13 janvier 2013

Vernissage en présence de l’artiste le samedi 27

octobre à 17h30

Une promenade homodiégétique

Photographier la nature à Hyères et dans ses alentours n’est pas une mince affaire : il s’agit d’une sur‑nature, mélange à la fois luxuriant et géométrique de végétation méditerranéenne et d’adoption de plantes exotiques. Comment s’y prendre pour donner un petit goût de cet Eden aux maintes facettes qui fait partie du quotidien de tant de gens ?

Cécile Bortoletti s’est promenée partout dans la région pendant une année (avec son appareil photo, à travers les saisons et les changements que chacune impose).

Ce fut un pèlerinage presque ascétique, une initiation noyée dans l’inquiétude et le ravissement.

La méthode Bortolettienne, faite de compilations, de superpositions et d’antithèses, ne consiste pas à essayer de déchiffrer la complexité de la nature et d’y comprendre quelque chose, ni à apprivoiser les mystères. Il s’agit au contraire de se confronter à la fois au grand tout de la nature et à chacun de ses petits détails, à rendre le côté kaléidoscopique de cette expérience.

Les paysages paradisiaques et la sécheresse, les jardins magnifiés et la végétation éparse, les enchantements et les moments de désolation, les chemins ombrageux et l’impitoyable soleil, la clarté et l’embrouillement, les arbres robustes et les maladies des palmiers, la présence des hommes et des constructions dans la nature, toutes ces différentes espèces de plantes et de fleurs ne sont que quelques exemples parmi les cibles - volontaires et involontaires - de l’objectif Bortolettien, qui, éternellement avide de sérendipités, nous racontera cette histoire vécue en 2012. L’exposition sera accompagnée d’un catalogue contenant un récit de Yagos Koliopanos et d’un texte de présentation de Catherine Chevalier.

Villa Noailles / agenda

Libération (07-12-2012)

Villa Noailles / Montée Noailles / 83400 Hyères

FiMé, opus 8 / du 02 au 10 novembre 2012 / Toulon, Var

Edito

Depuis 2005, le Festival International des Musiques d’Ecran explore les croisements entre musique et cinéma sur le principe du ciné-concert, soit l’accompagnement de films muets par des musiciens jouant au pied de l’écran. La plupart des films accompagnés sont bien évidemment tirés de la période qui s’étend de 1895, date de l’invention du cinématographe à la fin des années 20. En un peu plus de trente années, le langage cinématographique a quasiment été inventé dans sa totalité laissant des chefs d’oeuvre, parfois méconnus ou inconnus. C’est bien sûr un des objectifs du festival que de faire découvrir ou redécouvrir ces perles du septième art avec des musiciens qui sauront leur donner une vie et du sens à notre époque. Car l’autre ambition du festival est d’offrir des espaces de création à des compositeurs et musiciens d’aujourd’hui en leur proposant de livrer leur vision musicale des films, et de provoquer ainsi de véritables rencontres entre musiques et images.

Thématique 2012 : «Monstres & Cie»

Comme chaque année, un thème se dégage comme un fil directeur permettant, entre autres, d’orienter le choix des films. Pour sa huitième édition, le Festival International des Musiques d’Ecran aux monstres et autres créatures présentées à l’écran. Aux premiers temps du cinéma, Georges Méliès avec ses fameux trucages, mettait en scène les Sélénites dans son célèbre Voyage dans la lune, mais aussi, et à plusieurs reprises, Méphistophélès. Quelques années plus tard, l’expressionisme allemand marquera le cinéma avec Nosferatu de Murnau, Le Golem de Wegener ou Le Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene. Quant aux Américains, ils investiront le thème, bien sûr avec The Lost World adapté de Conan Doyle et plus tard avec King Kong, Dracula ou Frankenstein… pour ne plus jamais le quitter.

A n’en pas douter, ces films sauront inspirer les musiciens qui viennent d’horizons différentes et dont certains comme NLF3, Christopher Bjurström ou C Barré sont attendus depuis plusieurs années et d’autres qui reviennent au FiMé, c’est le cas de Turzi ou Timothy Brock à la direction de l’orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon pour un événement quelques semaines plus tard, consacré à Charlie Chaplin.

Et au sein d’un riche programme :

La Deuxième femme de Pierre Clémenti (1978) - France - 48′. VINCENT EPPLAY & SAMON TAKAHASHI (musiques électroniques) France. Vendredi 9 novembre 2012 - 21h à la Villa Noailles, Hyères.

La Deuxième femme

FiMé 2012 (programme complet)

FiMé (8e édition) du 02 au 10 novembre 2012. Lieux : Toulon & agglomération. Tarif plein : 14 euros / réduit : 10 euros. Réservations auprès de Filmharmonia : 06 52 738 734 / contact@filmharmonia.fr

Ahmed Zir, le cinéma algérien en liberté

Les thèmes de mes films viennent de ma manière d’appréhender la philosophie et la société, placés dans un contexte universel. Cependant ils font aussi référence aux réalités quotidiennes de mon pays. J’utilise des objets symboliques comme une bicyclette ou des cartes à jouer, pour construire avec précaution une histoire en mouvement. Ahmed Zir

Ahmed Zir, cinéaste Algérien, a réalisé depuis 1979 pas moins de 47 court-métrages dont 35 ont été primés dans des festivals nationaux et internationaux. Il manie la caméra comme un porte voix pour mettre en scène dans la plus grande liberté les grandes questions humanistes : l’amour, la guerre, le respect, la dignité, la paix. Ses films dressent un portrait sans freins et sans concessions de la société Algérienne. Ahmed Zir manie le symbole et le raccourcis pour faire tout avec rien. Il existe en marge de la création officielle, dans l’univers du cinéma expérimental. L’esthétique dépouillée rime avec authenticité et espoir. Au delà de la question nationale, les films d’Amhed Zir questionnent la condition humaine. Sa dernière création “Images, passions, Histoire” présente 130 années de colonisation française en Algérie en 11 minutes. Claude Bossion, réalisateur et directeur de Circuit-Court.

1 DVD

21 courts métrages - 112′ (version universelle, sans dialogues)

Réalisation : Ahmed Zir

Films réalisés entre 1979 et 2011 (Algérie)

SUPPLÉMENT

Entretien avec Ahmed ZIR (29′, 2011)

Ahmed Zir nous dévoile ses secrets de cinéaste et ses passions de cinéphile au cours d’un entretien tourné à Alger en septembre 2011.

Livret 32 pages. Ahmed ZIR, ciné-conteur engagé. Texte de Frédérique Devaux-Yahi

Frédérique Devaux est critique et Maître de conférences en cinéma à l’université de Marseille/Aix-en-Provence. Texte français traduit en anglais, arabe et berbère.

