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L’évaporation de l’homme de Shohei IMAMURA

Le 20 décembre 2011, Choses Vues sortira en DVD le film L’évaporation de l’homme de Shohei Imamura (Ningen Johatsu, 1967, 129′). En supplément : Les Pirates de Bubuan (Bubuan no kaizoku, 1972, 47′). VO japonaise / ST français, + 3 extraits de documentaires de la série Les citoyens abandonnés, 1971-75, durée totale des extraits : 9′)

L’évaporation de l’homme (Ningen Johatsu)

Japon, 1967, 123′, n&b, scénario et réalisation : Shohei Imamura

Image : Kenji Ishiguro, montage : Mutsuo Tanji

Son : Kunio Takeshige, musique : Toshiro Mayuzumi. Traduction : Catherine Cadou.

Interprétation : Shigeru Tsuyuguchi, Yoshie et Sayo Hayakawa (dans leur propre rôle), Shohei Imamura…

Tadashi Oshima, un agent commercial trentenaire, a disparu en emportant l’argent de son entreprise. Yoshie, sa fiancée lance un avis de recherche et part enquêter avec une équipe de tournage. Peu à peu, à travers les témoignages des personnes qui le connaissaient, se dessine le portrait du disparu : un homme à la fois timide et chapardeur, aimant boire, séduisant les femmes et entretenant une liaison secrète avec Sayo, la propre sœur de Yoshie. Plus l’enquête documentaire avance plus le mystère s’épaissit. La confrontation des deux sœurs qui se haïssent depuis l’enfance donne lieu à un terrifiant happening familial. L’homme reste introuvable…

L’évaporation d’un homme traite d’un phénomène social récurrent dans le Japon des années 60, la disparition de nombreux individus dans les méandres d’une société en plein bouleversement. Pour réaliser le film, Shohei Imamura s’inspira des notes d’un modèle qui avait joué dans une de ses précédentes oeuvres. En poursuivant le fantôme de l’homme évaporé, à travers ses relations obscures avec une fiancée secrète, Imamura traque la notion de vérité et de réalité. Le brouillage délibéré de la frontière entre documentaire et fiction devient de plus en plus explicite à mesure que l’action progresse.

En supplément :

Les Pirates de Bubuan (Bubuan no Kaizoku)

Documentaire, Japon, 1972, 47′, coul., réalisation : Shohei Imamura. Première présentation de ce film inédit de Shohei Imamura, jamais traduit ni distribué en France.

La vie d’une petite communauté de l’archipel des Philippines vivant dans une extrême précarité. Imamura découvre très vite que celle-ci est livrée à la merci de pirates fortement armés. Le réalisateur décide de filmer les deux camps. La réalité s’avère plus complexe…

Le 18 avril 2012 : Double DVD En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus (série “Citoyens japonais abandonnés”), 4 documentaires réalisés par Shohei Imamura au début des années 70.

- En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus - 1 La Malaisie

- En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus -2 La Thaïlande

- Matsu la brute revient au pays natal

en supplément :

- Ces Dames qui vont au loin.

Boutique

Article du Canard Enchaîné

Article du Canard Enchaîné

Bande annonce originale

Insoumission poétique - Tracts, affiches et déclarations - 1970-2010

Il y a une trentaine d’années ont été rassemblés et publiés les tracts et les déclarations collectives que fit le Mouvement surréaliste de 1922 à 1969. Ce présent volume rassemble les interventions publiques faites de 1970 à 2010 par ceux qui, après la mort d’André Breton et la crise de 1969 qui vit la dislocation du groupe rassemblé autour de celui-ci, n’en estimèrent pas moins nécessaire la poursuite de l’aventure surréaliste. Aventure qui se renouvela avec les activités du groupe de Paris du mouvement surréaliste et qui se poursuit encore aujourd’hui, en liaison avec des groupes et des individus dispersés aux quatre coins du monde.

Ce n’est donc pas un livre d’histoire que ce recueil. Mais le parcours des divers moments d’une utopie fragile quoique tenace. Car lorsqu’ils affirment leur colère et leur révolte face à l’abjection capitaliste de l’Ubuniversel ou bien quand ils préfèrent rêver en commun, en un éveil paradoxal, à une civilisation passionnellement autre, les surréalistes offrent au fil de ces pages une suite têtue de questions : quelle conscience, quel mythe, quel langage restent toujours à inventer et à vivre dans le plus grand partage pour que la poésie soit faite par tous ?

Présentation de Guy Girard. Une édition Le Temps des cerises. 25 €

Vous pouvez trouver le livre à la librairie Le Flâneur des deux rives - 60, rue Monsieur le Prince 75006 Paris / 01 46 33 45 52

3 documentaires chez Edition Filmmuseum

Edition Filmmuseum édite 3 DVD consacrés au travail documentaire de trois réalisateurs (Peter FLEISCHMANN, Thomas HEISE et Shaheen DiLL-RIAZ).

