Le blog de Choses Vues Rotating Header Image

Jean Benoît (1922-2010)

Raconter sa vie, c’est en quelque sorte révéler ce qui vous aura fait vivre. Allons plus loin - et c’est tout proche - sur les parois de ma tombe : “Le triomphe de la mort” de Breughel, “Les amants trépassés” de Grünwald et des d’Agoty, comme de bien entendu. Pour la fleurir : Pissaro, Monet, Seurat et surtout Bonnard, comme il va de soi. Me voici donc à l’abri où il est bien inutile de regarder le ciel, pourtant nous avions cru à certains moments que les surréalistes l’avaient nettoyé (…)

Jean Benoît, Mimi et ses boîtes à ouvrage (extrait du catalogue de l’exposition Destinations Inconnues de Mimi Parent, Galerie 1900-2000, octobre 1998)

Jean Benoît par François-René Simon

Le cinéma du BAUHAUS

Choses Vues distribuera prochainement le DVD Medien-Kunst édité par La Fondation du Bauhaus (Dessau, RFA). Ce DVD regroupe 15 films réalisés (ou conçus au sein du Bauhaus) entre 1922 et 1977. Réalisation : Heinrich Brocksieper, Viking Eggeling, Werner Graeff, Kurt Kranz, Hans Richter et Kurt Schwerdfeger. Durée totale 76′.

Textes du livret de Thomas Tode.

Jaquette et livret : allemand & anglais. Menu et films : allemand, anglais, japonais et français.

L’étrange Festival, édition 2010

La seizième édition de L’étrange Festival se tiendra du 3 au 12 septembre 2010 au Forum des Images. Belle programmation, avec entre autres un hommage à Jean-Pierre kalfon et la projection du seul long-métrage de fiction réalisé par Pierre Clémenti : A l’ombre de la canaille bleue.

L\’étrange festival

Un jeu mortel (La route parallèle)

Dans le n° 1017 (du 16 au 30 juin 2010), La Quinzaine littéraire publie un long article de Lucien Logette (*), un jeu mortel, à propos de la sortie en DVD du film de Ferdinand Khittl Die Parallelstrasse (La Route parallèle).

L’histoire :

Cinq jurés, examinent trois nuits durant, sous la houlette d’un « secrétaire », 308 « documents » filmiques sur la vie d’une « personnalité problématique ». Tenus dans les limites d’un règlement très strict, ils doivent trouver un sens à ces bouts de films tournés de par le monde afin de définir à travers ce puzzle la personnalité d’un individu mystérieux. Nous ne verrons que 16 documents. Le film commence avec la fin de l’un d’entre eux et de la deuxième nuit. L’absurdité de la mission, comme la sentence de mort qui tombe inexorablement sur des jurés (qui l’ignorent), sont données d’entrée de jeu.

On songe immédiatement au Procès de Kafka. Mais très vite l’enchainement des séquences, le lien entre les images et les propositions ahurissantes et sereines du commentaire (on pense à Borgès, Lautréamont, Lichtenberg…) et finalement l’accumulation vertigineuse des perspectives font basculer ce film du côté de L’un dans l’autre, l’inépuisable jeu surréaliste inventé par André Breton en 1953 (à ce sujet, lire son texte publié en février 1954 dans le numéro 2 de la revue surréaliste Médium et repris dans Perspective cavalière, éd. Gallimard).

Sorti confidentiellement en France (et en avril 1968 !), le film passionne de nombreux critiques. Jacques Rivette classe, dans les Cahiers du cinéma, La route parallèle parmi les dix films les plus importants de 1968. De son côté, Robert Benayoun lui consacre un article dithyrambique dans Positif (Le western de la méditation). Raymond Borde, Bernard Eisenschitz, Francis Courtade, Max Tessier et d’autres saluent cette oeuvre dans leurs écrits respectifs. Nombreux sont ceux qui, des surréalistes à André S. Labarthe, s’enthousiasment pour cet ovni cinématographique sans équivalent dans toute l’histoire du cinéma.

(*) Par ailleurs rédacteur en chef de l’excellente revue Jeune Cinéma.

Jeune Cinéma : 71 rue Robespierre, 93100, Montreuil, France. Tél : 33 (0) 1 41 72 18 36

Kluge à Paris (II)

AU GOETHE-INSTITUT PARIS

Jeudi 21 OCTOBRE 2010, 19H

HEINER MÜLLER UND DIE POETISCHE KRAFT DER THEORIE / La Force poétique de la théorie, 73′

Le programme reprend des conversations intenses avec Heiner Müller, et des films sur la force poétique de la théorie : Le monde n’est pas mauvais mais il est plein, La science joyeuse de Nietzsche, entre autres

Jeudi 21 OCTOBRE, 21H

Lecture avec extraits filmiques : L’Europe et la rivalité surmontée de Marianne et Germania

La lecture se concentrera sur le rapport franco-allemand : instantanés sur la relation entre deux rivaux qui ont trouvé entre-temps leur terrain d’entente dans un mariage français.

A BEAUBOURG / CYCLE ALEXANDER KLUGE

22 OCTOBRE, 20H, CINÉMA 2

Confession / Pour moi, le cinéma est immortel et plus vieux que la cinématographie

« Pour ce qui est du cinéma, je suis un partisan de Godard. J’ai fait un stage chez Fritz Lang. Pour ce qui est de la littérature, je suis un disciple de T.W. Adorno, et amoureux des textes laconiques de Montaigne et de Tacite. Je pense que les LIVRES et la MUSIQUE contribuent aux « images animées » : les visibles et les invisibles.

Je suis persuadé que seules la « méthode rabelaisienne » et l’émancipation de la contrainte imposée par le sens peuvent vraiment assouvir la « faim de sens ». (Sans non-sens, pas de langue, sans sens, pas d’émancipation.) Par ailleurs, on dit que sans musique, la vie serait une erreur. Ce sont des pays très différents et je suis patriote dans chacun d’eux.

Comme patriote, je suis obstiné. Les médias se transforment, les sentiments humains très peu. Ils sont indolents, à leur avantage, à leur désavantage. Aujourd’hui nous voyons chanceler l’empire de la télévision, qui a assujetti pour un temps le royaume du cinéma. Depuis peu, je vois comment les acquis et les idoles des débuts du cinéma nous reviennent du futur. Extérieurement : les films minute de 1902 réapparaissent sur YouTube. Substantiellement : grâce aux DVD, les fondements et l’univers de formes radical de l’avant-garde sont à nouveau possibles. En outre, les espaces publics classiques reviennent, ressourcés chaque année, du moins dans les grands festivals internationaux, dans les musées et dans les livres inaltérables.

Ce ne sont pas de vains mots : on peut lutter PAR TOUS LES MOYENS pour la sauvegarde du cinéma. Car le cinéma est aussi vieux que la lumière du soleil et plus vieux que la cinématographie. » Alexander Kluge

En 1929, Serguei Eisenstein avait prévu, avec James Joyce, d’adapter cinématographiquement Le Capital de Karl Marx. Quatre-vingts ans plus tard, Alexander Kluge présente sa version filmique sur l’œuvre maîtresse du philosophe allemand. La version de 83 minutes est tirée de l’œuvre initiale de dix heures de Kluge Das Kapital – Nachrichten aus der ideologischen Antike. Il reprend des notes d’Eisenstein, des textes originaux de Marx, un commentaire de l’écrivain H. M. Enzensberger sur la crise de 1929 ainsi qu’un texte sur le fétichisme de la marchandise chez Marx, auquel le réalisateur Tom Tykwer a consacré une miniature cinématographique Der Mensch im Ding.

Nachrichten aus der ideologischen Antike. Marx-Einsenstein-Das Kapital / Nouvelles de l’antiquité idéologique, 2008, 83’

Séance d’inauguration semi-publique, en présence du cinéaste.

En collaboration avec le Goethe-Institut Paris

23 OCTOBRE, 17H, CINÉMA 2

Der Eiffelturm est l’un des premiers films qu’Alexander Kluge a réalisé pour la « Fernsehen der Autoren » (Télévision des auteurs), un programme culturel qu’il produit sur une chaîne privée allemande.

Die sanfte Schminke des Lichts sont huit films-minute tournés en 65 mm pour le festival de Venise, avec Michael Ballhaus à la caméra. Ces films d’une minute sont un hommage aux tout débuts de l’histoire du cinéma en même temps qu’un commentaire de youtube.

Der Zauber der verdunkelten Seele est un film encore inédit, projeté pour la première fois ce soir.

Extraits de « Seen sind für Fische Inseln », titre qui rassemble les travaux d’Alexander Kluge de 1988-2009, au total 30 h de projection

1ère partie : Der Eiffelturm, King Kong und die weiße Frau/La Tour Eiffel, King Kong et la femme blanche, 23 min. 28

2e partie : Die sanfte Schminke des Lichts/Le fard blanc de la lumière, env. 10′

3e partie : Der Zauber der verdunkelten Seele (Lido 5)/La magie de l’âme occultée, 51 min. 35

Durée totale : 85’

23 OCTOBRE, 20H, CINÉMA 2

Suite du programme présenté initialement au festival de Venise. Avec Dans l’ivresse du travail ; Marché de protestation des 300 000 ; Une femme comme un volcan…

Mein Jahrhundert, mein Tier / Mon siècle, mon animal, 2009, 87’

24 OCTOBRE, 14H, CINÉMA 2

Thomas Demand, photographe et documentariste de l’univers des médias, a pris pour thème de son exposition « Nationalgalerie » les événements sociaux, historiques et politiques qui se sont déroulés en Allemagne depuis 1945. Cette exposition qui a eu lieu à Berlin de septembre 2009 à juin 2010 a coïncidé avec deux anniversaires emblématiques de l’histoire allemande : la création de la République fédérale d’Allemagne (23 mai 1949) et la chute du Mur (9 novembre 1989).

Projection suivie de lectures : Alexander Kluge lira des extraits de son dernier livre, Das Labyrinth der zärtlichen Kraft / 166 Liebesgeschichten (Éditions Suhrkamp), en compagnie du traducteur Pierre Deshusses et de l’interprète Gabriele Wennemer.

11 films en hommage au projet de Thomas Demand, Nationalgalerie, 2010, 31’

24 OCTOBRE, 17H, CINÉMA 2

L’amour construit ses jardins et ses nids grâce à la force poétique, à l’aide de livres, de films et de musique.

Nachrichten vom Tausendfüssler. Über das Labyrinth der Liebe / Des nouvelles du mille-pattes, 2009, 100’ / Première mondiale

24 OCTOBRE, 20H, CINÉMA 2

Lorsqu’un système comme celui de la finance menace de s’effondrer, la confiance est ébranlée. La conséquence est toujours la même : une nouvelle confiance voit le jour. Au besoin, à travers une redistribution des attentes. Quelque chose de nouveau et de productif peut naître des crises. Plus fréquemment, quelque chose de destructeur, un ressentiment, une nouvelle exclusion ou la poursuite de la pratique initiale. À quoi ou à qui peut-on se fier dans une telle situation ? La réponse semble simple : à nous-mêmes. Mais que signifie soi-même ? On doit revenir à l’intelligence des contes pour reproduire la façon dont les êtres réagissent au milieu des difficultés.

Früchte des Vertrauens. Finanzkrise, Adam Smith ; Keynes und wir selbst : worauf kann man sich verlassen ? / Les fruits de la confiance, 2009, 110’

Goethe-Institut Paris

17, avenue d’Iéna 75106 Paris / M° Iéna

La longue nuit du court. Le Grand T - Nantes

La 11ème édition de La longue nuit du court se déroulera le 11 juin 2010 (de 19 h à l’aube) au Grand T - 84, rue du Général Buat à Nantes.

Dans le cadre de cette manifestation Vidéozarts propose une séance consacrée au cinéaste allemand Alexander Kluge à travers une sélection de plusieurs de ses courts métrages (sous-titrés en français).

* Bleib steh’n, Wanderer, und lies, 1996, 15′

Méditation sur les épigraphes et les oraisons funèbres, traversée par des histoires bizarres et absurdes de mort.

* Learning processes with a deadly outcome, 1998, 1′

Un “one minute film” réunissant un paquebot coulé, la transmission télé d’un opéra, des extraits d’un film n&b, un astronaute en lévitation…

* Triebwerk-Husten, 1996, 15′

Les ingénieurs Ross et Rauttenberg étudient un phénomène scientifique étrange : l’apparition d’un microbe dans l’essence des avions à réaction…

* Das gab’s nur ein mal, 2006, 1′

Un “one minute” autour des images de la captation d’un spectacle à gros budget.