Sortie le 7 novembre 2012

Prix public conseillé : 18 euros

Distribution CHOSES VUES / une édition CIRCUIT-COURT

Collectif Jeune Cinéma - séance Ahmed ZIR le 30/11/2012

Shôhei IMAMURA sabre l’histoire officielle du Japon (suite)

Découvrez les bandes annonces du double DVD “EN SUIVANT CES SOLDATS QUI NE SONT PAS REVENUS”, 4 documentaires inédits de Shôhei IMAMURA.

Bande annonce (extrait “La Thaïlande”)

Bande annonce (extrait “La Brute revient au pays natal”)

Boutique (DVD “En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus”)

Une édition CHOSES VUES / Sortie le 7 novembre 2012 / Prix public 19 euros

Shôhei Imamura sabre l’histoire officielle du Japon

Sortie le 07 novembre 2012 du double DVD “En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus” ( Mikikanhei o Otte ) de SHÔHEI IMAMURA, deuxième titre d’une collection consacrée à l’enfant terrible de la Nouvelle Vague japonaise. Une édition CHOSES VUES / COOPANAME, avec le soutien du Centre National de la Cinématographie.

Une tranche crue et palpitante coupée au sabre dans l’histoire officielle “, Le Canard enchaîné.

Après l’échec de Profonds désirs des dieux (1968), Imamura renoue avec le documentaire en réalisant L’Histoire du Japon d’après-guerre raconté par une hôtesse de bar (1970), véritable contre-histoire du Japon vu par le bas de la société.

Profonds désirs des dieux

Profonds désirs des dieux

Ce nouvel échec commercial ruine Imamura et le contraint à se consacrer exclusivement pendant près de 10 ans à la réalisation de documentaires pour la télévision.

Imamura, pour qui le thème de la guerre est central dans son œuvre, tourne alors une série de films sur les citoyens japonais abandonnés, avec la volonté d’aller

au-delà de l’histoire officielle. En 1979, il revient à la fiction avec La Vengeance est à moi avant de recevoir deux Palmes d’or à Cannes, la première pour La Ballade de Narayama (1983), la seconde avec L’Anguille (1997).

DVD1

- « En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus (*), n°1 La Malaisie » (Mikikanhei o Otte)

- « En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus, n°2 La Thaïlande »

- « La brute revient au pays natal » (Muhomatsu Koyo ni Kaeru)

Japon, 1971-73, couleur, durée totale 137’

Après la guerre, un certain nombre de soldats japonais ont préféré ne pas rentrer au pays. Imamura part à leur recherche en Malaisie puis en Thaïlande afin de comprendre pourquoi ils ont préféré rester sur place, comment ils ont vécu leur “après-guerre”, ce qu’ils pensent de leur patrie.

« Les exilés auxquels Imamura s’intéresse ici sont des personnes qui ont sacrifié une partie de leur vie pour le Japon sans jamais rien recevoir en retour, sinon le sentiment que leur pays souhaiterait surtout les faire disparaître. Avec eux, Imamura multiplie la critique sociale qui court dans tous ses films : sort des pauvres, des femmes, développement du consumérisme, culte de l’argent, et, au-delà, critique politique de l’impérialisme japonais et - tabou suprême - de l’Empereur… » (Isabelle Régnier, Le Monde, août 2011)

Beaucoup d’anciens soldats ont une attitude très critique vis-à-vis du Japon. Présent à l’image, Shôhei Imamura, qui s’abstient de tout jugement, parvient à libérer la parole de ces sans-grades. Trente ans après les faits, il recueille des témoignages essentiels et précieux sur l’histoire du Japon impérial.

Au détour d’une conversation, on apprend, par exemple, qu’en Malaisie, plusieurs centaines de soldats nippons refusèrent la capitulation et rejoignirent l’armée communiste malaise pour continuer à combattre anglais et américains, jusqu’en 1947 ! Le réalisateur recueille de nombreux témoignages sur l’état d’esprit qui régnait au sein de l’armée impériale (bien loin des thèses officielles), sur la sauvagerie de cette guerre (et donc du ressentiment des populations autochtones à l’égard du Japon), sur le sentiment, de certains, d’avoir été manipulés, sacrifiés et finalement abandonnés.

À noter au passage, le témoignage glaçant d’un ancien soldat, (”Matsu la brute” - un nationaliste pur et dur) qui se vante d’avoir participé à des crimes de masse perpétrés contre des civils chinois mais aussi d’avoir exécuté d’un coup de pelle des conscrits nippons “mauviettes”. La figure même de l’Empereur (”de ce pays de salauds !” lance un ancien soldat devenu pacifiste) - ex-dieu vivant - n’est pas épargnée…

Dans les années 70, pour le gouvernement d’alors, le problème n’existait pas : soit les combattants étaient revenus du front soit ils étaient morts. L’expression « mikikanhei », terme qui désignait « ces soldats qui ne sont pas revenus », était prohibée dans l’administration.

Finalement, la télévision privée japonaise commanditaire refusera de diffuser la série En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus tant les films s’écartaient de l’histoire officielle (la chaîne craignait la réaction des annonceurs publicitaires, dixit Imamura). Le public japonais découvrit ces films 15 ans plus tard.

carte offensive japonaise 1941-42

carte offensive japonaise 1941-42

Dans le 3ème film de cette série, le cinéaste fait revenir au Japon ” Matsu la brute “, rencontré deux ans auparavant. Il est accueillit à l’aéroport par une horde de photographes, tel un fantôme surgissant du passé… d’un passé refoulé. Après 33 années d’exil, il retrouve sa sœur, ses vieux amis, un pays qui le déçoit aujourd’hui et où ” les habitants ne pensent qu’à l’argent “. Il découvre qu’il a été opportunément déclaré mort — l’homme est littéralement “un revenant” —, puis retrouve son frère aîné qui le méprise et qui doute de ses blessures militaires. S’ensuit un terrible happening familial… Lors d’un entretien avec Imamura, l’ancien soldat rejette cet Empereur - autrefois vénéré - qui a abandonné « ses enfants ». Il décide finalement de retourner vivre en Thaïlande.

La brute revien au pays natal (1973)

La brute revient au pays natal (1973)

DVD2

- « Karayuki-san, ces Dames qui vont au loin », Japon, 1973, couleur, 72′

Au début du XXe siècle, il y avait environ 2000 prostituées japonaises dans les pays d’Asie du Sud-Est. Cette époque correspond au développement industriel du Japon vers ces pays. Considérées comme “produits japonais exportés”, ces femmes ont rapporté quelques centaines de millions de yens au Japon. La plupart d’entre elles, d’origine très modeste, ont été kidnappées ou trompées sur le but réel de leur voyage, puis forcées de travailler dans des conditions misérables. Devenues de petites vieilles ridées et rieuses, quelques survivantes témoignent devant la caméra d’Imamura.