Mon ami l’assassin (Mein Freund der Mörder) + Al Capone du Palatinat (Al capone aus der Pfalz)

Réalisation : Peter FLEISCHMANN

2 Documentaires, 90′ + 95′, 1985-2006, Allemagne, couleur

Le destin rocambolesque et passionnant de Bernard Kimmel, cambrioleur allemand légendaire de l’après-guerre qui défia l’ordre établi par conviction, vu par le cinéaste Peter Fleischmann, son ami, avec qui il s’est entretenu durant trente ans.

Il fut “le plus brillant des cambrioleurs d’Allemagne” et fit la une de tous les journaux. Après la guerre, Bernard Kimmel forçait avec sa bande jusqu’à trois coffres-forts par nuit, provoquait avec détermination et effronterie l’ordre établi et les plus fins limiers de la police. Quand il est arrêté en 1960, suite à une nuit d’ivresse qui a mal tourné, celui que l’on appelait l’Al Capone du Palatinat est déjà une légende. C’est à sa sortie de prison, en 1970, que Peter Fleischmann le rencontre pour la première fois. Au fil des entretiens, une amitié complice se noue entre les deux hommes… jusqu’à ce jour de 1982 où Bernard est condamné à perpétuité pour avoir tué un policier lors d’un cambriolage. Malgré cette rude épreuve, Peter Fleischmann décide de poursuivre leur dialogue. D’abord en prison où son ami semble accuser le coup, puis à sa libération conditionnelle fin 2003. À partir des films et entretiens qu’il a ainsi recueillis, le réalisateur retrace le destin extraordinaire de ce bandit d’honneur, sur la toile de fond de l’histoire allemande depuis l’après-guerre.

Sortie février 2012.

Les bouffeurs de fer (Eisenfresser)

Réalisation : SHAHEEN DiLL-RIAZ

Documentaire, 85 ‘, 2008, Allemagne/Bangladesh, couleur

Chaque année, des milliers de navires-citernes et porte-conteneurs désaffectés arrivent du monde entier au Bangladesh, pour y être démantelés. Des milliers de travailleurs migrants, venus du Nord et poussés au sud par la famine annuelle, démontent ces carcasses rouillées à la main, pour en recycler la ferraille. Les conditions de travail sont épouvantables et, par un système compliqué d’avances non payées et de crédits, les travailleurs se trouvent captifs de leur employeur. Un film visuellement superbe, qui dépeint un système d’exploitation et de misère, duquel rares sont ceux qui parviennent à échapper. DISPONIBLE.

Material

Réalisation : THOMAS HEISE

Documentaire-essai, 164′, 1988-2009, Allemagne, couleur et n&b

Material est un montage de rushes et de scènes inédites des précédents films réalisés par Thomas Heise en RDA, sur une vingtaine d’années. Ces “restes” puissamment architecturés apparaissent comme autant de témoignages décisifs pour comprendre l’Allemagne actuelle. Le matériau du montage donne à penser la matière même de l’Histoire. DISPONIBLE

Distribution Choses Vues

LETTRE OUVERTE À UN IMPOSTEUR

La parole est à Alain Joubert :

Le hasard - qui ne frappe jamais au hasard - m’a fait découvrir sur l’ordinateur de mon ami François-René Simon (et grâce à lui !), une de ces infamies qui traînent sur les « sites » voulant bien leur donner asile. En cette circonstance, il s’agissait d’un « blog » signé Arrabal le 24 août 2010, à 17h.41, blog hébergé - et toujours en place le 24 avril 2011 - par la revue de BHL « La Règle du jeu ». La belle équipe ! C’est donc à Fernando Arrabal, qui fut jadis et fugitivement l’un de mes amis (mais étais-je le sien ?) que je m’adresse à présent directement.

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Le beau geste

Exposition Le beau geste - photographies - du 17 juin au 16 juillet 2011.

Librairie-Galerie Le Flâneur des deux rives - 60, rue Monsieur le Prince 75006 Paris

suicide désinvolte

Suicide désinvolte (2001)

Lanternes magiques et pauvreté entre 1888 et 1914

Après Crazy Cinématographe (Le Cinéma Européen des attractions 1896-1916), EDITION FILMMUSEUM continue, avec l’étonnant Screening the Poor , son exploration des débuts du cinéma. Sous-titré Lichtspiele und Soziale Frage (Jeux de lumière et Question sociale), ce double DVD permet au public de découvrir, à travers cette problématique, l’art de la projection - ici reconstitué et à nouveau visible via l’écran électronique (en s’appuyant sur des images d’origine et les dispositifs de projection d’alors). Les diaporamas numériques reconstituent l’interaction entre image fixe et animée, texte et musique d’accompagnement - l’invention du multimédia.