* Hinrichtung eines Elefanten, 2000, 15′

Essai digressif ayant, pour point de départ, un film réalisé par Edison montrant l’exécution publique d’un éléphant par électrocution à Coney Island en 1903.

* Die unbezähmbare Leni Peickert, 1970, 33′

Leni Peickert, l’héroïne de Les Artistes sous les chapiteaux : perplexes poursuit sa quête utopique d’un nouveau cirque après avoir raté une carrière à la télévision.

* Neonröhren des Himmels, 1998, 1′

Des néons et des nuages dans ce troisième one minute film.

* Biermann film, 1974, 3′

Montage d’images d’émeutes accompagné d’une chanson de Wolf Biermann, poète et figure radicale du communisme allemand.

Né le 14 février 1932, le réalisateur et écrivain allemand Alexander Kluge est, durant les années 60-70, l’un des fondateurs et théoriciens du Nouveau cinéma allemand avec Volker Schlöndorff, Werner Herzog, Rainer Werner Fassbinder et Werner Schroeter. Après avoir été l’assistant de Fritz Lang, rencontré par l’intermédiaire d’Adorno, il initie le Manifeste d’Oberhausen, qui annonce le renouveau du cinéma allemand, avec un slogan resté célèbre : « Le cinéma de papa est mort ». Il a réalisé des dizaines de films, dont Anita G. et Les Artistes sous les chapiteaux : perplexes, Lion d’or de la Mostra de Venise en 1968, et produit un grand nombre de programmes de télévision.

Loin d’une narration classique et linéaire, ses films se présentent comme des digressions savantes et poétiques, utilisant fréquemment des peintures, gravures, dessins, images d’actualités ou extraits de films. Souvent présenté comme un « Godard germanique », Kluge interroge l’histoire de l’Allemagne ainsi que la place de l’individu dans la société. Un cinéaste majeur méconnu en France, à découvrir de toute urgence !

Sélection de courts métrages d’Alexander Kluge par videozarts

avec le soutien du Goethe Institut et des éditions Choses Vues.

Le Grand T

Nous ne sommes pas recyclables

Rencontres autour de l’Art Singulier (films & discussions) avec l’association niçoise Hors-Champ. Le vendredi 4 juin à l’auditorium de la BMVR Louis Nucéra de Nice et le samedi 5 juin à l’auditorium du MAMAC de Nice. (ENTREE LIBRE).

Le samedi 5 juin - 10h-12h

L’invention du monde de Michel Zimbacca et Jean-Louis Bédouin, commentaire de Benjamin Péret - 1952, 26′

Gaston Chaissac 7′ (en présence de Charles Soubeyran)

Les inspirés et leurs demeures de Gilles Ehrmann 30′

Hors-Champ : programme complet

KarlHeinz Martin, Léo McCarey (& Max Davidson), Ferdinand Khittl & Werner Schroeter

KarlHeinz Martin (1), Léo McCarey (Max Davidson) (2), Ferdinand Khittl (3), Werner Schroeter (4)… 4 nouveaux DVD prochainement chez EDITION FILMMUSEUM. (1) septembre, (3) début juillet 2010, (2 & 4) automne 2010.

Karl Heinz MARTIN (1886-1948) : Metteur en scène de théâtre passé au cinéma, il adapta en 1920 la pièce de Georg Kaiser De l’aube à minuit (Von Morgens bis Mitternacht), réalisant le premier film expressionniste allemand. Tourné avant Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene, ce film à la stylisation radicale dérouta la critique et irrita tant l’industrie allemande du cinéma qu’au résultat il ne fut jamais distribué outre-Rhin. En revanche, De l’aube à minuit fut exploité au Japon dès 1923 avec succès. ” Les expérimentations figuratives de Caligari sont ici poussées jusqu’à leur accomplissement ” annonçait il y a cinquante ans Henri Langlois, alors qu’il ne survivaient que quelques photographies. Longtemps considéré comme perdu, ce film essentiel fut retrouvé au Japon avant d’être restauré par la Cinémathèque de Munich.

L’histoire : Un matin, dans une petite ville de province, un employé de banque triste et morose a soudainement un coup de foudre pour une cliente élégante de passage. Las de son existence monotone, il quitte sa famille, s’enfuit avec la caisse et l’espoir de refaire sa vie à Berlin. Il y découvre la vitesse de la métropole, l’ivresse des plaisirs faciles mais également la solitude et la pauvreté. Affligé, hanté par la mort, recherché par la police, il tente de se sauver…

De l’aube à Minuit / Allemagne /1921 / 73′

Réalisateur : Karl Heinz Martin / Scénario : Herbert Juttke & Karl Heinz Martin / auteur de l’oeuvre originale : Georg Kaiser / Directeur de la photographie : Carl Hoffmann / Décors et costumes : Robert Neppach / Production : Ilag-Film - Isenthal & Herbert Juttke (Berlin)

1 DVD /

Von morgens bis mitternachts 1921, 73′

- Improvised score by SchlagEnsemble H/F/M

- Musique originale composée et dirigée par Yati Durant

- Percussion Art auf den Internationalen Stummfilmtagen Bonn 2008, 8′

- Livret. Essais de Fritz Göttler, Inge Degenhardt, Jürgen Kasten et Francis Courtade

Intertitres allemands / sous-titres : français

Une Edition : Filmmuseum München, Goethe-Institut München

sous la direction de Stefan Drossler

aVoir-aLire.com

Ferdinand KHITTL (1924-1976) / Cinéaste allemand, réalisateur de La Route parallèle

(…) La route parallèle, de l’allemand Ferdinand Khittl est un anti-documentaire, un travelogue fou qui exclut toute possibilité de son propre remake. C’est une machine à dépecer, filigraner, mystifier et pulvériser le réel. Il est fait à première vue, d’une série de “documents” filmés et numérotés, laissés en testament par un défunt énigmatique, et qu’une équipe d’enquêteurs, suivant un règlement assez retors, accepte de classer, d’interpréter. Trois nuits durant, cette équipe tente de déchiffrer le puzzle : si elle échoue, elle sera exécutée et remplacée par une nouvelle équipe de cinq volontaires apparemment prêts au suicide. Ici, le concept de spectacle est vite balayé (…) Extrait de l’article Le western de la méditation. Robert Benayoun, Positif, 1968

… ce serait nous condamner sciemment à cinquante ans de cinéma digestif

Réalisé par un allemand indépendant, l’un des films les plus “difficiles” de toute l’histoire du cinéma. Enfermés dans une salle dont ils ne sortiront que pour mourir, les membres d’une mystérieuse “commission” doivent classer divers extraits de documentaires (superbes) ; commentés énigmatiquement dans une langue admirable. On réclame souvent un “septième art” qui rivaliserait avec les recherches les plus avancées de la littérature et de la musique. En voici le prototype. L’ignorer, ou l’accueillir avec paresse par des lazzi, ce serait nous condamner sciemment à cinquante ans de cinéma digestif. Michel Mardore, Le Nouvel Obs, 1968

Grand Prix du Festival de Knokke-le-Zoutte 1963 / Festival de Cannes 1964 - Semaine de la Critique - Sortie France : 1968

Die Parallelstrasse - noir & blanc et couleur, 1962, 86 min / Réalisation : Ferdinand Khittl (*) / Scénario : Bodo Blüthner (*) / Image : Ronald Martini (*) / Montage : Irmgard Henrici / Musique : Hans Posegga / Production : Otto Martini - GBF, Munich.

Le DVD-ROM présente pour la première fois cela ” le chef-d’œuvre injustement oublié du Nouveau Cinéma allemand ” (Martin Brady), plusieurs courts de Ferdinand Khittl et une foule de documents sur les films. Prix public : 23 euros

(*) Signataires du Manifeste d’Oberhausen en 1962, l’acte de naissance du Nouveau Cinéma allemand.

A lire :

Un jeu mortel (article de Lucien Logette - La Quinzaine littéraire)

Chronique DVD de Jean-Jacques Birgé

Kinok.com

WERNER SCHROETER (1945-2010), cinéaste et metteur en scène de théâtre et d’opéra, né à Georgenthal, Allemagne. Contenu du DVD : DVD 1 Eika Katappa 1969, 143′ + Livret avec textes de Werner Schroeter / DVD 2 La Mort de Maria Malibran 1971, 104′ - Argila 1969, 36′ - Dietrich Kuhlbrodt s’entretient avec Werner Schroeter 2010, 24′. VO allemand / Sous-titres français. Edition Filmmuseum éditera à l’automne 2010 un second double DVD Werner Schroeter.

Eika Katappa - Allemagne 1969 - Ecrit et dirigé par Werner Schroeter - Photographie : Robert van Ackeren, Werner Schroeter. Avec : Carla Aulaula, Magdalena Montezuma, Gisela Trowe, Rosy-Rosy, René Schönberg, Sigurd Salto, Rosa von Praunheim - Prix Josef von Sternberg 1969

Filmé à Naples, le film est un hymne à l’amour et à la mort. Cette œuvre d’une extrême originalité intègre déjà toute la thématique qui nourrira ses films : l’opéra, la chanson populaire, la théâtralité, l’utilisation de travestis dans les rôles de femme, l’obsession de la mort et une polyvalence des pratiques artistiques les plus diverses. On y découvre aussi l’interprète qui deviendra son interprète fétiche : Magdalena Montezuma.

Argila - Allemagne 1969 - Ecrit, filmé et dirigé par Werner Schroeter. Avec: Carla Aulaula, Magdalena Montezuma, Gisela Trowe, Sigurd Salto.

Der Tod der Maria Malibran (La mort de Maria Malibran) - Allemagne 1971 - Ecrit, filmé et dirigé par Werner Schroeter. Avec : Magdalena Montezuma, Christine Kaufmann, Ingrid Caven, Candy Darling, Manuela Riva, Annette Tirier, Einar Hanfstaengl - Production : Werner Schroeter Filmproduktion / ZDF

Werner Schroeter joue dans ce film, qui est selon lui son œuvre principale, avec les thèmes de l’Amour et de la Mort, de la Folie et du grand Opéra. La Mort de Maria Malibran est une réflexion musicale et scénique sur le culte du génie cher au 19ème siècle, sur le mythe de la diva : un mélodrame par excellence. La légende veut que la Malibran (1808-1836) ait chanté à en mourir.

Les films de Werner Schroeter de ce DVD ont été restaurés par la Cinémathèque de Munich sous la direction de Stefan Drossler.

La rétrospective prévue par le Centre Pompidou et le Goethe-Institut de Paris, du 2 décembre 2010 au 22 janvier 2011, qui avait été préparée en étroite collaboration avec Werner Schroeter, sera un hommage au cinéaste disparu.

Goethe institut

MAX DAVIDSON (1875-1950), acteur comique juif américain. Il représente parfaitement “le poisson hors de l’eau qui lutte pour s’insérer dans l’Amérique mainstream comme tous ces millions d’immigrants des ghettos urbains” (dixit Robert Farr). (Ce dvd Filmmuseum ne sera probablement pas commercialisé en France)

Jewish Prudence (Leo McCarey)

Jewish Prudence (Leo McCarey

Max Davidson, un “schnorrer” (1) oublié

(1) “Dingue” en yiddish, selon la traduction de Robert Benayoun.

Edition EDITION FILMMUSEUM / distribution CHOSES VUES

Quelque chose pue dans la ville de l’eau de Cologne

Ce n’est pas une tâche facile de traduire un cri allemand en français, certainement…

Rolf Randolf, Der Bettler vom Kölner Dom (1927)

Un gang international décide de déplacer ses opérations criminelles dans la ville de Cologne. Le commissaire Tom Wilkens, un des plus fins limiers de la police, n’est jamais loin et mène l’enquête pour démasquer les criminels qui se dissimulent sous différents déguisements. La ville de Cologne baigne dans une atmosphère mystérieuse et inquiétante. Rien ne semble être ce qu’il est réellement.