« Imamura présente, comme il le fera des années après dans Zegen (1987), la prostitution des femmes nippones exportées en Asie comme une stratégie impérialiste qui s’appuierait sur le commerce (…) / Il rappelle aussi et surtout que le Japon contemporain du film est toujours mal à l’aise avec son histoire, et notamment celle de son expansion territoriale, dont Madame Zendô est une incarnation malgré elle ». Benjamin Thomas, Positif n°610, déc. 2011. Ce film est sorti en salles aux USA sous le titre Karayuki-san, The Making of a Prostitute en 1986.

Finalement, la télévision privée japonaise commanditaire

La brute revient au pays natal (1973)

La brute revient au pays natal (1973)

refusera de diffuser la série En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus tant les films s’écartaient de l’histoire officielle (la chaîne craignait la réaction des annonceurs publicitaires, dixit Imamura). Le public japonais découvrit ces films 15 ans plus tard. Première sortie salles en France : août 2011 (distributeur : Baba Yaga).

Prix public conseillé : 19 euros

Boutique

(*) Mikikanhei. Pour le gouvernement japonais le problème n’existait pas : soit les soldats étaient revenus du front soit ils étaient morts. L’administration ne voulait pas qu’on utilise l’expression « mikikanhei » qui désignait ces soldats qui n’étaient pas revenus.

La brute revient au pays natal (1973)

La brute revient au pays natal (1973)

La brute revient au pays natal (1973)

La brute revient au pays natal (1973)

La brute revient au pays natal (1973)

La brute revient au pays natal (1973)

La brute revient au pays natal (1973)

La brute revient au pays natal (1973)

James Benning

EDITION FILMMUSEUM vient d’éditer un double DVD regroupant les deux derniers films du cinéaste américain James Benning, artiste auquel le Jeu de Paume avait consacré une rétrospective d’octobre 2009 à janvier 2010.

In casting a glance one artist pays tribute to another as James Benning offers his filmic paean to Robert Smithson’s legendary “earthwork” sculpture, the Spiral Jetty. With RR, his homage to the American railroad, the filmmaker brings an era to its close by going back to cinema’s roots. Shot back-to-back over a period of two years, these works marked James Benning’s farewell to analogue filmmaking and together constitute the profound “last words” on the film medium by one of its most singular innovators. This 2-disc set presents both films together with rare audio interviews in which Benning recounts the experience of making his “last” films and gives unique insight into his creative methods.

DVD1

Casting a glance - 2007, 77′

DVD2

RR - 2007, 107′

+ Livret bilingue 20 pages (allemand / anglais)

Boutique / Shop

Voir aussi “California Trilogy” de James Benning

Distribution : CHOSES VUES

Le manifeste d’Oberhausen (1962)

manifeste d'oberhausen

En 1962, à l’occasion du 8e Festival International du court métrage d’Oberhausen, un groupe de jeunes cinéastes se réunit pour protester contre la production cinématographique allemande de l’époque. La proclamation du « Manifeste d’Oberhausen » marque le début du Nouveau Cinéma allemand. Edité à l’occasion du 50e anniversaire de sa publication, ce double DVD présente 19 courts métrages - réalisés entre 1958 à 1964 - auxquels ont participé un ou plusieurs cinéastes signataires du manifeste en tant que réalisateur, producteur, directeur de la photographie ou monteur. L’édition propose également deux documentaires (tournés en 1965 et 1968) sur le Nouveau Cinéma allemand, un livret trilingue et une extension ROM (essais et documents).

Flms : Alexander Kluge, Edgar Reitz, Ferdinand Khittl, Franz-Josef Spieker, Haro Senft…

2 DVD / EDITION FILMMUSEUM / toutes zones / PAL / livret trilingue 20 pages / VO all. Sous-titres français (mais aussi sous-titres anglais, espagnols et russes)

En France, la Nouvelle Vague triomphe au début des années 1960. Avec son style personnel, ses imperfections, sa prédilection pour les tournages en décors naturels et l’utilisation de la caméra à l’épaule, elle fascine par son immédiateté. Le cinéma allemand d’alors est à l’exact opposé. Dans les studios, l’industrie du cinéma réalise des « Heimatfilme » (des films de terroir) ou des films de héros, à la mise en scène ampoulée. Les salles de cinéma se vident et l’industrie cinématographique tente d’échapper à la faillite en produisant des films érotiques.

Les jeunes cinéastes n’ont aucun espoir d’accéder aux salles, les aides étant accordées à ceux qui jouissent déjà d’une certaine notoriété et sont susceptibles de faire recette. Le Manifeste d’Oberhausen proclame la volonté d’un nouveau commencement. Grâce à leur engagement personnel, les signataires obtiennent un financement public de la production cinématographique et des engagements pour la formation des futurs cinéastes. Venu de France, le concept de cinéma d’auteur s’implante en Allemagne au cours des années suivantes. Des réalisateurs comme Kluge, Fassbinder, Schlöndorf, Herzog et Wim Wenders font leur apparition sur la scène internationale.

Sortie mi-juin 2012 / Distribution CHOSES VUES / prix public conseillé : 29 euros.

Acheter le DVD

Continue reading →

Sortie du livre “Les surréalistes et le cinéma”

Les éditions vidéographiques Choses Vues et Michel Zimbacca

vous invitent à l’occasion de la sortie du livre-DVD

LES SURRÉALISTES ET LE CINÉMA

Dimanche 22 avril 2012 / 15-21H

à la galerie ÉOF (Paris)

Cette présentation vous permettra

De feuilleter le livre

De choisir les films et suppléments qu’il vous resterait à découvrir entre une salle de projection et différents moniteurs disposés dans cet espace.

Trois grandes parties constituent ce livre (tirage limité à 500 ex. dont 50 H.C).

Sur 32 pages - citations, illustrations et textes des surréalistes de la première et deuxième génération.

Sur 28 pages - textes, scénarii et documents sur les films du DVD qui accompagne le livre. Square du temple (1946), L’Invention du monde et Quetzalcóatl, le serpent emplumé (1952), Ni d’Ève ni d’Adam (1968) et Évocation de L’Écart absolu - 1965 (2011).

Sur 11 pages - Films perdus ou détruits : La Rue plage de Gilles Ehrmann. Les deux films commencés de Georges Goldfayn et Jindrich Heisler. Ferdydurke, d’après Witold Gombrowicz, promu par Georges Sebbag et Dominique Lambert. Les films rêvés de Stanislas Rodanski.