Lanterniste Gallois

Lanterniste - projectionniste

Si de nos jours, il est plutôt rare de voir films et séries de diapositives associés au sein d’une même projection - ici en un même support DVD -, en 1900, il était de notoriété publique que le cinématographe découlait directement des spectacles d’images fixes. C’est donc tout naturellement que forains, conférenciers en tournées, entrepreneurs de music-halls, de cafés-concerts et exploitants des premiers théâtres cinématographiques, utilisaient ces deux médias de projection alternativement dans leurs spectacles. Vers 1900, les questions de pauvreté et d’assistance ont été la source de vives controverses. En sept chapitres, Screening the Poor retrace la manière dont ces questions étaient présentées au public via les lanternes magiques et le cinéma des débuts. Sur les écrans des forains, music-halls, cinémas ou de certaines salles paroissiales (déjà !), les visiteurs assistaient au spectacle d’orphelins mourant de froid ou à celui d’alcooliques plongeant leurs familles dans la misère, de questions de sécurité liées au travail, du quotidien de personnes âgées sans protection… - expérience poignante d’images fixes et animées accompagnées de musique, de chant et de lecture. Dans de nombreux pays, les industries photographique et cinématographique produisirent une grande quantité de lames de verre et de films sur ces thèmes.

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Va te faire voir !

Les 14èmes rencontres autour de l’art Singulier à Nice approchent.

Le vendredi 3 juin à l’auditorium de la BMVR de Nice Louis Nucéra et le samedi 4 juin à l’auditorium de MAMAC de Nice. Entrée Libre.

Demandez le programme !

Benjamin Péret et l’art du Mexique

Si les sociétés primitives ont conservé certains traits de l’enfance de l’humanité, le monde actuel est sa maison de correction. Benjamin Péret :  Introduction à l’Anthologie des mythes, légendes et contes populaires d’Amérique. Albin Michel, 1955.

Le Bal des ardents vous invite, à l’occasion de la sortie du DVD L’invention du monde de Jean-Louis Bédouin et Michel Zimbacca, avec le commentaire de Benjamin Péret, à une conférence de Gérard Roche « Benjamin Péret et l’art du Mexique » le mercredi 18 mai 2011 à 19 heures.

” Au cours des années de voyages et d’exil passées en Amérique Latine, près d’une dizaine en tout, Péret ne cesse d’écrire et de publier, même s’il doit aussi sacrifier à l’obligation de gagner sa vie. Il ne cesse d’agir en surréaliste et, malgré l’isolement, demeurant fidèle à lui-même, maintient, sans les confondre, une activité révolutionnaire avec celle de création poétique. C’est sur la terre mexicaine qu’il rédige Le Déshonneur des poètes, un pamphlet à l’odeur de souffre de volcan et, en même temps, véritable manifeste de la poésie. C’est encore au Mexique, mais publié à New York en 1943, qu’a été écrit ce texte majeur : La parole est à Péret, repris dans la préface à son Anthologie des mythes, légendes et contes populaires d’Amérique “. Gérard Roche, Benjamin Péret et les Amériques, Association des amis de Benjamin Péret, 2009.

Librairie Le Bal des Ardents - 17 rue Neuve - 69001 LYON - 04 72 98 83 36 - www.lebaldesardents.com

Eloge des jardins anarchiques

Vient de paraître chez L’Insomniaque éditeur le livre de Bruno Montpied : Eloge des jardins anarchiques.

Argumentaire du livre :

L’Eloge des Jardins anarchiques est une collection de petites monographies sur des créateurs autodidactes ayant décoré leurs jardins de statues naïves, de fresques en mosaïques, de monuments étranges, de moulinets et de girouettes loufoques, d’inscriptions hésitant entre plaisanteries et proverbes, d’accumulations en colonnes d’objets et matières de rebut, de maquettes d’avions ou de canons assemblés avec des matériaux recyclés, etc.

Il paraît au moment où l’engouement pour les formes d’art brut et d’art autodidacte prend un nouvel essor, des musées s’ouvrant à ces formes d’expression (come le LaM de Villeneuve-d’Ascq dans le Nord, le Museum of Everything à Londres, les nombreuses expositions, ventes aux enchères, foires et salons consacrés à l’art outsider aux USA ou en Europe), des sites et des blogs sur internet se multipliant.

L’ouvrage porte ainsi l’accent, parfois de manière polémique, sur une forme de création plastique qui ne se pare pas du nom d’art, de l’aveu même de ses auteurs. Ces derniers sont d’anciens ouvriers, artisans ou paysans à la retraite, créant la plupart du temps en marge de leur travail salarié.