Der Bettler vom Kölner Dom (Le Mendiant de la cathédrale de Cologne) (1927) est un film policier muet allemand très remarquable réalisé par Rolf Randolf. Le genre policier était alors assez rare dans le cinéma allemand (les spectateurs préféraient les sujets métaphysiques et quelque peu “déprimants” pour se distraire…)

Le mendiant de la cathédrale de Cologne est clairement sous l’influence des obscurs films policiers américains (dans certaines scènes « infernales » on y retrouve comme à travers un monocle l’esprit de Tod Browning). Rolf Randolf adapta les caractéristiques du genre pour le public allemand d’une façon admirable.

avec : Carl de Vogt (Le mendiant), Elza Temary (Mabel Strong), Hanni Weisse (Mme Treville), Henry Stuart (Commissaire Tom Wilkens), Robert Scholz (Marquis de Puissac), Eugen Jensen, Fritz Kampers (Le chauffeur)…

Un DVD EDITION FILMMUSEUM - Sortie prévue : mai 2010 / distribution CHOSES VUES

Spectral projections

2 films essentiels de Dziga Vertov en DVD. Sortie le 20 mars

Après Enthousiasme (*), la collection Edition Filmmuseum s’enrichit d’un nouveau DVD regroupant 2 films rares du réalisateur de L’Homme à la caméra.

La sixième partie du Monde (Sestaja cast’ mira) 1926 & La onzième année (Odinnadcatyj) 1928, de Dziga Vertov.

Scénario, réalisation, montage et sous-titres : Dziga Vertov.

Assistante :E. Svilova / Opérateur : Mikhail Kaufman (**)

Voyage en forme de « ciné-poème lyrique » dans les réalisations de l’URSS, La Sixième Partie du Monde et la symphonie visuelle La Onzième année marquent le début de la période la plus créatrice de Dziga Vertov, qui culmina avec l’Homme à la Caméra pour le cinéma muet et Enthousiasme pour le sonore.

Ce double dvd présente deux chefs-d’œuvre extrêmement rares et accompagnés de musiques originales du compositeur britannique Michael Nyman. En supplément, un court métrage allemand de 1928 (influence de Vertov) et une introduction au projet viennois de recherche sur le cinéaste, “Formalism. Numérique ”

DVD 1

* Sestaja cast’ mira (La Sixième partie du Monde) / URSS / 1926 / 73′

DVD 2

* Odinnadcatyj (La Onzième année) / URSS / 1928 / 53′

* Im Schatten der Maschine. Ein Montagefilm (A l’ombre de la machine. Un film de montage) / ALLEMAGNE / 1928 / 22′ / réal. : Albrecht Viktor Blum, Leo Lania

* Vertov in Blum. Eine Untersuchung / AUTRICHE / 2009 / 14′

(*) Double DVD comprenant la version non restaurée du film de Dziga Vertov Entuziazm de 1930 et celle restaurée de 1972, plus un documentaire (VO all. sous-titres anglais) sur la restauration du film par Peter Kubelka et deux courts métrages inédits provenant des archives Vertov de Vienne. + livret.

(**) frère de Dziga Vertov

A lire : Dziga Vertov de Georges Sadoul, préface de Jean Rouch, éd. Champ Libre (1971).

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Sortie le 20 mars 2010 / Editeur : EDITION FILMMUSEUM / Distribution : CHOSES VUES

Le CNDP a réalisé un important dossier sur l’oeuvre de Dziga Vertov.

Dziga Vertov / Dossier CNDP / L’Homme à la caméra

Dziga Vertov

Dziga Vertov

Pierre Clémenti à l’Anthology Film Archives

Du 11 au 17 juin 2010, hommage à Pierre Clémenti à L’Anthology Film Archives de New-York. Projections des films du cinéaste édités dans le double DVD Pierre Clémenti cinéaste. Projections de films de Philippe Garrel, Bunuel, Bertolucci…

Programme complet

The Village voice

A lire : INVOCATION of my DEMON BROTHER, long article de Mickael Chaiken sur Pierre Clémenti publié dans le numéro de septembre/octobre 2008 de la revue new-yorkaise FILM COMMENT.

P.Clémenti et Bulle Ogierfilm comment 2008

The Film Society of Lincoln Center / Film Commen

Plusieurs films inédits de Pierre Clémenti ont été restaurés par le laboratoire La Camera ottica de l’Université d’Udine (Italie)

La Camera ottica

Le Bathyscaphe

Culture inactuelle - Plaisanteries douteuses- Équipage international

Il se sera fait attendre longtemps ce cinquième numéro, une série de courants violents l’ayant envoyé dériver aux antipodes. Mais le voici finalement remis à flots et paré pour une nouvelle aventure. Avant de dévoiler le sommaire, nous pouvons d’ores et déjà annoncer qu’il sera officiellement lancé le jeudi 18 février à la librairie bien nommée Le Port de tête, à Montréal (…) 

Retrouvez lӎquipage du Bathyscaphe :

Le Bathyscaphe

Drôle de navire, qui va au fond dès sa mise à flot.

Une revue (québecoise) publiée par l’éditeur L’Oie de Cravan

L’Oie de Cravan

« Les Oies de Cravan naissent des mâts pourris des navires perdus au Golfe du Mexique » Louis Scutenaire

1925 Odyssée de l’espace

Wunder der Schöpfung (Miracle de la création) est une perle rare du cinéma allemand. Réalisée en 1925 (soit deux ans avant Métropolis) par Hans Walter Kornblum, cette super-production UFA (*) en couleurs (mi-colorisée mi-noir & blanc pour être exact) et à vocation pédagogique (le film s’appuie sur la Théorie de la Relativité d’Einstein, les dernières connaissances astronomiques) , nécessita des moyens humains et techniques considérables. Des centaines d’artisans, 15 spécialistes des effets spéciaux et 9 opérateurs travaillèrent à la production de ce film combinant scènes documentaires, éléments de fiction et scènes d’animation. Ce cours d’astronomie prend le prétexte d’un voyage interplanétaire pour faire découvrir aux spectateurs les merveilles de La Voie Lactée. Conçu à la manière d’un film de Klushantsev (**) avant l’heure, ce film alterne textes et séquences tout à fait remarquables.

Wunder der Schöpfung, Allemagne, 1925, 92′, coul. (film colorisé) réal. Hanns Walter Kornblum, scénario H. W. Kornblum, E. Krieger / The Einstein Theory of Relativity, USA, 1923, 29′, n&b, réal. Dave Fleischer, scénario : H. W. Kornblum, C. Bueck, S. F. Nicolei. / Hanns Walter Kornblum erzählt (Hanns Walter Kornblum raconte), 1968, 43′ / Intertitres allemands et anglais / all. et anglais voice-over

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(*) 700.000 $, ce qui est énorme pour l’époque. Folies de Femmes (1921) de Stroheim fut le premier film dont le budget dépassa le million de dollars. Le producteur fit construire un panneau publicitaire géant sur Sunset Boulevard qui annonçait quotidiennement l’évolution du budget faramineux en transformant le «S» de Stroheim par un «$»…
(**) Pavel Klushantsev, réalisateur de science-fiction et de documentaires scientifiques, est né en1910 à Saint Pétersbourg et mort en 1999. Il est l’un des maîtres des effets spéciaux du cinéma de l’ère soviétique. Son influence sur le Kubrick de 2001 (1968) fut considérable.

Le DVD a reçu le Miglior riscoperta di un film dimenticato (ex-aequo) - Prix de la meilleure redécouverte d’un documentaire (muet) - au Festival Il cinema ritrovato 2010 de Bologne.

Pour en savoir plus : Wunder der Schöpfung sur le site www.scifi-movies.com (2 fiches sur le film très détaillées) :

Wunder… fiche détaillée

Wunder… chronique DVD

La Rue sans joie (1925) de Georg Wilhelm Pabst

La Rue sans joie est à la fois un des plus importants films allemands des années 20 et un cas de censure des plus spectaculaires de l’époque. L’histoire qui se déroule à Vienne en 1921 - pendant la crise économique (période inflationniste) qui suivit la Première Guerre Mondiale - a été considérée comme une véritable provocation : riches spéculateurs qui se complaisent dans un luxe babylonien, population sans emploi vivant dans des gourbis infâmes, jeunes femmes livrées à la prostitution ou contraintes de vendre leur âme à un boucher pour un morceau de viande, police impuissante voire complice, anciens bureaucrates arrogants mais ruinés ignorant leur propre dégringolade sociale, jeunes arrivistes gigolos, orgies sexuelles dans des bordels clandestins pour vieux fortunés, meurtre par jalousie, couple poussé au suicide par la misère et, au final, révolte de la population.
Si le film rendit célèbre le futur réalisateur de Loulou, les institutions publiques de contrôle s’assurèrent que jamais personne ne verrait cette oeuvre dans sa forme originale. La version initiale de La Rue sans joie avait une longueur de 3738 mètres (seuls 4 mètres avaient été supprimés par la censure en mai 1925). Le film revint devant la cour de justice le 29 mars 1926, après la publication par la police d’un décret demandant l’interdiction totale du film, en raison du caractère lubrique et des tendances séditieuses qui s’y manifestaient. La durée du film fut ramenée à 3477 mètres. Par la suite, le film ne fut pas seulement coupé pour des raisons politiques et morales dans chaque pays où il fut projeté. Il fut également à nouveau “révisé” pour rattraper les énormes trous créés par les coupes de la censure ! Ainsi, dans presque chaque pays émergea une version locale du film de Pabst
En montrant le destin de jeunes femmes dans une Vienne en crise, Pabst peint le tableau d’une époque. Il substitue à l’effusion pathétique de l’expressionnisme un art du constat froidement objectif (qui n’est pas sans rappeler le travail d’artistes qui avaient précédemment œuvré au sein de la branche berlinoise du mouvement Dada : George Grosz et Otto Dix).
Résumé : Vienne 1921. Dans la rue “Sans Joie” (rue Melchior) d’un quartier misérable de Vienne, sévissent une mère maquerelle manipulatrice et un boucher impitoyable alors que famine et misère écrasent les foyers des pauvres gens et la classe moyenne. La prostitution dans les endroits fréquentés par des riches reste la seule solution pour survivre. Une jeune femme dans le besoin se laisse tenter par une entremetteuse. Finalement l’amour d’un soldat américain la sauvera de la déchéance.

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Greta Garbo

Greta Garbo

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KLUGE EN BREF…

A lire dans la dernière livraison de BREF, revue publiée par l’Agence du Court Métrage, l’article de Raphaël Bassan sur le cinéma d’Alexander Kluge.

A noter la sortie de 2 nouveaux doubles DVD du cinéaste allemand.

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We Are Only Riders

Les incantations blues punk de Jeffrey Lee Pierce

Album hommage à Jeffrey Lee Pierce (1958-1996), défunt leader du Gun Club, un des groupes les plus marquants - et méconnus du grand public - de l’histoire du rock américain, We Are Only Riders - The Jeffrey Lee Pierce Sessions Project se démarque de la moyenne des “tribute albums”(…)

Article du Monde

article Pinkushion

Les surréalistes et le cinéma (1)

Choses Vues éditera prochainement le premier DVD d’une collection consacrée aux rapports entre les surréalistes et le cinéma. Intitulée L’invention du monde, la première édition regroupera 4 courts métrages, un entretien inédit de la télévision canadienne avec André Breton (26′,1961) et, en supplément, un entretien entre Jean-Michel Arnold, Bertrand Schmitt et Michel Zimbacca réalisé pour le DVD (45′, 2009).

Les films :

L’invention du monde (26′) et Quetzalcoatl, le serpent emplumé (8′) réalisés en 1951 par Jean-Louis Bédouin et Michel Zimbacca, avec un commentaire de Benjamin Péret (*)

Voix : Gaston Modot, Roger Blin…

Square du Temple (10′), réalisé en 1947 par Michel Zimbacca.

Ni d’Eve ni d’Adam (10′), réalisé en 1969 par Michel Zimbacca, avec notamment le surréaliste Jean Benoît (en costume du Nécrophile).

Entretien avec André Breton (26′). Un document extrêmement rare dans lequel André Breton donne sa définition du Surréalisme. Film tourné de 1961 dans son atelier de la rue Fontaine.

L’édition sera accompagnée un livret de 80 pages (textes de Michel Zimbacca, André Breton, Benjamin Péret… photogrammes, photographies et documents sur le cinéma des surréalistes provenant de collections privées).