Films du DVD : Square du temple, L’Invention du monde, Quetzalcóatl, le serpent emplumé, Ni d’Ève ni d’Adam, Évocation de L’Écart absolu Entretiens du DVD : Entretien avec André Breton (1960), Entretien avec Michel Zimbacca (2010).

DVD 9 - PAL - toutes zones - VO française, sous-titres anglais.

Présentation signature - projections de films rares - présentation des collections Choses Vues, Edition Filmmuseum et autres éditeurs - sélection de livres autour du surréalisme par le libraire du “Le Flâneur des deux rives”

Entretien de Michel Ciment et Michel Zimbacca, à propos du livre-DVD “Les Surréalistes et cinéma” dans l’émission Projection Privée du 12 janvier 2013 consacrée à Dali et le cinéma (en fin d’émission : conseil de la semaine).

Projection privée

Galerie ÉOF

15, rue Saint Fiacre 75002 Paris

M° Grands Boulevards

Galerie éof

Acheter le livre-DVD

L’évaporation de l’homme de Shôhei IMAMURA

Le 20 décembre 2011, Choses Vues sortira en DVD le film L’évaporation de l’homme de Shôhei Imamura (Ningen Johatsu, 1967, 130′). En supplément : Les Pirates de Bubuan (Bubuan no kaizoku, 1972, 46′). VO japonaise / ST français, + 3 extraits des documentaires de la série En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus, 1971-73. Durée totale des extraits : 9′)

L’évaporation de l’homme (Ningen Johatsu)

Japon, 1967, 130′, n&b, scénario et réalisation : Shôhei Imamura

Image : Kenji Ishiguro, montage : Mutsuo Tanji

Son : Kunio Takeshige, musique : Toshiro Mayuzumi. Traduction : Catherine Cadou.

Interprétation : Shigeru Tsuyuguchi, Yoshie et Sayo Hayakawa (dans leur propre rôle), Shôhei Imamura…

Tadashi Oshima, un agent commercial trentenaire, a disparu en emportant l’argent de son entreprise. Yoshie, sa fiancée lance un avis de recherche et part enquêter avec une équipe de tournage. Peu à peu, à travers les témoignages des personnes qui le connaissaient, se dessine le portrait du disparu : un homme à la fois timide et chapardeur, aimant boire, séduisant les femmes et entretenant une liaison secrète avec Sayo, la propre sœur de Yoshie. Plus l’enquête documentaire avance plus le mystère s’épaissit. La confrontation des deux sœurs qui se haïssent depuis l’enfance donne lieu à un terrifiant happening familial. L’homme reste introuvable…

L’évaporation d’un homme traite d’un phénomène social récurrent dans le Japon des années 60, la disparition de nombreux individus dans les méandres d’une société en plein bouleversement. Pour réaliser le film, Shôhei Imamura s’inspira des notes d’un modèle qui avait joué dans une de ses précédentes oeuvres. En poursuivant le fantôme de l’homme évaporé, à travers ses relations obscures avec une fiancée secrète, Imamura traque la notion de vérité et de réalité. Le brouillage délibéré de la frontière entre documentaire et fiction devient de plus en plus explicite à mesure que l’action progresse.

En supplément :

Les Pirates de Bubuan (Bubuan no Kaizoku) - INÉDIT

Documentaire, Japon, 1972, 46′, coul., réalisation : Shôhei Imamura. Première présentation de ce film inédit de Shôhei Imamura, jamais traduit ni distribué en France.

La vie d’une petite communauté de l’archipel des Philippines vivant dans une extrême précarité. Imamura découvre très vite que celle-ci est livrée à la merci de pirates fortement armés. Le réalisateur décide de filmer les deux camps. La réalité s’avère plus complexe…

07 novembre 2012 : sortie du double DVD En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus (série “Citoyens japonais abandonnés”), 4 documentaires inédits réalisés par Shôhei Imamura au début des années 70.

- En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus - 1 La Malaisie (1971)

- En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus - 2 La Thaïlande (1971)

- La Brute rentre au pays natal (1973)

Matsu la brute...

La brute rentre au pays natal (1973)

Supplément :

- Karayuki-san, ces Dames qui vont au loin (1973)

Trailer n°1 du DVD “En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus”

Boutique (DVD L’évaporation de l’homme)

Boutique (DVD “En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus”)

Article du Canard Enchaîné

Article du Canard Enchaîné

3 documentaires chez Edition Filmmuseum

Edition Filmmuseum édite 3 DVD consacrés au travail documentaire de trois réalisateurs (Peter FLEISCHMANN, Thomas HEISE et Shaheen DiLL-RIAZ).

Mon ami l’assassin (Mein Freund der Mörder) + Al Capone du Palatinat (Al capone aus der Pfalz)

Réalisation : Peter FLEISCHMANN

2 Documentaires, 90′ + 95′, 1985-2006, Allemagne, couleur

Le destin rocambolesque et passionnant de Bernard Kimmel, cambrioleur allemand légendaire de l’après-guerre qui défia l’ordre établi par conviction, vu par le cinéaste Peter Fleischmann, son ami, avec qui il s’est entretenu durant trente ans.

Il fut “le plus brillant des cambrioleurs d’Allemagne” et fit la une de tous les journaux. Après la guerre, Bernard Kimmel forçait avec sa bande jusqu’à trois coffres-forts par nuit, provoquait avec détermination et effronterie l’ordre établi et les plus fins limiers de la police. Quand il est arrêté en 1960, suite à une nuit d’ivresse qui a mal tourné, celui que l’on appelait l’Al Capone du Palatinat est déjà une légende. C’est à sa sortie de prison, en 1970, que Peter Fleischmann le rencontre pour la première fois. Au fil des entretiens, une amitié complice se noue entre les deux hommes… jusqu’à ce jour de 1982 où Bernard est condamné à perpétuité pour avoir tué un policier lors d’un cambriolage. Malgré cette rude épreuve, Peter Fleischmann décide de poursuivre leur dialogue. D’abord en prison où son ami semble accuser le coup, puis à sa libération conditionnelle fin 2003. À partir des films et entretiens qu’il a ainsi recueillis, le réalisateur retrace le destin extraordinaire de ce bandit d’honneur, sur la toile de fond de l’histoire allemande depuis l’après-guerre.