Art ou créativité ? Derrière cette activité de loisir (souvent menée dans la plus grande discrétion et ne quêtant pas nécessairement une reconnaissance publique étendue), se profile un autre usage de l’art qui remet en question les pratiques culturelles dominantes.

L’engouement actuel, pour diverses formes de l’art brut, se porte plus rarement sur le corpus des environnements spontanés, moins réductibles au marché de l’art que les peintures, broderies, assemblages ou sculptures plus aisément échangeables. Il est par conséquent moins médiatisé. Les ouvrages, peu nombreux sur ces créations dressées dans les espaces intermédiaires entre habitations et rue, traitent la plupart du temps des mêmes créateurs sans essayer de faire découvrir de nouveaux sites. Ces derniers sont loin de se résumer au facteur Cheval, à Picassiette ou aux rochers sculptés de l’abbé Fouré à Rothéneuf.

C’est ainsi que l’on découvre dans L’Eloge des jardins anarchiques les sites inédits d’Alexis Le Breton en Bretagne, d’André Pailloux en Vendée (créateur en particulier d’un extraordinaire vélo, chef d’œuvre d’art brut encore inconnu), ou encore de l’extraordinaire maison tricotée de monsieur et madame C. en Normandie.

On rencontre aussi les sites peu connus de Bernard Roux dans le Saumurois, d’Yvette et Pierre Darcel et d’André Gourlet dans le Finistère, de Joseph Donadello dans la région toulousaine, de Martial Besse dans le Lot-et-Garonne, du père et du fils Montégudet dans le Limousin, de Charles Billy dans le Rhône (site révélé en son temps par Bruno Montpied dans la revue internationale de l’art brut et outsider Raw Vision), de Maurice Lellouche en région parisienne, de Marcel Debord dans le Périgord, ou d’André M. dans le Morbihan, véritable Arcimboldo spontané des campagnes. Des sites plus connus des amateurs (ceux de Bohdan Litnianski dans l’Aisne, ou d’Arthur Vanabelle dans le Nord par exemple) sont analysés pour leur part sous un jour nouveau.

Une information est apportée sur l’état de certains sites en péril (Emile Taugourdeau dans la Sarthe, Jean-Baptiste Faivre à Paris, Raymond Guitet dans l’Entre-deux-mers, Gabriel Albert en Charente, Gilis dans le Lot). Un rappel historique est également présenté concernant le plus ancien environnement sculpté par un autodidacte qui soit conservé en France, celui que François Michaud érigea au milieu du XIXe siècle dans le Limousin (antérieurement aux sites du facteur Cheval et de l’abbé Fouré).

Le livre aborde la question aiguë de la conservation de ces sites, sans trancher outre mesure sur un problème qui est lié à la particularité de leur conception artistique, elle-même liée à une vision éphémériste de la création manuelle.

Il est écrit, autre particularité, par un chercheur autodidacte lui-même travaillant en solitaire à l’archivage et à la sauvegarde sous forme de documentations multiples de cette mémoire des créateurs populaires (ces derniers ayant infiniment plus besoin d’être sauvés de l’oubli que les artistes professionnels, qui bénéficient de l’écrasante majorité de la sollicitude médiatique).

Une bibliographie consacrée aux ouvrages et textes multiples consacrés à ce champ de la créativité autodidacte complète utilement l’ouvrage, à l’usage des nouveaux chercheurs se manifestant chaque jour davantage vis-à-vis d’un champ de la création artistique largement sous-documenté, des défenseurs des patrimoines populaires et de tous les amateurs qui souhaiteraient trouver des pistes d’informations alternatives concernant ces formes de création alternative. Un index des sites cités dans l’ouvrage (plus de 90) indique également l’état connu actuel de ces environnements dont beaucoup d’auteurs disparaissent sans que cela soit annoncé.

Enfin, cette édition s’accompagne d’un DVD du film de Remy Ricordeau, Bricoleurs de Paradis (Le Gazouillis des Eléphants - 2011, 52′), co-écrit avec Bruno Montpied, où l’on retrouve plusieurs des créateurs évoqués dans l’ouvrage, avec des bonus précieux (une interview inédite de Savine Faupin conservatrice de la collection d’art brut au LaM de Villeneuve-d’Ascq, et deux petits films en Super 8 sur Marcel Landreau et Raymond Guitet, environnements rarement documentés et disparus aujourd’hui, extraits des archives personnelles de Bruno Montpied). Texte publié sur le blog de Hors-Champ (Nice)

Eloge des jardins anarchiques, L’insomniaque éditeur, 2011. 29 euros. Format 17×24 cm • 224 pages en couleur • 1 DVD

L’Insomniaque éditeur

Hors Champ

Le Poignard Subtil

Refractions (article de Bruno Montpied juillet 2003)