Digipack - DVD PAL - toutes zones

VO française / Sous-titres anglais

Sortie prévue : novembre 2010

(*) commentaire publié dans le tome VI des oeuvres complètes de Benjamin Péret (éd. José Corti)

zimbacca-bédouin-péret

Ecoutez Benjamin Péret :

Les amis de Benjamin Péret

Discographisme récréatif

Discographisme récréatif est à la fois un travail documentaire et assemblagiste commencé en 1996 comprenant plusieurs séries de pochettes de disques trouvées pour la pluiart au marché aux puces. On s’est tous laissé aller, un jour, à gribouiller ce qui nous passait par la tête suiie qui nous tombait sous la main: un barbouillage impulsif, telle une carie sur un sourire béat d’une couverture de magazine, des moustaches sur un “chef-d’oeuvre” ou peut être aussi, quelques annotations lapidaires, un dessin hasardeux sur la pochette d’un disque…

ll n’est pas habituel de modifier une image finie constituant le packaging d’un objet de consommation. De nombreuses pochettes se trouvent couvertes d’inscriptions, de caviardages bâclés et dans d’autres cas, apparaît un travail plus abouti, relevant d’une certaine “intentionnalité artistique”. On y trouve autant de marques d’affection, de dérision et de transgression à l’égard de « modèles » que de sentiments personnels, apposés là, en toute liberté, sur une icône pop d’occasion le temps d’une chanson… Ces images recrées se font l’écho d’une expérience concrète du « banal » que I’on peut replacer dans une histoire de I’iconographie et de la musique populaire avec ses référents sociaux, économiques ou culturels

Assemblage de Patrice Caillet - En Marge / ed bricolage - octobre 2009

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Collection Edition Filmmuseum - Suite

Choses Vues continue sa présentation de la collection FILMMUSEUM avec 6 nouveaux titres

Wunder der Schöpfung (Miracle de la création, 1925 - 92′) + The Einstein Theory of Relativity (1923 - 29′), réal. Hanns Walter Kornblum

Trailer Wunder der Schöpfung

Ludwig II, König von Bayern (1930 - 111′), réal. Wilhelm Dieterle + Das Schweigen am Starnbergersee (1920 - 82′), réal. Rolf Raffé. (double DVD). 2 films rares sur la vie de Louis II de Bavière.

Wundkanal (1984- 107′), réal. Thomas Harlan + Notre Nazi (1984 - 116′), réal. Robert Kramer (double DVD). Directeur de la photo : Henri Alekan. Sortie le 02 mars 2010.

... En 1977, Kramer traverse l’Atlantique pour débarquer dans un Portugal post-révolutionnaire (la révolution des OEillets date d’avril 1974) encore très agité pour tourner “Scènes de lutte de classe au Portugal”. Deux ans plus tard, il s’installe en France et y dirige quelques fictions (Guns, 1980, A toute allure, 1982), avant, en 1984, de s’atteler au passionnant docu “Notre nazi “sur le tournage de “Wundkanal “de Thomas Harlan, fils de Veit Harlan (le cinéaste de propagande qui avait signé en 1940 le film antisémite le Juif Süss).

Robert kramer, tournage du film "Notre nazi"

Robert kramer, tournage du film

Dans Wundkanal, Harlan et son équipe organisent l’enlèvement d’un criminel de guerre nazi (*). Kramer fait en quelque sorte le making-of du film et assiste à la gabegie morale de l’entreprise. Rarement un cinéaste aura combiné un sens de la bonne distance quasi instinctif avec son sujet et une réflexion aussi intelligente sur la violence et le bon droit. Le film déplaira tant à son commanditaire Thomas Harlan qu’il s’opposera à sa sortie. Il sera projeté au Festival de Venise et est depuis devenu une rareté (…).

Extrait d’un article d’Edouard WAINTROP publié dans Libération en 2006

Lire l’article complet / L’activiste réactivé

(*) Dans le film de fiction Wundkanal, de jeunes français proche de la bande à Baader enlèvent, pour le soumettre à un long interrogatoire, un des responsables de la prison de Stammheim. Le rôle est tenu par un authentique criminel de guerre nazi, Alfred Filbert, ancien chef de l’einsatzkommando 9 qui fut responsable du massacre de populations civiles en 1941, dont de nombreux juifs, au moment de l’offensive allemande contre l’Union Soviétique (Opération Barbarossa). En 1945 il se réfugie à Bad Gandersheim où il vit jusqu’en 1950 sous un pseudonyme avant de reprendre son vrai nom suite à la loi d’amnistie du 31 décembre 1949. Employé par la «Braunschweig-Hannoverschen-Hypothekenbank », Filbert devient en 1958 directeur de la filiale de la banque à Berlin. Finalement Filbert est arrêté début 1959 et accusé pour ses activités de commandant de l’Einsatzkommando. Il est condamné en 1962 par le tribunal de Berlin pour meurtre collectif d’au moins 6 800 personnes à la prison à vie. Il est libéré en 1973 pour raison de santé et meurt dix sept ans plus tard, le 30 juillet 1990 !!! Né en 1929, Thomas Harlan fut par ailleurs chasseur de nazis. / Note du distributeur Choses Vues / Edition Filmmuseum a édité un documentaire sur la vie et l’oeuvre de Thomas Harlan : “Thomas Harlan - Wandersplitter” de Christoph Hübner, 2006. Vo allemand : sous-titres anglais (DVD non-distribué en France)

Die Freudlose Gasse (La Rue sans joie) (1925 - 151′), réal. Georg Wilhelm Pabst, avec Greta Garbo. (double DVD)

et 2 doubles DVD Alexander Kluge.

Ecrivain et essayiste, disciple de Theodor W. Adorno, Kluge est, comme cinéaste, l’auteur d’une cinématographie importante qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui avec ses films pour la télévision. Il fut l’un des représentants majeurs du « nouveau cinéma allemand » dont on a salué le surgissement dans les années 1960-70 : il a alors réalisé des films décisifs quant à leur questionnement de l’Allemagne et de son histoire. Et dans un style qui lui est propre : « Maître de l’aphorisme, de la phrase ou de la séquence allusive faisant appel à la complicité d’un spectateur supérieur, Kluge poursuit ses investigations paradoxales, avec son système de collage, de juxtaposition d’éléments hétérogènes, à travers ses enquêteuses désincarnées » (Bernard Eisenchitz).

Der große Verhau (Le Grand désordre) & Willi Tobler und der Untergang der 6. Flotte (Willi Tobler et le Déclin de la 6ème Flotte) -1971/72. Deux films de science-fiction.

In Gefahr und größter Not bringt der Mittelweg den Tod (Dans le danger et la plus grande détresse, le juste milieu apporte la mort) & Der starke Ferdinand (Ferdinand le Radical) - 1974/76

Edition Filmmuseum a reçu plusieurs prix pour la qualité de ses éditions. Prix du meilleur DVD de l’année 2006 (Entuziazm de Vertov). Prix du meilleur label de DVD de l’année 2007. Prix de la meilleure collection de DVD 2007 ( collection Alexander Kluge). Prix de la meilleure redécouverte d’un film muet oublié 2008 (The River de Borzage). Prix de la meilleure audiodescription pour Vom Reiche der sechs Punkte en 2008 et Prix des meilleurs suppléments en 2009 pour Berlin, symphonie d’une grande ville de Walther Ruttmann.

Edition filmmuseum regroupe la Cinémathèque de Bönn, la Cinémathèque Municipale de la Ville de Luxembourg, la Cinémathèque Suisse, le Deutsches Filminstitut, le Düsseldorf Filmmuseum, le München Filmmuseum, le Potsdam Filmmuseum, le Goethe-Institut et l’Österreichisches Filmmuseum.

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Jonas Mekas

RENCONTRE AVEC JONAS MEKAS
MERCREDI 21 OCTOBRE A 18H00 - ENSBA (MEDIATHEQUE) - 14 rue Bonaparte - 75006 PARIS

Projection de Treize de 365 (DVD, 78 min)

Le 1er Janvier 2007, Mekas a entrepris son épopée 365 project inspiré par les Sonnets de Pétrarque. Réalisant un film chaque jour de l’année, le diffusant sur son site Internet, Mekas puise dans ses propres archives de films et de séquences vidéo enregistrées au cours des dernières décennies, ainsi que dans les nouveaux enregistrements de sa vie quotidienne. Le projet 365 dessine un portrait intime de la vie de Mekas, de ses amis et de ses voyages, dans le style émouvant de journal filmé qu’il incarne. Le projet a suscité un mouvement international fort, et a incité de nombreux cinéastes de par le monde à entreprendre leur propre projet 365 en film et en vidéo.
13 DE 365 est une collection de 13 jours, à partir du projet 365, choisis spécialement par Mekas pour cette occasion à l’Ecole des Beaux-Arts.

En route mauvaise troupe… Nantes et le surréalisme

… Allez enfants perdus

La Bibliothèque municipale de Nantes présentera à partir du 23 octobre une exposition consacrée aux liens

Jacques Vaché par lui-même

Jacques Vaché par lui-même

particuliers entre la ville et le surréalisme. Elle donnera l’occasion de montrer au public les nombreuses acquisitions réalisées par la Bibliothèque au cours des quinze dernières années.

Plusieurs films édités dans le DVD L’invention du monde seront présentés lors de cette manifestation (L’invention du monde et Entretien avec André Breton - samedi 5 décembre - 16 h, et Quetzalcoatl, le serpent emplumé - en boucle pendant toute l’exposition).

Médiathèque Jacques Demy

23 octobre 2009 — février 2010

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Alexander Kluge à Paris

Images visibles et invisibles

Jeudi 03.12.2009 au Goethe-Institut, 17 av. d’Iéna, 75116 Paris

LECTURE avec Alexander Kluge de son dernier ouvrage à paraître à l’automne 2009, avec la participation de son traducteur Pierre Deshusses

Douze programmes au Centre Pompidou qui se concentrent surtout sur des nouveaux travaux.

Vendredi 04.12.2009

NOUVELLES DE L´ANTIQUITE IDEOLOGIQUE

Sergueï Eisenstein planifia en 1929 l’adaptation cinématographique du CAPITAL de Karl Marx, sous la forme de l’ULYSSE de James Joyce. En partant de ses notes, qui contenaient les idées essentielles du projet, Alexander Kluge a réalisé, en collaboration avec Tom Tykwer, Peter Sloterdijk, Dietmar Dath, Oskar Negt, Joseph Vogl et beaucoup d’autres, une expérience de dix heures.

Le programme est une version abrégée réalisée par Alexander Kluge pour le cinéma et dont la première s’est déroulée au Festival International du cinéma 2009 à Moscou.

Durée : 83 min

Article dans Le Monde

Article dans Le Monde

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Rencontres cinématographiques au Belvédère du Rayon-Vert

c. David Samblanet

c. David Samblanet

Du 02 au 04 octobre 2009 - 5ème édition des Rencontres Cinématographiques au Belvédère du Rayon-Vert à Cerbère (Pyrénées-Orientales).

Présentation du film L’Invention du Monde (de Jean-Louis Bédouin et Michel Zimbacca, commentaire de Benjamin Péret) samedi 3 octobre à 22 heures, salle Walter Benjamin à Portbou. Séance proposée par Jean-Pierre Bellay de Cinémaginaire.

Programme complet à la suite.

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Benjamin Péret et les Amériques

Du vendredi 18 septembre 2009 au vendredi 6 novembre 2009 de 11h01 à 19h00.

Benjamin Péret et les Amériques

Exposition des principaux livres de Benjamin Péret dans leurs premières éditions, des revues surréalistes auxquelles il a collaboré, des manuscrits, des correspondances, des photographies prises au Brésil et pendant son séjour au Mexique, ainsi que des œuvres de ses amis peintres et photographes.

Evocation de ses voyages au Mexique (1941-1948) et au Brésil (1929-1931 et 1955-1956).

Site de La Maison de l’Amérique Latine

Alexander Kluge

Choses Vues continue son travail de présentation du catalogue de l’éditeur munichois FILMMUSEUM avec la sortie le 09 septembre 2009 de 3 double DVD réunissant des films d’Alexander Kluge. Né en 1932, le cinéaste a été l’un des fondateurs puis l’un des théoriciens de la Nouvelle Vague allemande, au milieu des années 60.

1er titre

DVD 1 - Anita G. (Abschied von gestern) 1966, 84′- Prix Spécial du Jury, Mostra de Venise 1966

Nachricht vom Filmfestival in Venedig 1966, 1′

Brutalität in Stein 1961, 11′

Ein Liebesversuch 1998, 15′

An Vertov 1998, 1′

DVD 2 -Travaux occasionnels d’une esclave (Gelegenheitsarbeit einer Sklavin)1973, 87′

Lehrer im Wandel 1963, 11′

Sam remembers Papa Kong 2006, 1′

VO : allemand / soustitres : français…

Anita G.