Sortie avril 2012

Les bouffeurs de fer (Eisenfresser)

Réalisation : SHAHEEN DiLL-RIAZ

Documentaire, 85 ‘, 2008, Allemagne/Bangladesh, couleur

Chaque année, des milliers de navires-citernes et porte-conteneurs désaffectés arrivent du monde entier au Bangladesh, pour y être démantelés. Des milliers de travailleurs migrants, venus du Nord et poussés au sud par la famine annuelle, démontent ces carcasses rouillées à la main, pour en recycler la ferraille. Les conditions de travail sont épouvantables et, par un système compliqué d’avances non payées et de crédits, les travailleurs se trouvent captifs de leur employeur. Un film visuellement superbe, qui dépeint un système d’exploitation et de misère, duquel rares sont ceux qui parviennent à échapper. DISPONIBLE.

Material

Réalisation : THOMAS HEISE

Documentaire-essai, 164′, 1988-2009, Allemagne, couleur et n&b

Material est un montage de rushes et de scènes inédites des précédents films réalisés par Thomas Heise en RDA, sur une vingtaine d’années. Ces “restes” puissamment architecturés apparaissent comme autant de témoignages décisifs pour comprendre l’Allemagne actuelle. Le matériau du montage donne à penser la matière même de l’Histoire. DISPONIBLE

Distribution Choses Vues

LETTRE OUVERTE À UN IMPOSTEUR

La parole est à Alain Joubert :

Le hasard - qui ne frappe jamais au hasard - m’a fait découvrir sur l’ordinateur de mon ami François-René Simon (et grâce à lui !), une de ces infamies qui traînent sur les « sites » voulant bien leur donner asile. En cette circonstance, il s’agissait d’un « blog » signé Arrabal le 24 août 2010, à 17h.41, blog hébergé - et toujours en place le 24 avril 2011 - par la revue de BHL « La Règle du jeu ». La belle équipe ! C’est donc à Fernando Arrabal, qui fut jadis et fugitivement l’un de mes amis (mais étais-je le sien ?) que je m’adresse à présent directement.

Continue reading →

Le beau geste

Exposition Le beau geste - photographies - du 17 juin au 16 juillet 2011.

Librairie-Galerie Le Flâneur des deux rives - 60, rue Monsieur le Prince 75006 Paris

suicide désinvolte

Suicide désinvolte (2001)

Lanternes magiques et pauvreté entre 1888 et 1914

Après Crazy Cinématographe (Le Cinéma Européen des attractions 1896-1916), EDITION FILMMUSEUM continue, avec l’étonnant Screening the Poor , son exploration des débuts du cinéma. Sous-titré Lichtspiele und Soziale Frage (Jeux de lumière et Question sociale), ce double DVD permet au public de découvrir, à travers cette problématique, l’art de la projection - ici reconstitué et à nouveau visible via l’écran électronique (en s’appuyant sur des images d’origine et les dispositifs de projection d’alors). Les diaporamas numériques reconstituent l’interaction entre image fixe et animée, texte et musique d’accompagnement - l’invention du multimédia.

Lanterniste Gallois

Lanterniste - projectionniste

Si de nos jours, il est plutôt rare de voir films et séries de diapositives associés au sein d’une même projection - ici en un même support DVD -, en 1900, il était de notoriété publique que le cinématographe découlait directement des spectacles d’images fixes. C’est donc tout naturellement que forains, conférenciers en tournées, entrepreneurs de music-halls, de cafés-concerts et exploitants des premiers théâtres cinématographiques, utilisaient ces deux médias de projection alternativement dans leurs spectacles. Vers 1900, les questions de pauvreté et d’assistance ont été la source de vives controverses. En sept chapitres, Screening the Poor retrace la manière dont ces questions étaient présentées au public via les lanternes magiques et le cinéma des débuts. Sur les écrans des forains, music-halls, cinémas ou de certaines salles paroissiales (déjà !), les visiteurs assistaient au spectacle d’orphelins mourant de froid ou à celui d’alcooliques plongeant leurs familles dans la misère, de questions de sécurité liées au travail, du quotidien de personnes âgées sans protection… - expérience poignante d’images fixes et animées accompagnées de musique, de chant et de lecture. Dans de nombreux pays, les industries photographique et cinématographique produisirent une grande quantité de lames de verre et de films sur ces thèmes.

Continue reading →

Va te faire voir !

Les 14èmes rencontres autour de l’art Singulier à Nice approchent.

Le vendredi 3 juin à l’auditorium de la BMVR de Nice Louis Nucéra et le samedi 4 juin à l’auditorium de MAMAC de Nice. Entrée Libre.

Demandez le programme !

Benjamin Péret et l’art du Mexique

Si les sociétés primitives ont conservé certains traits de l’enfance de l’humanité, le monde actuel est sa maison de correction. Benjamin Péret :  Introduction à l’Anthologie des mythes, légendes et contes populaires d’Amérique. Albin Michel, 1955.

Le Bal des ardents vous invite, à l’occasion de la sortie du DVD L’invention du monde de Jean-Louis Bédouin et Michel Zimbacca, avec le commentaire de Benjamin Péret, à une conférence de Gérard Roche « Benjamin Péret et l’art du Mexique » le mercredi 18 mai 2011 à 19 heures.

” Au cours des années de voyages et d’exil passées en Amérique Latine, près d’une dizaine en tout, Péret ne cesse d’écrire et de publier, même s’il doit aussi sacrifier à l’obligation de gagner sa vie. Il ne cesse d’agir en surréaliste et, malgré l’isolement, demeurant fidèle à lui-même, maintient, sans les confondre, une activité révolutionnaire avec celle de création poétique. C’est sur la terre mexicaine qu’il rédige Le Déshonneur des poètes, un pamphlet à l’odeur de souffre de volcan et, en même temps, véritable manifeste de la poésie. C’est encore au Mexique, mais publié à New York en 1943, qu’a été écrit ce texte majeur : La parole est à Péret, repris dans la préface à son Anthologie des mythes, légendes et contes populaires d’Amérique “. Gérard Roche, Benjamin Péret et les Amériques, Association des amis de Benjamin Péret, 2009.

Librairie Le Bal des Ardents - 17 rue Neuve - 69001 LYON - 04 72 98 83 36 - www.lebaldesardents.com

Eloge des jardins anarchiques

Vient de paraître chez L’Insomniaque éditeur le livre de Bruno Montpied : Eloge des jardins anarchiques.

Argumentaire du livre :

L’Eloge des Jardins anarchiques est une collection de petites monographies sur des créateurs autodidactes ayant décoré leurs jardins de statues naïves, de fresques en mosaïques, de monuments étranges, de moulinets et de girouettes loufoques, d’inscriptions hésitant entre plaisanteries et proverbes, d’accumulations en colonnes d’objets et matières de rebut, de maquettes d’avions ou de canons assemblés avec des matériaux recyclés, etc.