Les images qui ne cadrent pas… “Material” de Thomas Heise

Material est un montage de rushes et de scènes inédites des précédents films réalisés par Thomas Heise en RDA, sur une vingtaine d’années. Quasi sans commentaire, ces “restes” puissamment architecturés apparaissent comme autant de témoignages décisifs pour comprendre l’Allemagne actuelle. Le matériau du montage donne à penser la matière même de l’Histoire. Thomas Heise, grand documentariste est-allemand dont les films ont été longtemps interdits en RDA, pose un regard alternatif et vibrant sur les deux dernières décennies de l’histoire allemande. Ce double DVD propose également des œuvres de jeunesse rares du documentariste, images uniques et authentiques de la vie de tous les jours en RDA, films immédiatement interdits en RDA.

DVD 1 : Matérial / 1988-2009 / 164′ / Allemagne.

DVD 2 : Wozu denn über diese Leute einen Film ? / 1980 / 34′ / RDA

Das Haus / 1984 / 56′ / RDA

Volkspolizei / 1985 / 60′ / RDA

VO allemande, sous-titres français (+ sous-titres anglais et espagnols). Sortie juin 2011. Un double DVD édité par EDITION FILMMUSEUM, distribution Choses Vues.

Thomas Heise est né en 1955 à Berlin-Est. De 1975 à 1978, il est assistant à la réalisation au studio des longs métrages de la DEFA, à Potsdam-Babelsberg. De 1978 à 1983, il fait ses études à la Hochschule für Film und Fernsehen. Depuis 1983, il travaille comme auteur free lance et metteur en scène de théâtre, ainsi que dans le domaine radiophonique et le cinéma documentaire. Jusqu’à la fin du régime de la RDA, tous ses projets de films documentaires sont entravés par des « moyens opérationnels », détruits ou confisqués.

Grand Prix de la Compétition Internationale - FID de Marseille (2009)

Exposition “Champs de force” / Gilles Ehrmann

Du 05 avril au 14 mai 2011, Champs de force - Exposition de photographies de Gilles Ehrmann à la Librairie-Galerie Le Flâneur des deux rives - 60, rue Monsieur le Prince 75006 Paris.

Ami des poètes et proche des surréalistes, Gilles Ehrmann s’est d’abord fait connaître par ses photographies de la « Provence noire » avant de devenir le photographe attitré d’architectes renommés.

Témoin privilégié de l’Exécution du Testament de Sade de Jean Benoît, intime de Ghérasim Luca, proche de Victor Brauner et André Breton, il immortalise quelques figures de l’Art brut dans « Les Inspirés et leurs demeures » (Prix Nadar 1963).

Les inspirés et leurs demeures

Les inspirés et leurs demeures

Champs de force présente une face moins connue de son travail : les reportages qu’il a réalisés à travers le monde pour différentes revues. Du Mardi au Samedi de 12h à 19h30. Le Dimanche de 15h à 19h. Entrée libre.

Etienne O’Leary - Films 1966-1968

Edité par l’ICPCE (Montréal - Canada), le DVD Etienne O’Leary films 1966-1968 regroupant 3 courts métrages du cinéaste canadien sera prochainement disponible en France et en Belgique. Sortie prévue en février 2012. Distribution : CHOSES VUES Distribution / Coopaname.

Etienne O’Leary, filmographie établie par Jean-Pierre Bouyxou

Article de Bouyxou in Siné Mensuel

Article de Jean-Pierre Bouyxou in Siné Mensuel

Tardi, Willem, Chantal Montellier

Choses vues vient d’éditer Dans les coulisses de la BD, un DVD regroupant trois documentaires de Pierre-André Sauvageot :Tardi en noir et blanc, L’oeil de Willem et Chantal Montellier, la part d’enfance.

3 portraits de dessinateurs au travail où vous pourrez suivre, pas à pas, l’exécution d’une planche, du crayonné à l’encrage, découvrir leur imaginaire. Qu’est-ce qui les inspire ? Qu’est-ce qui les motive ? Comment travaillent-ils ?

Tardi en noir et blanc - 50′

Portrait de Jacques Tardi au travail, à travers deux bandes dessinées en cours d’exécution : « Le Petit bleu de la côte ouest » d’après un roman de Jean-Patrick Manchette, puis « Le Secret de l’étrangleur » adapté d’un livre de Pierre Siniac. Il commente et explique les dessins qu’il exécute. Il évoque son enfance, son père dont il met en images les carnets de guerre, son grand-père dont il s’est inspiré pour « C’était la guerre des tranchées ».

Chantal Montellier, la part d’enfance - 54′

Portrait de Chantal Montellier pendant la réalisation des « Damnés de Nanterre » qui revisite, avec acuité et intelligence, l’affaire Rey-Maupin. Par le dessin, en mêlant textes et graphismes, Chantal Montellier explore cette affaire incompréhensible quant aux motivations réelles des deux jeunes gens.