Anita G.

2ème titre

DVD 1 - Les Artistes sous les chapiteaux : perplexes (Die Artisten in der Zirkuskuppel: Ratlos) 1968, 100′ - Lion d’Or, Mostra de Venise 1968

Hinrichtung eines Elefanten 2000, 15′

5 Stunden Parsifal 1998, 1′

DVD 2 -L’indomptable Leni Peickert (Die unbezähmbare Leni Peickert) 1970, 33′

Reformzirkus 1970, 127′ (TV)

Die traurige Nachricht 2006, 1′

VO : allemand / soustitres : français…

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Anima Chromatica / Dessins 2007-2009 / Matthieu Messagier

Exposition autour des dessins et des poèmes de Matthieu Messagier du 18 octobre au 10 novembre 2009.

Mercredi 21 octobre 2009 à partir de 20 h, lecture surprise autour de Matthieu Messagier et Michel Bulteau.

Tous les jours à 17 heures, vidéoprojection du film Le Dernier des immobiles de Nicola Sornaga.

Mille des sins sauvages d’une autre naissance, dont la « maladresse » semble plus instruite que naïve, sont arrivés, redevables à rien sinon peut-être l’espoir de sortir de la réclusion individuelle à perpétuité promise au « dernier des immobiles ». Jour après jour, de son espace irrémédiablement réduit à quelques mètres carrés, ses images du monde,idéographes, cosmétologie, neigéographes s’étalent comme des irruptions, des explosions intergalactiques, des émergences miraculeuses de l’univers d’avant l’art.
J’ai toujours considéré la poésie et l’art comme une violence. Je me sens plus proche d’un primitif mauritanien que d’un artiste américain. J’utilise les matériaux et les couleurs à la sauvage. C’est comme s’ils me disaient merci.

Quant j’ai repris mes carnets d’école, je les ai extirpé de l’univers de l’école. Je les ai rendu à un total poétique. Sans référence. Ils n’apprennent plus rien. Tu les regardes comme une forme pure délivrée de son contenu didactique. Je les ai purifiés. »

Je sais désormais que lorsqu’un poème parait sur le dessin, il est l’invité du dessin, pas le contraire. Les titres sont comme un dessin supplémentaire, comme un vers de poème abandonné là. Un vers solitaire destiné au dessin. Certains dessins sont solitaires, ils ont une sorte de mélancolie intrinsèque comme des dessins immémoriaux composés de mains inexpérimentées. La maladresse est à la fois plus exacte que les expériences les plus instruites car elle porte une sauvagerie, une innocence. On ne sait rien quand on commence, tu n’as pas cette pratique lointaine qui exerce son talent.

André Magnin (propos recueillis)

Galerie du Jour Agnès b

44 rue Quincampoix 75004 Paris

matthieu messagier

matthieu messagier

Die Parallelstrasse : le western de la méditation. Les surréalistes et le cinéma (2)

Choses Vues coéditera avec Edition Filmmuseum le dvd du film Die Parallelstrasse (La Route parallèle) réalisé par Ferdinand Khittl (un des signataires du Manifeste d’Oberhausen en 1962, l’acte de naissance du Nouveau Cinéma allemand). Deuxième titre de la collection “les surréalistes et le cinéma” le DVD sortira en juillet 2010, (finalement avant L’invention du monde ). Oeuvre méconnue voire méprisée Outre-Rhin, dans le meilleur des cas classée expérimentale, le film suscita l’enthousiasme de nombreux surréalistes. Robert Benayoun lui consacra un article dithyrambique dans la revue Positif, Le western de la méditation (reprit dans le livret qui accompagnera le DVD).

Die Parallelstrasse - noir et blanc et couleur, 1962, 86 min

Scénario : Bodo Blüthner / Image : Ronald Martini / Montage : Irmgard Henrici / Musique : Hans Posegga / Production : Otto Martini

Avec : Friedrich Joloff (le Secrétaire), Ernst Marbeck, Wilfried Schröpfer, Henry van Lyck,Werner Uschkurat, Herbert Tiede (les membres de la Société)

Grand Prix du Festival de Knokke-le-Zoutte 1963 / Festival de Cannes 1964 – Semaine de la critique. Sortie France : avril 1968.

L’édition du DVD présentera en supplément 3 courts métrages documentaires du réalisateur : Auf geht’s 1955, 11′ - Eine Stadt feiert Geburtstag 1958, 15′ - Das magische Band 1959, 21′ et deux entretiens où apparaît le réalisateur.

On retrouve dans certains de ces courts métrages Bodo Blüthner au scénario et Ronald Martini à l’image.

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Tardi, Willem, Chantal Montellier

Choses vues éditera Dans les coulisses de la B D, DVD regroupant trois documentaires de Pierre-André Sauvageot :

Tardi en noir et blanc, L’oeil de Willem et Chantal Montellier, la part d’enfance.

3 portraits de dessinateurs au travail où vous pourrez suivre, pas à pas, l’exécution d’une planche, du crayonné à l’encrage, découvrir leur imaginaire.

Qu’est-ce qui les inspire ? Qu’est-ce qui les motive ? Comment travaillent-ils ?

Une édition Choses Vues, avec le soutien du Centre National de la Cinématographie.

Sortie nationale le 22 septembre 2009

Brune fatale et torpilles infaillibles

Hedy Lamarr

Hedy Lamarr

Hedy Lamarr - Secrets of a Hollywood Star, un documentaire de Donatello & Fosco Dubini / Barbara Obermaier (2006) sort actuellement en DVD accompagné du film Extase, film tchèque réalisé par Gustav Machaty en 1933 qui la rendit célèbre, et où pour la première fois dans une grosse production une (jeune) actrice apparaît complètement nue. Présenté lors de la deuxième Mostra de Venise (1934), le film créa un véritable scandale. Mussolini en profita pour reprendre en main la programmation du festival, secondé dans sa tâche par le Vatican qui ne se fit par prier. Quelques années plus tard, le mari d’Hedy Lamarr (un des 6 qu’elle eut), très jaloux, essaya de faire saisir toutes les copies du film pour les détruire, en vain…

le démon de la chair
hedy lamarr (extase)

hedy lamarr (extase)

La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui est particulièrement vrai dans le cas de Hedy Lamarr. Née sous le nom d’Eva Maria Kiesler en Autriche en 1913, elle atteint dans le Hollywood des années 40, sous le pseudonyme de Hedy Lamarr, une popularité mondiale en incarnant la séductrice brune scandaleuse venue d’Europe. Louis B. Mayer dira d’elle qu’elle était la plus belle actrice de cette décennie. Mais beaucoup ignore que Hedy Lamarr, par ailleurs productrice, mena de front une carrière d’inventrice. A force de passer ses soirées avec son troisième mari, farouchement antinazi comme elle, à discuter de la meilleure manière de battre Hitler, elle se souvient des plans qu’elle a lus chez son premier époux Fritz Mandl (un fabriquant d’armes autrichien qu’elle quitta pour ses idées politiques - il devint un magnat pro-nazi des munitions). Soucieux du manque de fiabilité des torpilles, ils finissent par imaginer un système de radio-guidage de torpilles par fréquence radio. Dans les années 40, il sera jugé trop compliqué mais le brevet accordé sera utilisé quinze ans plus tard, quand l’électronique aura fait des progrès…” Une torpille est tirée infailliblement vers sa cible ” dit la réalisatrice Barbara Obermaier

Hollywood prépare actuellement un biopic consacré à cette femme hors-norme.

Double DVD - toutes zones

Hedy Lamarr - Secrets of a hollywood Star - 2006, 85′ / Eric Root - Hollywood Hairdresser 13′ / Trailer Jean Seberg - American Actress 5′ / Trailer Thomas Pynchon - A journey into The Mind 3′ / Trailer Hedy Lamarr - Secrets of a Hollywood Star 1′ / Extase - 1933, 79′ / DVD ROM - documents et photos

VO : anglais et allemand / soustitres : anglais et allemand

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Edition Filmmuseum dans les bacs

CHOSES VUES sort le 17 juin 2009 une première sélection issue du catalogue de FILMMUSEUM, éditeur munichois méconnu en France. Résultat : 8 DVD incontournables. Un commencement…

Coopération entre cinémathèques, restaurations pointues, compléments hors-normes supervisés par des historiens du cinéma. Voilà la recette de rêve de l’éditeur allemand, lauréat de plusieurs prix et distinctions européens. C’est un véritable coffre à merveilles pour les cinéphiles qui s’apprête à traverser la frontière et atterrir dans les bacs avec une première vague de 8 DVD sur des chefs-d’oeuvre disparus et restaurés de l’âge d’or du cinéma ; un travail de reconstitution digne des standards Criterion.

Filmmuseum est un peu l’usine à rêves pour les passionnés du Septième Art. Supervisé par le Musée de Cinéma de Munich, ce label est un projet conjoint d’archivage et d’édition numérique en partenariat avec plusieurs cinémathèques germaniques et d’Europe du nord. Son objectif : dresser une bibliothèque audiovisuelle d’oeuvres restaurées et/ou reconstituées, et les diffuser à un public international de cinéphiles par le biais des éditions vidéo. Les DVD édités par Filmmuseum sont des pièces de collection hors-normes, car ils bénéficient d’efforts institutionnels de restauration qui vont bien au au-delà des moyens consacrés par les éditeurs traditionnels. Le travail est ensuite supervisé par des archivistes et historiens du cinéma, qui rajoutent des suppléments contextuels, des essais ou des galeries DVD-Rom impressionnants.

Berlin, symphonie... (1927)

Berlin, symphonie... (1927)

Film d’art expérimental autant que film documentaire, Berlin, Die Symphonie der Großstadt est l’un des films les plus représentatifs de la période de la république de Weimar (1919-1933). Conçu comme une “oeuvre totale” (prototype du “portrait de ville symphonique”), le projet de Walther Ruttmann est de restituer l’activité d’une ville moderne de l’aube jusqu’à la nuit. Réalisé la même année que Metropolis, le film participe du même mouvement esthétique que L’homme à la caméra“(1928) de Dziga Vertov, ce mouvement fut baptisé Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit). Mélodie du Monde est le premier long métrage allemand parlant. Walther Ruttmann, un des premiers artistes multimédias.

La musique originale est de Edmund Meisel.

Berlin, symphonie d’une grande vile + Mélodie du monde + 13 courts métrages de Walther Ruttmann (films sonores - sans dialogues)

The River de F. Borzage

The River de F. Borzage

The River (La femme au corbeau) + 3 courts de frank Borzage + le documentaire Murnau et Borzage à la FOX - vostf. Un Chef d’oeuvre du cinéma muet.

article paru dans Le Monde

article paru dans Le Monde

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Pierre Clémenti cineasta

Xcèntric. Maig - juny 2009

El cinema del CCCB - Centre de Cultura Contemporània de Barcelona

Pierre Clémenti

Pierre Clémenti

De Pierre Clémenti, més conegut com l’actor de Belle de jour, de Luis Buñuel, o de films de Pasolini, Rocha, Jancsó, Marc’O, Garrel, Bertolucci, etc., presentem aquí part de la seva obra cinematogràfica personal, la que va ser filmada per ell mateix amb una càmera de 16 mm. Realitzada durant els descansos dels seus múltiples rodatges com a actor «professional», o bé al llarg dels seus viatges al·lucinogenopsicotròpics per espais imaginats amb amics i coneguts, la seva obra té un pes líric i beu directament del tractament visual i sonor d’alguna de les pel·lícules de Kenneth Anger i l’avantguarda nord-americana dels anys seixanta, plena de sobreimpressions, psicodèlia i efectes cromàtics. Podríem classificar-la com un diari filmat o de viatge, però amb una mirada visionària particular.

Totes les peces de la sessió són materials inèdits i incomplets, amb l’excepció de Visa de censure numéro X.

Bobina 10, Pierre Clémenti. França, 1978, 3 min, vídeo

Bobina 27, Pierre Clémenti. França, 1968, 27 min, vídeo

Bobina 30b01 - Positano, Pierre Clémenti. França, 1969, 28 min, vídeo

Visa de censure n° X, Pierre Clémenti. França, 1967, sonoritzada el 1975, 43 min, vídeo

Directors/s: Pierre Clémenti

04 juny 2009 -Horari : 20:00h

Frappez fort. La vie est sourde.