Il paraît au moment où l’engouement pour les formes d’art brut et d’art autodidacte prend un nouvel essor, des musées s’ouvrant à ces formes d’expression (come le LaM de Villeneuve-d’Ascq dans le Nord, le Museum of Everything à Londres, les nombreuses expositions, ventes aux enchères, foires et salons consacrés à l’art outsider aux USA ou en Europe), des sites et des blogs sur internet se multipliant.

L’ouvrage porte ainsi l’accent, parfois de manière polémique, sur une forme de création plastique qui ne se pare pas du nom d’art, de l’aveu même de ses auteurs. Ces derniers sont d’anciens ouvriers, artisans ou paysans à la retraite, créant la plupart du temps en marge de leur travail salarié.

Art ou créativité ? Derrière cette activité de loisir (souvent menée dans la plus grande discrétion et ne quêtant pas nécessairement une reconnaissance publique étendue), se profile un autre usage de l’art qui remet en question les pratiques culturelles dominantes.

L’engouement actuel, pour diverses formes de l’art brut, se porte plus rarement sur le corpus des environnements spontanés, moins réductibles au marché de l’art que les peintures, broderies, assemblages ou sculptures plus aisément échangeables. Il est par conséquent moins médiatisé. Les ouvrages, peu nombreux sur ces créations dressées dans les espaces intermédiaires entre habitations et rue, traitent la plupart du temps des mêmes créateurs sans essayer de faire découvrir de nouveaux sites. Ces derniers sont loin de se résumer au facteur Cheval, à Picassiette ou aux rochers sculptés de l’abbé Fouré à Rothéneuf.

C’est ainsi que l’on découvre dans L’Eloge des jardins anarchiques les sites inédits d’Alexis Le Breton en Bretagne, d’André Pailloux en Vendée (créateur en particulier d’un extraordinaire vélo, chef d’œuvre d’art brut encore inconnu), ou encore de l’extraordinaire maison tricotée de monsieur et madame C. en Normandie.

On rencontre aussi les sites peu connus de Bernard Roux dans le Saumurois, d’Yvette et Pierre Darcel et d’André Gourlet dans le Finistère, de Joseph Donadello dans la région toulousaine, de Martial Besse dans le Lot-et-Garonne, du père et du fils Montégudet dans le Limousin, de Charles Billy dans le Rhône (site révélé en son temps par Bruno Montpied dans la revue internationale de l’art brut et outsider Raw Vision), de Maurice Lellouche en région parisienne, de Marcel Debord dans le Périgord, ou d’André M. dans le Morbihan, véritable Arcimboldo spontané des campagnes. Des sites plus connus des amateurs (ceux de Bohdan Litnianski dans l’Aisne, ou d’Arthur Vanabelle dans le Nord par exemple) sont analysés pour leur part sous un jour nouveau.

Une information est apportée sur l’état de certains sites en péril (Emile Taugourdeau dans la Sarthe, Jean-Baptiste Faivre à Paris, Raymond Guitet dans l’Entre-deux-mers, Gabriel Albert en Charente, Gilis dans le Lot). Un rappel historique est également présenté concernant le plus ancien environnement sculpté par un autodidacte qui soit conservé en France, celui que François Michaud érigea au milieu du XIXe siècle dans le Limousin (antérieurement aux sites du facteur Cheval et de l’abbé Fouré).

Le livre aborde la question aiguë de la conservation de ces sites, sans trancher outre mesure sur un problème qui est lié à la particularité de leur conception artistique, elle-même liée à une vision éphémériste de la création manuelle.

Il est écrit, autre particularité, par un chercheur autodidacte lui-même travaillant en solitaire à l’archivage et à la sauvegarde sous forme de documentations multiples de cette mémoire des créateurs populaires (ces derniers ayant infiniment plus besoin d’être sauvés de l’oubli que les artistes professionnels, qui bénéficient de l’écrasante majorité de la sollicitude médiatique).

Une bibliographie consacrée aux ouvrages et textes multiples consacrés à ce champ de la créativité autodidacte complète utilement l’ouvrage, à l’usage des nouveaux chercheurs se manifestant chaque jour davantage vis-à-vis d’un champ de la création artistique largement sous-documenté, des défenseurs des patrimoines populaires et de tous les amateurs qui souhaiteraient trouver des pistes d’informations alternatives concernant ces formes de création alternative. Un index des sites cités dans l’ouvrage (plus de 90) indique également l’état connu actuel de ces environnements dont beaucoup d’auteurs disparaissent sans que cela soit annoncé.

Enfin, cette édition s’accompagne d’un DVD du film de Remy Ricordeau, Bricoleurs de Paradis (Le Gazouillis des Eléphants - 2011, 52′), co-écrit avec Bruno Montpied, où l’on retrouve plusieurs des créateurs évoqués dans l’ouvrage, avec des bonus précieux (une interview inédite de Savine Faupin conservatrice de la collection d’art brut au LaM de Villeneuve-d’Ascq, et deux petits films en Super 8 sur Marcel Landreau et Raymond Guitet, environnements rarement documentés et disparus aujourd’hui, extraits des archives personnelles de Bruno Montpied). Texte publié sur le blog de Hors-Champ (Nice)

Eloge des jardins anarchiques, L’insomniaque éditeur, 2011. 29 euros. Format 17×24 cm • 224 pages en couleur • 1 DVD

L’Insomniaque éditeur

Hors Champ

Le Poignard Subtil

Refractions (article de Bruno Montpied juillet 2003)

Les images qui ne cadrent pas… “Material” de Thomas Heise

Material est un montage de rushes et de scènes inédites des précédents films réalisés par Thomas Heise en RDA, sur une vingtaine d’années. Quasi sans commentaire, ces “restes” puissamment architecturés apparaissent comme autant de témoignages décisifs pour comprendre l’Allemagne actuelle. Le matériau du montage donne à penser la matière même de l’Histoire. Thomas Heise, grand documentariste est-allemand dont les films ont été longtemps interdits en RDA, pose un regard alternatif et vibrant sur les deux dernières décennies de l’histoire allemande. Ce double DVD propose également des œuvres de jeunesse rares du documentariste, images uniques et authentiques de la vie de tous les jours en RDA, films immédiatement interdits en RDA.

DVD 1 : Matérial / 1988-2009 / 164′ / Allemagne.

DVD 2 : Wozu denn über diese Leute einen Film ? / 1980 / 34′ / RDA

Das Haus / 1984 / 56′ / RDA

Volkspolizei / 1985 / 60′ / RDA

VO allemande, sous-titres français (+ sous-titres anglais et espagnols). Sortie juin 2011. Un double DVD édité par EDITION FILMMUSEUM, distribution Choses Vues.