L’Œil de Willem - 51′

Willem est hollandais, mais vit à Paris. On peut voir ses dessins chaque jour dans Libération. Le film nous entraîne chez lui à Malakoff, à Libération avec Pierre Marcelle, à Amsterdam sur les traces de Provo, mouvement constestataire de la jeunesse libertaire hollandaise des années 60. Didier Ottinger, conservateur au Centre Georges Pompidou, situe le dessinateur dans la tradition des peintres moralistes du nord, celle de Bosch et de Breughel. A la demande du réalisateur, Willem réalise un dessin sur le monde d’aujourd’hui, dans l’esprit du célèbre tableau de Breughel « Les Proverbes flamands » qui décrivait les travers des hommes de son époque. Aujourd’hui, ce sont les extrémismes religieux de tous bords que Willem a choisi de stigmatiser.

Une édition Choses Vues, avec le soutien du Centre National de la Cinématographie.

Sortie nationale le 27 septembre 2011

La cinémathèque de Munich au Goethe Institut de Paris

Munich - Haut lieu du cinéma - Huit incontournables du Filmmuseum à partir du 16 mars 2011

Mercredi 16 mars 2011, 19h30

Berlin, symphonie d’une grande ville - de Walther Ruttmann

All. 1927, N&B, 65′/ Musique originale : Edmund Meisel

Stefan Drössler, directeur du Filmmuseum de Munich, présentera le film qui sera suivi d’une projection de courts métrages et de films publicitaires de Walther Ruttmann.

Jeudi 17 mars 2011, 19h

19h : Deutschland, Deutschland - de Peter Fleischmann

All., F, B 1989/91, v.o.s.t.fr., couleur, 90′

En présence du réalisateur et de Stefan Drössler, directeur du Filmmuseum de Munich (sous réserve)

Jeudi 17 mars 2011, 21h

La Route parallèle - de Ferdinand Khittl

RFA 1959/62, v.o.s.t.fr., coul. & N&B, 86′

Présentation: Francis Lecomte (Choses Vues) et Stefan Drössler (sous réserve)

Mardi 22 mars 2011, 19h30

Das Andechser Gefühl - de Herbert Achternbusch / RFA 1974/75, couleur, 65′

Avec Herbert Achternbusch, Margarethe von Trotta, Ingrid Gallhofer, Alois Hitzenbichler.

En présence de Margarethe von Trotta (sous réserve)

Mardi 22 mars 2011, 21h30

Servus Bayern - de Herbert Achternbusch / RFA 1977/78, couleur, 87′

Avec Herbert Achternbusch, Annamirl Bierbichler, Josef Bierbichler, Heinz Braun

Présentation : Mario Marchiori, enseignant et chercheur

Vendredi 25 mars 19h30 : Das Haus, de Thomas Heise / RDA 1984/2001, doc., n&b, 60′

«1984. Sur l’Alexanderplatz, la Berolinahaus, siège de l’administration du district de Berlin-Mitte. Tous les mardis et jeudis, les citoyens peuvent s’y rendre sans rendez-vous pour exposer leurs besoins et leurs difficultés, au service du logement, à l’aide sociale ou à la protection sociale des jeunes. À chaque étage, desservi par un monte-charge, la même constellation : les uns décrivent leur situation avec force détails, les autres affichent leur manque de moyens par un haussement d’épaules. Après avoir visionné le matériel filmique, les commanditaires l’ont aussitôt fait disparaître dans un bunker. Au moins n’a-t-il pas été détruit. »

(Claus Löser, Tageszeitung 2001).

vendredi 25 à 20h30 : Volkspolizei 1985, de Thomas Heise / RDA 1985/2001, doc., n&b, 60′

Tourné en 16 mm en 1985 pour la Staatliche Filmdokumentation de la RDA, le film a disparu pendant près de vingt ans dans une cave.

Avec des moyens techniques et financiers extrêmement réduits, Thomas Heise et son cameraman Peter Badel documentent le déroulement du service d’un poste de police de Berlin-Est à proximité immédiate du « rempart fasciste ».

Le film dissèque de façon oppressante le quotidien de la RDA sous l’emprise de l’idéologie et s’avère en même temps un travail anthropologique minutieux. Sa sobriété de forme et son regard sans concession en font un document précieux d’une réalité disparue.

Goethe-Institut - 17 avenue d’Iéna, 75016 Paris / M° Iéna

4€ - 3€ pour les titulaires de la Carte Goethe

Programme sur le site du Goethe Institut

Female Comedy teams (1928-35). Les reines du burlesque !