Jean Benoît - Mimi Parent, un couple surréaliste à l’espace BERGGRUEN

Jusqu’au 04 juillet 2009. A voir absolument !

Jusqu’au 20 juin 2009, l’exposition « Jean Benoit - Mimi Parent » à l’Espace Berggruen retrace le parcours d’un couple totalement immergé dans le milieu des artistes surréalistes. Conjuguant mort, amour et humour, les 80 œuvres réunies pour cette occasion unique témoignent des grandes heures de ce mouvement qui a traversé le XXème siècle (…)

Jean Benoît et Mimi Parent

Jean Benoît et Mimi Parent

Dès leur entrée fulgurante dans le sillage d’André Breton en 1959, Jean Benoît et Mimi Parent participent activement aux manifestations collectives qui agitent ce groupe d’artistes pluridisciplinaires. De l’Exécution du Testament du Marquis de Sade par Jean Benoît aux tableaux-objets de Mimi Parent, l’exposition à l’Espace Berggruen rend compte de l’itinéraire d’un couple impliqué dans le surréalisme au point de lui être toujours resté fidèle.

L’Espace Berggruen / 68-70 rue de l’Université - 75007 Paris

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Des ronds dans l’eau

2ème salon du DVD et des éditeurs indépendants de cinéma (Cinémas Hors-circuits) du 16 au 17 mai

L’incontournable salon Cinémas Hors Circuits qui s’était déroulé en mars 2008 au Point Ephémère à Paris (au bord du canal St-Martin), y revient cette année du 16 au 17 mai. Unique salon dédié aux éditions cinématographiques indépendantes, cet événement rassemble sur un week-end plus de 60 éditeurs avec des centaines de films à (re)découvrir : classiques, cultes, documentaires, cinéma d’avant-garde et expérimental, courts métrages, animation, films d’artistes… Cette année des éditeurs québécois, suisses, belges, autrichiens et anglais seront présents. Parallèlement aux stands, des discussions, des projections, une vidéo à la carte, des signatures et des rencontres. Entrée gratuite. Henri-Jean Debon, réalisateur du film sur et avec Jeffrey Lee Pierce (Hardtimes killin’ Floor Blues) sera présent sur notre stand le samedi de 15 à 16 heures pour une signature/présentation de son film.

The River de Frank Borzage 1929

The River de Frank Borzage (1929)

En sus de ses propres DVD, Choses Vues présentera, en exclusivité, une importante sélection de films restaurés par les cinémathèques de langue germanique et édités par Edition Filmmuseum (Berlin, symphonie d’une grande ville de Walther Ruttmann, Enthousiasme de Dziga Vertov, The River de Frank Borzage, Nerven - chef-d’oeuvre méconnu de Robert Reinert, Anders als die Andern de Richard Oswald, un documentaire sur Hedy Lamarr, surnommée dans les années 40 « la plus belle actrice d’Hollywood », documentaire accompagné du film Extase… et autres perles rares) ; en somme un florilège de films incontournables et pour la plupart inédits en DVD, distribués en France par Choses Vues.

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Hedy Lamarr in Extase (1933)

Hedy Lamarr in Extase (1933)

Présenté lors de la deuxième Mostra de Venise (1934), Extase (film tchèque de Gustav Machaty) créa un véritable scandale. Mussolini en profita pour reprendre en main la programmation du festival, secondé dans sa tâche par le Vatican qui ne se fit par prier. Quelques années plus tard, le mari d’Hedy Lamarr (un des 6 qu’elle eut), très jaloux, essaya de faire saisir toutes les copies du film pour les détruire, en vain… Tant mieux !

The river (ou La femme au corbeau) de F. Borzage

The river (ou La femme au corbeau) de F. Borzage

Point Ephémère - 186 quai de Valmy 75010 Paris - M° Jaurès

Samedi de 14 à 21 h - Dimanche de 14 à 20 h - Entrée libre

Cinémas Hors-Circuits / programme

Nerven (1919)

Nerven (1919)

The River in POSITIF

The River in POSITIF

Sans modération

Dimanche 19 avril 2009 de 15 à 22 heures, dégustation/ rencontre artistique de vins naturels issus de terroirs authentiques pour donner de la saveur au savoir par la parole, la musique, l’image.

Présentation du numéro spécial de la revue Les Périphériques vous parlent dédiée aux vins vivants

Entrée : 5 € (comprenant le verre INAO)
Petite restauration sur place avec la participation du Café A.

Maison de l’Architecture (Cité européenne des Récollets), 148, rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris M Gare de l’Est

Réservation souhaitée au 01 40 05 05 67 ou chaos@lesperipheriques.org www.lesperipheriques.org

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Cinéma forain / Cinéma des attractions (1896-1916)

Que savons-nous des premiers films que l’on projetait alors dans les foires ? Quelles attractions populaires attiraient les foules ?

Dans le cadre du 2ème salon Cinémas Hors-Circuits, Choses Vues présentera le DVD Crazy Cinématographe des éditions FILMMUSEUM. Ce double dvd présente une sélection étonnante de films européens dits “de foire” (ou cinéma des attractions), spectacles populaires produits entre 1896 et 1916. Ces films restaurés proviennent de plusieurs cinémathèques européennes. A découvrir absolument !

Dans la première décennie qui suit son invention (1895), le cadre d’exploitation dominant du cinéma est la foire et le café-concert (*). On peut y voir de courtes bandes qui relèvent de la féerie, du burlesque, du numéro de cirque, du drame ou de situations de la vie quotidienne. Le DVD Crazy Cinématographe regroupe un certain nombre de films représentatifs de cette période. A partir de 1906-1907, deux grands changements surgissent dans l’exploitation des films : l’établissement de salles fixes dédiées au cinéma, dans le centre des grands villes, et le remplacement de la vente des copies des films aux exploitants par la location qui facilite le renouvellement régulier des programmes. La durée des films s’allonge, atteint couramment 15 à 20 minutes. C’est l’apogée de la firme Pathé, la naissance d’une industrie du cinéma.

(*) Genre typiquement français, le café-concert, dit caf’conç’, connaît son âge d’or à la fin du XIXe (grâce notamment à l’abolition des privilèges des théâtres en 1864). Concurrencé par le cinéma et le Music Hall, le caf’conç’ disparaît avec la première guerre mondiale.

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DVD 1: Cinéma européen de foire

* Will Evans, the Musical Eccentric GB 1899, 1′

* Anarkistens Svigermoder DK 1906, 4′

* Dansa Serpentina F 1900, 1′

* Le Roi des Dollars F 1905, 2′

* L’Homme mystérieux F 1910, 6′

* Le Réveil de Chrysis F ~ 1897-99, 1′

* Premier Prix de violoncelle F 1907, 3′

* Agoust Family of Jugglers GB 1898, 1′

* Les Tulipes F 1907, 4′

* Dr. Macintyre’s X-Ray Film GB 1896, 1′

* Dr. Macintyre’s X-Ray Cabinet GB ~ 1909, 1′

* Bain des dames de la cour F 1904, 1′

* 13 The Adventures of “Wee Rob Roy” No. 1 GB 1916, 4′

* Les Kiriki, acrobates japonais F 1907, 3′

* The Motorist GB 1906, 3′

* Photographie d’une étoile F 1906, 2′

* Les Chiens savants F 1907, 5′

* Horrible Fin d’un concierge F 1903, 2′

* A Peace of Coal GB ~ 1910, 3′

* Miss Harry’s femme serpent F 1911, 3′

* Bain de pieds à la moutarde F 1902, 2′

* Scène pornographique F 1909, 2′

* L’Amblystôme F 1913, 7′

* Le Barbier fin de siècle F 1896, 1′

* Lèvres collées F 1906, 2′

* The Tale of the Ark GB 1909, 6′

* Fâcheuse Méprise F 1905, 1′

* Sculpteur moderne F 1908, 6′

* Acrobati comici I 1910, 5′

* Fox terriers et rats F 1902, 1′

* Saïda a enlevé Manneken-Pis B 1913, 7′

* Au revoir et merci F 1906, 2′

Musique d’accompagnement de Günter A. Buchwald

+ Livret 8 pages - textes de Martin Loiperdinger

DVD 2: Films de et sur la région Luxembourg/Trèves/Sarrebruck

* Das malerische Luxemburg 1912, 6′

* Übertragung der Gebeine des Hl. Willibrord 1906, 2′

* Echternacher Springprozession 1906, 5′

* Schlussprozession Octave 1911, 3′

* Kavalkade 1905, 2′

* Blumenkorso 1906 1906, 3′

* Trauerzug für Großherzog Wilhelm IV 1912, 5′

* Eidesleistung der Großherzogin Marie-Adelheid 1912, 5′

* Marie-Adelheid im Kino 1912, 1′

* Ein Besuch in der Champagnerfabrik Mercier 1907, 9′

* Autofahrt durch Trier ca. 1903, 2′

* Domausgang zu Trier 1904, 2′

* Domausgang am Ostersonntag 1909, 3′

* Fronleichnamsprozession in Trier 1909, 3′

* Bilder aus Trier 1902-1909, 5′

* Leben und Treiben auf dem Viehmarkt 1909, 2′

* Blumenkorso 1914 1914, 3′

* Straßenszenen in Saarbrücken ca. 1908, 5′

Musique d’accompagnement de John Sweeney

Commentaire : allemand - sous-titres français et anglais

Prix public : 28 euros TTC

Article dans Bref, le magazine du court métrage

… taper sur les nerfs ! (Allemagne 1919)

EDITION FILMMUSEUM a restauré et édité en DVD le film Nerven de Robert Reinert.

Dans cette fiction, le réalisateur a essayé de rendre compte de « l’épidémie nerveuse » provoquée par la 1ère guerre mondiale et la misère, qui rendait véritablement les gens fous selon ses dires. Portrait unique de la vie en 1919 en Allemagne, à Münich, le film décrit le cas de plusieurs personnes rendues dingues et évoluant dans un climat insurrectionnel. Cette version restaurée du film est un document historique rare dans lequel on retrouve les prémices du cinéma expressionniste allemand.

En supplément, 2 courts métrages de propagande de la République des Conseils de Münich (Spartakiste) en 1918-1919.

Réal. Robert Reinert - 1919 – 110’ – version sonorisée

VO Allemand / intertitres français

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José Varéla, cinéaste sixties

Prochainement en DVD, 2 films de José Varéla.

Tourné en juin 1968 à Paris, Money Money (second long métrage du cinéaste français José Varéla, après Mamaïa) connaîtra, lors de sa sortie en 1969, un véritable échec commercial. Cette comédie satirique plutôt amère (mais non dénuée d’humour) sur la société de consommation et le pouvoir de l’argent ne pouvait alors satisfaire ni le grand public ni une jeunesse avide de fuite vers un ailleurs (le film ne contient aucun mot d’ordre, n’envisage aucun Eldorado possible). Varéla ne nous embarque pas pour Katmandou ou le Maroc, loin du Vieux Monde. Au contraire il nous met le nez dedans. Le fric y est roi. Varéla médite sur cette royauté (ce sésame censé ouvrir toutes les portes) qui, au final, se montrera telle qu’elle est : avilissante et destructrice. Drogué par les facilités de l’argent, le personnage principal (interprété par Jacques Charrier), héros aux chèques sans provision, n’a d’autre choix que de dépenser, de jouir plus vite que les banques et la police à ses trousses, de galoper comme un dératé - foutu d’avance - avant de tomber à bout de souffle.

Extrait : Dans une scène du film, le personnage principal retrouve un ami (interprété par notre ami René Biaggi, l’homme “en vert et contre tous” dans La Maman et la putain de Jean Eustache). Ensemble ils essayent de monter une combine pour gagner rapidement et facilement de la caillasse.

René Biaggi : “… J’ai une idée qui est pas mal. Je l’ai travaillée cette nuit. C’est le costume publicitaire… Des costumes ou des chemises, avec des publicités dessus. Tu aurais par exemple, une veste avec une télé dans le dos… ou bien avec un paquet… (il montre un paquet de lessive GÉNIE) Tu vois ?… Imagine qu’on nous donne 2 francs par chemise vendue. Si on vend 1000 chemises par jour, ce qui est très peu par rapport à 50 millions de français… Cela fait 2000 francs par jour. Cela, c’est au cas où on vendrait les chemises au même prix qui si elles étaient sans la publicité. Tu comprends ?

Jacques Charrier : Oui.