Thomas Heise est né en 1955 à Berlin-Est. De 1975 à 1978, il est assistant à la réalisation au studio des longs métrages de la DEFA, à Potsdam-Babelsberg. De 1978 à 1983, il fait ses études à la Hochschule für Film und Fernsehen. Depuis 1983, il travaille comme auteur free lance et metteur en scène de théâtre, ainsi que dans le domaine radiophonique et le cinéma documentaire. Jusqu’à la fin du régime de la RDA, tous ses projets de films documentaires sont entravés par des « moyens opérationnels », détruits ou confisqués.

Grand Prix de la Compétition Internationale - FID de Marseille (2009)

Exposition “Champs de force” / Gilles Ehrmann

Du 05 avril au 14 mai 2011, Champs de force - Exposition de photographies de Gilles Ehrmann à la Librairie-Galerie Le Flâneur des deux rives - 60, rue Monsieur le Prince 75006 Paris.

Ami des poètes et proche des surréalistes, Gilles Ehrmann s’est d’abord fait connaître par ses photographies de la « Provence noire » avant de devenir le photographe attitré d’architectes renommés.

Témoin privilégié de l’Exécution du Testament de Sade de Jean Benoît, intime de Ghérasim Luca, proche de Victor Brauner et André Breton, il immortalise quelques figures de l’Art brut dans « Les Inspirés et leurs demeures » (Prix Nadar 1963).

Les inspirés et leurs demeures

Les inspirés et leurs demeures

Champs de force présente une face moins connue de son travail : les reportages qu’il a réalisés à travers le monde pour différentes revues. Du Mardi au Samedi de 12h à 19h30. Le Dimanche de 15h à 19h. Entrée libre.

Etienne O’Leary - Films 1966-1968

Edité par l’ICPCE (Montréal - Canada), le DVD Etienne O’Leary films 1966-1968 regroupant 3 courts métrages du cinéaste canadien est disponible en France.

Etienne O’Leary, filmographie établie par Jean-Pierre Bouyxou

Article de Bouyxou in Siné Mensuel

Article de Jean-Pierre Bouyxou in Siné Mensuel

Tardi, Willem, Chantal Montellier

Choses vues vient d’éditer Dans les coulisses de la BD, un DVD regroupant trois documentaires de Pierre-André Sauvageot :Tardi en noir et blanc, L’oeil de Willem et Chantal Montellier, la part d’enfance.

3 portraits de dessinateurs au travail où vous pourrez suivre, pas à pas, l’exécution d’une planche, du crayonné à l’encrage, découvrir leur imaginaire. Qu’est-ce qui les inspire ? Qu’est-ce qui les motive ? Comment travaillent-ils ?

Tardi en noir et blanc - 50′

Portrait de Jacques Tardi au travail, à travers deux bandes dessinées en cours d’exécution : « Le Petit bleu de la côte ouest » d’après un roman de Jean-Patrick Manchette, puis « Le Secret de l’étrangleur » adapté d’un livre de Pierre Siniac. Il commente et explique les dessins qu’il exécute. Il évoque son enfance, son père dont il met en images les carnets de guerre, son grand-père dont il s’est inspiré pour « C’était la guerre des tranchées ».

Chantal Montellier, la part d’enfance - 54′

Portrait de Chantal Montellier pendant la réalisation des « Damnés de Nanterre » qui revisite, avec acuité et intelligence, l’affaire Rey-Maupin. Par le dessin, en mêlant textes et graphismes, Chantal Montellier explore cette affaire incompréhensible quant aux motivations réelles des deux jeunes gens.

L’Œil de Willem - 51′

Willem est hollandais, mais vit à Paris. On peut voir ses dessins chaque jour dans Libération. Le film nous entraîne chez lui à Malakoff, à Libération avec Pierre Marcelle, à Amsterdam sur les traces de Provo, mouvement constestataire de la jeunesse libertaire hollandaise des années 60. Didier Ottinger, conservateur au Centre Georges Pompidou, situe le dessinateur dans la tradition des peintres moralistes du nord, celle de Bosch et de Breughel. A la demande du réalisateur, Willem réalise un dessin sur le monde d’aujourd’hui, dans l’esprit du célèbre tableau de Breughel « Les Proverbes flamands » qui décrivait les travers des hommes de son époque. Aujourd’hui, ce sont les extrémismes religieux de tous bords que Willem a choisi de stigmatiser.

Une édition Choses Vues, avec le soutien du Centre National de la Cinématographie.

Sortie nationale le 27 septembre 2011

La cinémathèque de Munich au Goethe Institut de Paris

Munich - Haut lieu du cinéma - Huit incontournables du Filmmuseum à partir du 16 mars 2011

Mercredi 16 mars 2011, 19h30

Berlin, symphonie d’une grande ville - de Walther Ruttmann

All. 1927, N&B, 65′/ Musique originale : Edmund Meisel

Stefan Drössler, directeur du Filmmuseum de Munich, présentera le film qui sera suivi d’une projection de courts métrages et de films publicitaires de Walther Ruttmann.

Jeudi 17 mars 2011, 19h

19h : Deutschland, Deutschland - de Peter Fleischmann

All., F, B 1989/91, v.o.s.t.fr., couleur, 90′

En présence du réalisateur et de Stefan Drössler, directeur du Filmmuseum de Munich (sous réserve)

Jeudi 17 mars 2011, 21h

La Route parallèle - de Ferdinand Khittl

RFA 1959/62, v.o.s.t.fr., coul. & N&B, 86′

Présentation: Francis Lecomte (Choses Vues) et Stefan Drössler (sous réserve)

Mardi 22 mars 2011, 19h30

Das Andechser Gefühl - de Herbert Achternbusch / RFA 1974/75, couleur, 65′

Avec Herbert Achternbusch, Margarethe von Trotta, Ingrid Gallhofer, Alois Hitzenbichler.

En présence de Margarethe von Trotta (sous réserve)

Mardi 22 mars 2011, 21h30

Servus Bayern - de Herbert Achternbusch / RFA 1977/78, couleur, 87′

Avec Herbert Achternbusch, Annamirl Bierbichler, Josef Bierbichler, Heinz Braun

Présentation : Mario Marchiori, enseignant et chercheur

Vendredi 25 mars 19h30 : Das Haus, de Thomas Heise / RDA 1984/2001, doc., n&b, 60′

«1984. Sur l’Alexanderplatz, la Berolinahaus, siège de l’administration du district de Berlin-Mitte. Tous les mardis et jeudis, les citoyens peuvent s’y rendre sans rendez-vous pour exposer leurs besoins et leurs difficultés, au service du logement, à l’aide sociale ou à la protection sociale des jeunes. À chaque étage, desservi par un monte-charge, la même constellation : les uns décrivent leur situation avec force détails, les autres affichent leur manque de moyens par un haussement d’épaules. Après avoir visionné le matériel filmique, les commanditaires l’ont aussitôt fait disparaître dans un bunker. Au moins n’a-t-il pas été détruit. »

(Claus Löser, Tageszeitung 2001).

vendredi 25 à 20h30 : Volkspolizei 1985, de Thomas Heise / RDA 1985/2001, doc., n&b, 60′

Tourné en 16 mm en 1985 pour la Staatliche Filmdokumentation de la RDA, le film a disparu pendant près de vingt ans dans une cave.