Edition Filmmuseum vient d’éditer, on ne les remerciera jamais assez, un double DVD regroupant (une sélection de) 12 comédies burlesques interprétées par trois tandems d’actrices américaines et produites par Hal Roach. Absolument génial !

Cherchant une pendant féminin aux comédies de Stan Laurel et Oliver Hardy - dont il était le producteur -, HAL ROACH fit plusieurs tentatives pour combiner deux actrices en un tandem comique, femmes en proie aux vicissitudes de l’existence. A la fin du muet, un premier duo réunit Anita Garvin et Marion Byron. Ensemble elles jouent dans trois films, dont A pair of tights (1929), avant de se séparer rapidement. Ce film est aujourd’hui considéré comme l’une des meilleures comédies du muet jamais réalisée. Au début des années 1930, et avec l’arrivée du parlant, apparaît un nouveau tandem composé de Thelma Todd (dans le rôle de la blonde platine) et de Pitts Zasu (dans celui de la fille timide et gauche), rôle repris plus tard par Patsy Kelly (à la fois en plus maladroite et plus hargneuse). Cette série de courts métrages sonores fonctionnera avec succès pendant cinq ans jusqu’à la mort mystérieuse de Thelma Todd en 1935. Dans ces films brillamment mis en scène et pleins de trouvailles, nos deux actrices - incarnant des jeunes femmes célibataires “moyennes” en négociation permanente avec petits amis, fin de mois difficile, recherche d’emploi ou simples tâches domestiques, tout en étant soumises à un défilé exponentiel de problèmes, situations embarrassantes et quiproquos, dans la pure tradition du slapstick - emportent notre adhésion, sans réserve !… Une série de films burlesques qui rivalisent aisément avec les meilleurs Laurel & Hardy. Pas moins que ça !

Thelma Todd & ZaSu Pitts

Thelma Todd & ZaSu Pitts (1931)

FEMALE COMEDY TEAMS (USA /1928-1935)

Double DVD + extension DVD-ROM (photos & documents) /n&b / 227′

29,90 euros

VO : anglais / sous-titres : allemand uniquement + livret (ang. & all)

12 comédies inédites (2 muets et 10 sonores). Les copies ont été superbement restaurées par la Cinémathèque de Munich.

Feed ‘em and Weep - 1928, 19′ - Réalisation : Fred L. Guiol (supervision Leo McCarey) Avec : Anita Garvin, Marion Byron et Max Davidson…

A Pair of Tights - 1929, 20′ - Réalisation : Hal Yates - (supervision Leo McCarey) Avec : Anita Garvin, Marion Byron…

Marion byron & Anita Garvin

Marion Byron & Anita Garvin (1928)

The Pajama Party - 1931, 20′ - Réalisation : Hal Roach - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts…

On the Loose - 1931, 20′ - Réalisation : Hal Roach - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts, Stan Laurel, Oliver Hardy…

Show Business - 1932, 19′ - Réalisation : Jules White - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts, Anita Garvin, Monte Collins, Paulette Goddard…

Asleep in the Feet - 1933, 18′ - Réalisation : Gus Meins - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts, Anita Garvin…

The Bargain of the Century - USA 1933, 19′ - Réalisation : Charley Chase - Avec : Thelma Todd, ZaSu Pitts…

Beauty and the Bus - 1933, 17′ - Réalisation : Gus Meins - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly …

Babes in the Goods - 1934, 19′ - Réalisation : Gus Meins - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly…

Patsy Kelly & Thelma Todd

Patsy Kelly & Thelma Todd (1934)

Maid in Hollywood - 1934, 19′ - Réalisation : Gus Meins - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly…

The Misses Stooge - 1935, 18′ - Réalisation : James Parrott - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly…

Top Flat - 1935, 19′ - Réalisation : William Terhune, Jack Jevne - Avec : Thelma Todd, Patsy Kelly…

VOIR AUSSI Max Davidson Comedies (1927-29, Leo McCarey)

Blog CHOSES VUES

A pair of tights (1929)

A pair of tights (1929)

Exposition “Les surréalistes et le cinéma” au Flâneur des deux rives

A l’occasion de la sortie du DVD L’INVENTION DU MONDE

Francis Lecomte (pour Choses Vues) et Le Flâneur des deux rives organisent l’exposition

LES SURRÉALISTES ET LE CINÉMA

documents, revues, affiches, livres, photographies, objets, pièces provenant de collections privées.

du mardi 08 février au 12 mars 2011

à la Librairie-Galerie Le Flâneur des deux rives

(surréalistes français, belges et tchèques)

Sur une table seront regroupés de nombreux DVD en rapport avec cette exposition (éd. Les Documents cinématographiques, La Maison d’à côté, Centre G. Pompidou, Châlet pointu, Malavida, Doriane films, Cinémathèque Royale de Belgique, Seven doc, Choses Vues…)