René Biaggi : L’astuce sera de les vendre un peu plus cher. Comme ça les gens diront que c’est un luxe d’avoir des chemises avec de la publicité.

Jacques Charrier : Si on se fait 2000 francs par jour avec les chemises, il y a aussi les slips, les caleçons et tout le reste… Génial ! C’est génial ton truc !… J’ai déjà une idée. Pour les chemises tu vas contacter Boussac. Ca c’est le grand fric mon vieux ! (…)

Imaginer que l’individu se transforme en support publicitaire, devait renvoyer en 1968 à l’image peu enviable de l’homme-sandwich et le spectateur devait finalement prendre tout ceci à la blague. Aujourd’hui cette expression nouvelle de la servitude volontaire est devenue une réalité planétaire.

2ème film : Mamaïa (suite)

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Anders als die Andern (code pénal - paragraphe 175)

Différent des autres (Anders als die Andern) est un film allemand de 1919, réalisé par Richard Oswald et co-écrit avec Magnus Hirschfeld, médecin allemand et cofondateur du mouvement de libération homosexuel, le WHK. Ce film est le premier à défendre la cause des homosexuels en Allemagne. Il dénonce le paragraphe 175 qui pénalisait alors les relations homosexuelles entre hommes consentants en Allemagne.

Interdit par la censure, le film a seulement survécu en tant que fragment d’une courte version retravaillée en 1927 par Magnus Hirschfeld. La reconstruction du film original a été entrepris en 2004 par la cinémathèque de Munich.

Les 2 versions sont présentes dans le DVD.

Réal. Richard Oswald -1919 - 51′ - VO all. - S/T anglais

Inter. : Conrad Veidt, Reinhold Schünzel, Fritz Schulz, Anita Berber, Magnus Hirschfeld

Une édition FILMMUSEUM

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“Monsieur Morimoto” génie des Carpates

Réalisée par Nicola Sornaga (le réalisateur du film Le Dernier des immobiles), la nouvelle version du long-métrage Monsieur Morimoto a été sélectionnée au 5 ème Festival International du Film de Bucarest (B-EST IFF).

Le jury a décerné une Mention Spéciale à Mr KENISHI MORIMOTO pour sa performance d’acteur dans le film de Nicola Sornaga.

Retrouvez une version inédite du film (7 extraits pour un film à venir : Monsieur Morimoto ) dans le DVD Le Dernier des immobiles, une édition Choses Vues.

art. publié dans Libération

art. publié dans Libération

Le Dernier des immobiles de Nicola Sornaga.

DVD 9 PAL Digipack + Livret de 16 pages. V O : français - Sous-titres : anglais, espagnol et italien. Durée totale : 2H10 - Couleur / Stéréo.
L’histoire : Nico, un jeune joueur de yukulélé, décide de faire un film sur Matthieu Messagier, un grand poète qui lit L’Equipe en fumant des havanes. Ce qui devait être un simple documentaire tourne au burlesque et à l’épopée cosmique.

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Avec : Matthieu Messagier, Dinara Droukarova, Nicola Sornaga, Michel Bulteau, Jacques Ferry, Alain Fride, Thierry Beauchamp, Pierre Péchin…
Sélection à la 60ème Mostra Internationale du film de Venise / Prix Léo Scheer au 18ème Festival International de Belfort / Prix Spécial du Jury du Festival International Cinemajove de Valence.
Bonus : Fragments pour un film à venir.. 7 extraits du film Monsieur Morimoto de Nicola Sornaga - Durée : 27 ‘ - 4/3 - Couleur - Stéréo.

Nicola Sornaga présente Mr Morimoto / Festival de Bucarest

CIMM Fest - Chicago du 5 au 8 mars

“Hardtimes killin’ floor blues”, documentaire sur et avec Jeffrey Lee Pierce, a été sélectionné pour la première édition du Festival International Film & Musique de Chicago (CIMM Fest) qui se aura lieu du 5 au 8 mars 2009.

US Premiere. In 1992, Jeffrey Lee Pierce, lead singer of psychobilly band the Gun Club, was living in London with no label, no money, declining health, and little prospects for a comeback. Director Henri-Jean Debon’s painfully candid interviews, shot in unflattering closeup on grainy S 8mm film, paint a bleak portrait of a man with great talent but little hope.With Nick Cave.

article : Les Dernières balles du Gun Club - in Mediapart

Saturday March 7

5 :00pm - Thinkart Salon - 1530 N. Paulina

Saturn !

Article d’Agnès Giard (400 culs : des seins à la pomme et au Coca) - blog Libération.

Sur le site EuropaFilmTreasures, il est possible de voir parmi les premiers courts-métrages grivois de l’histoire du cinéma : des saynettes “pikante” tournées entre 1906 et 1911 par la firme autrichienne Saturn, d’étranges strip-tease américains, des dessins animés influencés par le futurisme et même des bouts de “scènes grivoises” datant de l’époque art nouveau (…)

Lire article complet

Moteur coupez ! mémoires d’un cinéaste singulier

Mardi 20 janvier 2009, de 19h à 20h30, rencontre avec Jean Rollin à l’occasion de la sortie de sa biographie MoteurCoupez ! Mémoires d’un cinéaste singulier et Stéphane du Mesnildot, critique cinéma.

HORS-CIRCUITS

4 rue de Nemours 75011 Paris - M° Oberkampf / Parmentier

En savoir plus :

Ovidie et Jean Rollin à Hors-Circuits

Brigitte lahaie "à la faux"

Brigitte lahaie

Le Dernier des immobiles chez les Helvètes

Tourné entre Paris, le Jura et les montagnes de Haute-Engadine, Le Dernier des immobiles de Nicola Sornaga est disponible en DVD chez nos voisins suisses via AV Distribution.

Synopsis : Nico, un jeune joueur de yukulélé, décide de faire un film sur Matthieu, un grand poète qui lit L’Équipe en fumant des havanes. Très vite le projet tombe à l’eau et ce qui devait être un simple documentaire tourne à l’épopée burlesque.

Récompenses : Sélection à la 60ème Mostra Internationale du film de Venise.

Prix Léo Scheer au 18ème Festival International de Belfort.

Prix Spécial du Jury du Festival International Cinemajove de Valence.

Avec :Matthieu Messagier, Nicola Sornaga, Dinara Droukarova, Michel Bulteau, Pierre Péchin…

“Un vrai film surréaliste entre L’Age d’or et Notre-Dame des Turcs” - André S. Labarthe

“Un film pour l’immense minorité” - Nanni Moretti

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IAO- Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO - Explorations psychédéliques en France

Inédits de Pierre Clémenti au CAPC - Musée d’art contemporain de Bordeaux jusqu’au 08 mars 2009

Positano -Bobine 30B01 (1969, 23 minutes) et un montage alternatif, réalisé pour l’occasion, de La deuxième femme - Bobine J (1967-78, 20 minutes) recoupent les vagabondages d’une période intense de création et d’expériences partagées avec Philippe Garrel, Nico, Frédéric Pardo, Tina Aumont, Jean-Pierre Kalfon, Bulle Ogier, Marc O’, Viva et beaucoup d’autres. Ces deux films encadrent La révolution n’est qu’un début : continuons le combat *(1968, 23 minutes), véritable hymne à la liberté qui capte les événements de Mai 68. Ce dernier, oublié dans une cave pendant plusieurs décennies, a été récemment redécouvert et confié par le peintre Frédéric Pardo, peu avant son décés, à l’historienne du cinéma Sally Shafto. L’ensemble, réunifié, constitue un triptyque présenté en continu au sein de l’exposition, tel une “cène” psychédélique.

En savoir plus : Monoquini

Cycle contre-culture générale : Pierre Clémenti - Inédits

Cinémathèque française - vendredi 12 décembre 2008

19H30 - PIERRE CLEMENTI - INEDITS (1) - 78′

Le résumé : « Avec pas un centime et malgré des tornades de désintérêt prises en pleine figure, nous sommes venus à bout de la restauration de films totalement inédits, jamais vus sur Terre, de Pierre Clémenti. Famille, tournages, mise en scène d’un instant, tableaux vivants, folies de la nuit, fulgurance de l’amour, liberté des corps : ce sont des années de travail passionné qui irradient devant nos yeux. Des années de montage, de collage/décollage, de surimpressions, d’inventions, dans une salle de montage allouée à vie à Pierre Clémenti dans Beaubourg même par son directeur de l’époque. Un sens pictural et rythmique doublé d’un témoignage essentiel sur les années 60 et 70, sur Paris, sur l’Italie, sur la poésie de vivre. Avec Pierre Clémenti, Bulle Ogier, Balthazar Clémenti, Margareth Clémenti, Nadine Clémenti, Andy Warhol, Philippe Garrel, Jean-Pierre Kalfon, Viva, Pascal Grégory, Catherine Deneuve, Nico, Tina Aumont, Frédéric Pardo, Marc O’, Moondog, Maurice Béjart… » (Antoine Barraud)

“Souvenirs souvenirs” (Bobine 27) de Pierre Clémeni

France/1968/29′/16mm

Tournage des Idoles de Marc’O, Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon, tournage du Lit de la Vierge de Philippe Garrel.

Positano (Bobine 30B01)de Pierre Clémenti

France/1969/24′/16mm

Avec Philippe Garrel, tournage du Lit de la vierge, Tina Aumont, Valérie Lagrange…

Making off de Benjamin ou les Mémoires d’un puceau et du film Les Idoles et autres inédits

France/9′/vidéo

En présence de Bulle Ogier, Jean Pierre Kalfon, Balthazar Clémenti et Antoine Barraud.

DVD Pierre Clémenti cinéaste / Voir boutique

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Traité de bave et d’éternité / Isidore Isou

Isidore Isou en 1951

Isidore Isou en 1951

Réalisé en 1951 par Isidore Isou, fondateur du mouvement lettriste, le film “Traité de bave et d’éternité” est édité, pour la première fois, dans sa version intégrale par RE:VOIR. Projeté en marge du festival de Cannes, où Isou et d’autres lettristes débarquèrent en 1951, le film fit scandale et enthousiasma le jeune Debord, lycéen qui vivait alors sur la Côte d’Azur. Jean Cocteau décerna au Traité de bave le Prix de l’Avant-Garde avant d’en dessiner l’affiche. Pendant des années on pouvait en voir, haut perché, un exemplaire au cinéma l’Etoile à Paris, jusqu’au jour où il fut subtilisé par un amateur moins scrupuleux et plus dextre que l’auteur de ces lignes. En bonus : la bande annonce de la sortie du film en 1952 (rare) et un livret bilingue français-anglais. Pour information, le film fut produit par Marc-Gilbert Guillaumin dit Marc’O, par ailleurs éditeur et rédacteur de l’unique numéro de la revue ION, numéro consacré en 1952 au cinéma lettriste (articles de Isou, Debord, Dufrêne, Wolman, Marc’O…)

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Marcel…

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23ème Festival International du Film de Belfort

Réalisé par Henri-Jean Debon, Hardtimes killin’ floor blues, documentaire sur Jeffrey Lee Pierce, est sélectionné pour le festival international de Belfort qui se déroulera du 22 au 30 novembre.

A LIRE : entretien du réalisateur sur Jeffrey Lee Pierce accordé à OBSKURE

Entretien à Obskure

Invocation of my demon brother

The editors of Film Comment magazine will present a tribute to French leftist poster boy Pierre Clémenti on Tuesday, Nov. 25, with a Film Comment Selects screening and the U.S. premiere of “Les Idoles,” at 7:30 p.m. Best known as the brooding young gangster who falls for Catherine Deneuve in Buñuel’s “Belle de jour,” Clémenti was an icon of the Gallic underground and spurned movie stardom for collaborations with directors Bernardo Bertolucci, Phillippe Garrel, Pier Paolo Pasolini, Dusan Makavejev, and others. Clémenti plays a member of a pop music trio, backed by a band called Les Rollsticks, struggling to come to terms with success in Marc’o’s frenetic, yé yé music film.

Editée par la Film Society of Lincoln Center, la revue de cinéma new-yorkaise FILM COMMENT publie, dans le numéro de septembre octobre, un important dossier consacré à Pierre Clémenti.

Fin novembre, La Film Society of Lincoln Center présentera Les Idoles de Marc’O, avec Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti, Valérie Lagrange, Bernadette Laffont… (photo ci-dessus)

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Festival International du film documentaire de Copenhage

Le documentaire Hardtimes killin’ Floor Blues sera projeté au 6ème Festival International du film documentaire de Copenhage (Danemark), novembre 2008.Hardtimes Killin’ Floor Blues

Hardtimes killin’ Floor Blues

Director: Henri-Jean Debon

A raw and unsweetened snapshot of the personal free fall of Gun Club lead singer Jeffrey Lee Pierce.