Avec des moyens techniques et financiers extrêmement réduits, Thomas Heise et son cameraman Peter Badel documentent le déroulement du service d’un poste de police de Berlin-Est à proximité immédiate du « rempart fasciste ».

Le film dissèque de façon oppressante le quotidien de la RDA sous l’emprise de l’idéologie et s’avère en même temps un travail anthropologique minutieux. Sa sobriété de forme et son regard sans concession en font un document précieux d’une réalité disparue.

Goethe-Institut - 17 avenue d’Iéna, 75016 Paris / M° Iéna

4€ - 3€ pour les titulaires de la Carte Goethe

Programme sur le site du Goethe Institut

Female Comedy teams (1928-35). Les reines du burlesque !

Edition Filmmuseum vient d’éditer, on ne les remerciera jamais assez, un double DVD regroupant (une sélection de) 12 comédies burlesques interprétées par trois tandems d’actrices américaines et produites par Hal Roach. Absolument génial !

Cherchant une pendant féminin aux comédies de Stan Laurel et Oliver Hardy - dont il était le producteur -, HAL ROACH fit plusieurs tentatives pour combiner deux actrices en un tandem comique, femmes en proie aux vicissitudes de l’existence. A la fin du muet, un premier duo réunit Anita Garvin et Marion Byron. Ensemble elles jouent dans trois films, dont A pair of tights (1929), avant de se séparer rapidement. Ce film est aujourd’hui considéré comme l’une des meilleures comédies du muet jamais réalisée. Au début des années 1930, et avec l’arrivée du parlant, apparaît un nouveau tandem composé de Thelma Todd (dans le rôle de la blonde platine) et de Pitts Zasu (dans celui de la fille timide et gauche), rôle repris plus tard par Patsy Kelly (à la fois en plus maladroite et plus hargneuse). Cette série de courts métrages sonores fonctionnera avec succès pendant cinq ans jusqu’à la mort mystérieuse de Thelma Todd en 1935. Dans ces films brillamment mis en scène et pleins de trouvailles, nos deux actrices - incarnant des jeunes femmes célibataires “moyennes” en négociation permanente avec petits amis, fin de mois difficile, recherche d’emploi ou simples tâches domestiques, tout en étant soumises à un défilé exponentiel de problèmes, situations embarrassantes et quiproquos, dans la pure tradition du slapstick - emportent notre adhésion, sans réserve !… Une série de films burlesques qui rivalisent aisément avec les meilleurs Laurel & Hardy. Pas moins que ça !

Thelma Todd & ZaSu Pitts

Thelma Todd & ZaSu Pitts (1931)

FEMALE COMEDY TEAMS (USA /1928-1935)

Double DVD + extension DVD-ROM (photos & documents) /n&b / 227′

29,90 euros

VO : anglais / sous-titres : allemand uniquement + livret (ang. & all)

12 comédies inédites (2 muets et 10 sonores). Les copies ont été superbement restaurées par la Cinémathèque de Munich.

Feed ‘em and Weep - 1928, 19′ - Réalisation : Fred L. Guiol (supervision Leo McCarey) Avec : Anita Garvin, Marion Byron et Max Davidson…

A Pair of Tights - 1929, 20′ - Réalisation : Hal Yates - (supervision Leo McCarey) Avec : Anita Garvin, Marion Byron…

Marion byron & Anita Garvin

Marion Byron & Anita Garvin (1928)

The Pajama Party - 1931, 20′ - Réalisation : Hal Roach - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts…

On the Loose - 1931, 20′ - Réalisation : Hal Roach - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts, Stan Laurel, Oliver Hardy…

Show Business - 1932, 19′ - Réalisation : Jules White - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts, Anita Garvin, Monte Collins, Paulette Goddard…

Asleep in the Feet - 1933, 18′ - Réalisation : Gus Meins - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts, Anita Garvin…

The Bargain of the Century - USA 1933, 19′ - Réalisation : Charley Chase - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts…

Beauty and the Bus - 1933, 17′ - Réalisation : Gus Meins - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly …

Babes in the Goods - 1934, 19′ - Réalisation : Gus Meins - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly…

Patsy Kelly & Thelma Todd

Patsy Kelly & Thelma Todd (1934)

Maid in Hollywood - 1934, 19′ - Réalisation : Gus Meins - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly…

The Misses Stooge - 1935, 18′ - Réalisation : James Parrott - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly…

Top Flat - 1935, 19′ - Réalisation : William Terhune, Jack Jevne - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly…

VOIR AUSSI Max Davidson Comedies (1927-29, Leo McCarey)

Blog CHOSES VUES

A pair of tights (1929)

A pair of tights (1929)

Exposition “Les surréalistes et le cinéma” au Flâneur des deux rives

A l’occasion de la sortie du DVD L’INVENTION DU MONDE

Francis Lecomte (pour Choses Vues) et Le Flâneur des deux rives organisent l’exposition

LES SURRÉALISTES ET LE CINÉMA

documents, revues, affiches, livres, photographies, objets, pièces provenant de collections privées.

du mardi 08 février au 12 mars 2011

à la Librairie-Galerie Le Flâneur des deux rives

(surréalistes français, belges et tchèques)

Sur une table seront regroupés de nombreux DVD en rapport avec cette exposition (éd. Les Documents cinématographiques, La Maison d’à côté, Centre G. Pompidou, Châlet pointu, Malavida, Doriane films, Cinémathèque Royale de Belgique, Seven doc, Choses Vues…)

Compte-rendu de l'exposition, revue JEUNE CINEMA

Compte-rendu de l'exposition in JEUNE CINEMA

ENTRÉE LIBRE

Librairie-Galerie Le Flâneur des deux rives - 60, rue Monsieur le Prince 75006 Paris. RER Luxembourg - M° Odéon - M° Cluny-La Sorbonne. Du mardi au samedi de 11h à 19h30 et le dimanche de 14h à 19h

Tél. 01.46.33.45.52 / www.leflaneurdes2rives.com