In 1992, Henri-Jean Debon was a fly on the wall observing his great idol Jeffrey Lee Pierce. The lead singer of the now-defunct punk band Gun Club lived a relatively obscure life in London in economic ruin and with a liver that was in a state of advanced disintegration. He died four years later of a brain haemorrhage, and moved by his death, Debon lay aside his recordings. But now the material has luckily been unearthed again, and the rattling recordings are just as obtrusive as their intensity is moving. ‘Hardtimes Killin’ Floor Blues’ is spared the pompousness of obituary speeches. A raw and unsweetened snapshot of a human free fall and a portrait of an exceptional artist, who inadvertently ended up being a caricature of what he always dreamt of being: a real blues man.

Jeffrey Lee Pierce - ARTE, magazine Le Journal de la culture

Festival International de LUSSAS, France (août 2008) / Sélection Incertains Regards

Reportage consacré au documentaire “Hardtimes killin’ floor blues” réalisé par Henri-Jean Debon.

jeffrey lee pierce / ARTE Journal de la culture

DVD Hardtimes killin\’ floor blues / Boutique

Lucca Film Festival

PROGRAMMA

10-18 OTTOBRE 2008

Pierre Clementi

Pochi sanno che il grande attore francese ha realizzato in prima persona dei film, e pochissimi sanno quanto siano preziosi e visionari. Ma nessuno ha mai visto i film che mostreremo in anteprima assoluta a Lucca, nel quadro di un più ampio omaggio a Clementi che prevede la partecipazione di vecchi amici di Pierre come Jean-Pierre Kalfon e Franco Brocani, accanto alla proiezione di quei film che ci offrono alcune tra le più belle ed uniche performance del Clementi attore. Tutto questo grazie all’appoggio, il sostegno e l’amicizia del figlio Balthazar Clementi, che ci onorerà della sua presenza a Lucca.

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Hardtimes killin’ floor blues au festival de Lussas

News :

Le film réalisé par Henri-Jean Debon, sur et avec Jeffrey Lee Pierce (le chanteur du mythique Gun Club), sera projeté lors des États Généraux du film documentaire de Lussas (Ardèche) dans la sélection Incertains Regards (du 17 au 23 août 2008). Hardtimes Killin’ Floor Blues est actuellement disponible en DVD aux éditions CHOSES VUES.

http://www.lussasdoc.com

OPERATION KANGOUROU

OPERATION KANGOUROU du jeudi 10 juillet 2008 14h, redif le vendredi 10h sur Radio FPP 106.3fm. Mis en ondes par le “Colonel et le Dérailleur “.

Henri-Jean Debon s’entretiendra à propos de la sortie en DVD de son film Hardtimes killin’ floor blues avec Jeffrey Lee Pierce aux Editions Choses Vues.

AVEC COMME INTERMEDE MUSICAL:

DESIRE LANDRU: Coeur Vole (sur le 45t des combinaisons “4 gros tubes” deutch gros klaxon 1989, le morceau lui date de 1982)

JEFFREY LEE PIERCE: Lucky Jim (33t “drinking from puddle” kill rock)

ET AVEC DANS LE ROLE DE LA CAUTION ROCK’N'ROLL L’INENARRABLE SF SORROW….

(((Cliquez ici pour écouter l’émission)))

“Monsieur Morimoto” sur la Croisette

Le long métrage « Monsieur Morimoto » réalisé par Nicola Sornaga a été sélectionné pour participer au festival de Cannes (Quinzaine des Réalisateurs).

Un film de Nicola Sornaga

Scénario : Salvatore Sansone & Nicola Sornaga

Avec : Morimoto Kenishi, Eve Gollac, Vicky de Saint Hermine, Lola Gonzales, André S. Labarthe…

Monsieur Morimoto est un japonais exilé à Paris depuis l’âge de la retraite. Il est venu réaliser son rêve de toujours, mener la vie d’un peintre bohème parnassien. Un beau jour, ce clochard céleste qui n’a jamais réussi à apprendre la langue de Molière, se retrouve à la rue avec son dernier tableau, qu’il perd en cours de route. Il erre dans Belleville comme un chat perdu à la recherche de son tableau et croise des êtres à la dérive, “rêveurs définitifs” qui comme lui poursuivent l’amour sans relâche.

Initialement produit en 2007 par Choses Vues et Tricycle pour accompagner l’édition DVD du film « Le Dernier des immobiles » de Nicola Sornaga et intitulé « fragments pour un film à venir - Monsieur Morimoto », le film a été ensuite développé et produit par la société Tricycle, Les Productions du sommeil, Chaya films et Les Films de la Jetée.

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Paradise Now! Essential French Avant-garde Cinema, 1890–2008

To coincide with the major exhibition Duchamp,Man Ray, Picabia, this landmark series presents over 60 films, most of which have never been shown before in the UK. Marking the fortieth anniversary of the May 1968 protest movements that sparked a revolutionary shift which resounds today, the series demonstrates the political vitality and formal diversity of the French avant garde from the beginnings of cinema to the present day.

The series includes pioneering films by Christian Boltanski, Alberto Cavalcanti, Pierre Clémenti, Marcel Duchamp, Jean Epstein, Gérard Fromanger, Philippe Garrel, Jean-Luc Godard, Dominique Gonzalez-Foerster, Maria Klonaris & Katerina Thomadaki, Ange Leccia, Maurice Lemaître, Rose Lowder, Louis Lumière, Étienne-Jules Marey, Chris Marker, Georges Méliès, László Moholy-Nagy, Pierre Molinier, Marylène Negro, Man Ray, Carole Roussopoulos, Jean-Marie Straub & Danièle Huillet, Ben Vautier, René Vautier, Pierre Clémenti and many more.

Friday 14 March – Friday 2 May 2008

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THE INDEPENDANT PUBLISHER’S PORTAL

LE PORTAIL DES EDITEURS INDEPENDANTS

THE INDEPENDANT PUBLISHER’S PORTAL

Choses Vues / Shop

Pensieri dal carcere / Pierre Clémenti

Pensieri dal carcere

di PIERRE CLEMENTI

Titolo Originale: Quelques messages personnels

Traduzione dal francese di Simone Benvenuti

Postfazione di Balthazar Clémenti

Saggio conclusivo di Danilo Zolo

Pubblicazione: Novembre 2007

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THE ZANZIBAR FILMS AND THE DANDIES OF MAY ‘68

Ontario Cinémathèque (Canada)

November 2007

In « THE ZANZIBAR FILMS AND THE DANDIES OF MAY ‘68 -

FILM SELECTION »

« La Révolution… »

(The Revolution Is Only A Beginning: Let’s Continue)

Recently discovered, the first film by actor-director Pierre Clémenti is a brash and stylized manifesto for a “permanent revolution,” “spontaneous creation,” and “poetry of the streets. ”Its use of filters and superimpositions creates a trippy, psychedelic salvo quite the opposite of Garrel’s form of attenuated hallucinations. Parallels with Warhol’s Factory films can be discerned in LA RÉVOLUTION N’EST QU’UN DÉBUT, in which appear many key Zanzibar figures and their band, Les Fabuleux Loukoms, later known as Les Jeunes Rebelles. It’s both a diary of sorts and an important historical document whose reappearance has been met with much excitement.

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BREATHLESS: FRENCH NEW WAVE TURNS 50

Australian Cinémathèque

Pierre Clémenti is best known for his role as the suave gangster in Luis Buñuel’s Belle de Jour 1967, but his work as a writer, filmmaker and activist is being re-evaluated today as a crucial creative contribution. Clémenti collaborated with members of the Zanzibar group in the 1960s, and he fully embraced the lifestyle revolution ushered in by the ‘underground’: sexual liberation, anarchist agitation, aesthetic experimentation. An early champion of DIY formats such as Super 8, his ‘diary films’ are illuminating.

It’s Only a Beginning - The Revolution Goes On

(Ce n‘est qu’un début - la Révolution continue) 1968

New Old 1979

Hommage à Pierre Clémenti

Centre Georges Pompidou

Pierre Clémenti lors du tournage de Visa de censure (1967)

Pierre Clémenti lors du tournage de Visa de censure (1967)

L’hommage : Né en 1942, Pierre Clémenti fait ses débuts au théâtre sous la direction de Jean-Louis Barrault, après avoir suivi les cours de Charles Dullin, du Vieux Colombier et de la rue Blanche.

Le cinéma va bientôt révéler au grand public sa silhouette souple, son regard sombre, faisant de lui tantôt un jeune ingénu tantôt un voyou ou un rebelle. Dans Le Guépard, il incarne un jeune aristocrate, dans Belle de Jour, il est Marcel, le mauvais garçon, l’amant de Catherine Deneuve, par qui le scandale arrive. Mais le rôle qui lui vaut la reconnaissance du public est celui de Benjamin, le jeune puceau du film de Michel Deville.

Déjouant les plans de carrière prévisibles, aimant avant tout sa liberté, Clémenti choisit de travailler avec des cinéastes dont les exigences s’accordent aux siennes, comme Bernardo Bertolucci ou Philippe Garrel. En même temps, il découvre, avec Etienne O’Leary, qu’il n’y a pas une seule forme de cinéma, mais que l’on peut filmer comme un poète écrit : il suffit de prendre une caméra et de filmer sa vie. Et on le voit bientôt, caméra à la main sur les tournages auxquels il participe, et sur les lieux de sa vie quotidienne. Il filme la vie de sa famille (femme, enfant et amis) dans des décors idylliques comme des événements de rue - notamment en mai 68 à Paris…

Ses choix sont guidés par une quête intérieure, par un besoin de créer et pas seulement d’interpréter, par un désir d’exorciser la violence qui l’habite depuis l’enfance, qu’il a déjà mise en mots avant même de faire du théâtre, écrivant deux pièces radiophoniques qui seront diffusées à la fin des années 50 sur des compositions musicales d’André Almuró.

L’hommage que le Centre Pompidou rend à Pierre Clémenti - disparu en 1999 - présente les étapes marquantes de sa carrière d’acteur et de poète-cinéaste : depuis ses pièces radiophoniques jusqu’à son film testament, Soleil ; depuis ses films grand public jusqu’aux films plus confidentiels, sans oublier les films underground. Un portrait de l’artiste en homme libre.

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« Pierre Clémenti : L’Ange noir»

Cinémathèque de Bologne (Italie) en partenariat avec la Délégation culturelle française de Venise

Cycle de films en hommage au grand acteur et réalisateur français Pierre Clémenti. Introduction de Jeanne Hoffstetter, auteur de Pierre Clémenti, à l’occasion de la publication de son roman biographique (éd. Denoël, 2006). Présence attendue de Giuseppe Bertolucci.

New Old et Visa de censure n°X de Pierre Clémenti.

Clémenti acteur : Porcile de Pier Paolo Pasolini / Belle de jour de Luis Buñuel / I Cannibali de Liliana Cavani.

Sixty-Eight! Europe, Cinema, Revolution?

A Film Festival and Conference at Yale University

Thursday, February 15 to Saturday, February 17, 2007

Whitney Humanities Center, 53 Wall St., New Haven, CT

Sixty-Eight! Europe, Cinema, Revolution? will focus on the New Wave cinemas of Eastern and Western Europe leading up to and in the aftermath of the political showdowns of 1968. The European Studies Council, along with the Film Studies Program and the Department of the History of Art, has organized the festival around a wide variety of films from many countries, from little-known gems and avant-garde shorts to recognized cinematic classics. The festival will interlace feature films, documentaries, and experimental films with introductions by scholars and critics from a range of disciplines, and informal panels and open discussions. A complete list of participants and details may be found at http://www.yale.edu/macmillan/europeanstudies/1968

Choses Vues / Shop

« La révolution… » de Pierre Clémenti

Université de YALE (USA)

Dans le cadre des conférences sur les films ZANZIBAR

« La révolution… » de Pierre Clémenti

Rediscovered in a basement in 1999, the film was shot in Paris during the events of May ‘68 and in Rome where the actor was featured in the film Partner by Bertolucci with Margareth & Balthazar Clémenti, Jean-Pierre Kalfon, Valérie Lagrange…

http://www.yale.edu/macmillan/europeanstudies/1968.htm