Compte-rendu de l'exposition, revue JEUNE CINEMA

Compte-rendu de l'exposition in JEUNE CINEMA

ENTRÉE LIBRE

Librairie-Galerie Le Flâneur des deux rives - 60, rue Monsieur le Prince 75006 Paris. RER Luxembourg - M° Odéon - M° Cluny-La Sorbonne. Du mardi au samedi de 11h à 19h30 et le dimanche de 14h à 19h

Tél. 01.46.33.45.52 / www.leflaneurdes2rives.com

Po zakonu (Dura Lex), western constructiviste de Lev Koulechov

Po zakonu (Dura Lex / Selon la loi), légendaire «western constructiviste » de Lev KOULECHOV (Lev Kuleshov ) - adapté d’une nouvelle de Jack LONDON -, a été un des moments phares du cinéma soviétique des années 1920 et l’un des films les plus populaires de son temps. Koulechov applique ses théories sur la composition de l’image et le montage dans ce huis-clos à trois personnages. Le DVD présente un nouveau transfert du film et une partition contemporaine du compositeur autrichien Franz Reisecker. En supplément le seul fragment existant du film Vasha Znakomaja de Koulechov, avec des décors du constructiviste Alexandre RODCHENKO.

Po zakonu (Dura Lex / Selon la loi) de Lev Kuleshov, 78′, 1926, n&b, URSS. Avec Vladimir Fogel, Aleksandra Khokhlova, Sergei Komarov, Piotr Galadjev / Scénario : Viktor CHKLOVSKI d’après une nouvelle de Jack London (L’imprévu).

L’histoire : Dans le Klondike, région du Grand Nord canadien rendue célèbre par La Ruée vers l’or, des prospecteurs - Hans Nielsen et sa femme Edith, l’Irlandais Michael Deinin, Detci et Herke - partagent la même cabane. Les Nielsen découvrent un important gisement, qu’ils commencent alors à exploiter. C’est l’hiver, le travail est difficile, mais le groupe ne désarme pas, car le filon ne semble pas se tarir. Les soirées monotones se passent en buvant du vin. Un jour, la bonne entente commune s’achève brutalement et violemment : dans une crise de démence, Deinin, qui veut posséder toute la mine, tue à bout portant Detci et Herke. Le couple Nielsen parvient à neutraliser l’assassin et à l’attacher solidement. Dès lors, ils doivent se relayer pour le surveiller.

C’est le printemps : la fonte des neiges renforce même l’isolement du baraquement des chercheurs. La surveillance de l’assassin se poursuit difficilement. Le couple se dispute à cause de la fatigue des longues nuits sans sommeil. Comme il n’est pas question de tuer l’assassin sans jugement, les Nielsen se décident à tenir un procès, où ils sont tout à la fois témoins, jurés et juges. Deinin est finalement condamné à la pendaison. C’est Nielsen, le bourreau, qui l’accomplit au pied d’un arbre. Après l’exécution, le couple épuisé, regagne la cabane. C’est alors que surgit l’assassin, la corde au cou, sur le seuil de la porte. Ils le laissent partir sans réagir, dans la campagne, sous la tempête.

1 DVD / PAL / toutes zones/ Livret bilingue 16 pages (all. & anglais)

Po zakonu 1926, 78′ (Musique de Franz Reisecker)

Vasha znakomaja 1927, 18′ (magnifique fragment)

Vo russe /sous-titres français (également anglais & allemand)

Une édition EDITION FILMMUSEUM (Cinémathèque autrichienne)

21 euros / boutique

Dura Lex (analyse du film sur le site Objectif Cinéma)

MARCHÉ NOIR à ÉOF (Paris)

MARCHÉ NOIR à l’espace ÉOF

(Livres, Disques, DVDs, BD, Multiples, Objets…)

Choses Vues (+ Edition Filmmuseum) - Orbe - PPT/Stembogen - Prele records - Tsuku Boshi + éditeurs/labels distribués et stand collectif

Lancements nouveautés : Choses Vues /Stembogen, Mokuhen / Tsuku Boshi, Leafcutter John + nombreuses projections de raretés et d’inédits

Vidéo-projections de courts métrages, d’entretiens et d’extraits de films de Werner Schroeter, Alexander Kluge, Dziga Vertov, Walther Ruttmann, KarlHeinz Martin, Ferdinand Khittl, cinéma “des attractions”, films sur le rock, Pierre Clémenti, film surréaliste… etc…, perles rares provenant des catalogues ÉDITION FILMMUSEUM, CHOSES VUES

Bar de qualité et, de 16 à 19 heures, dégustation de Gueuze 100 % Lambic Bio, bières de fruits, Faro et Pur Lambic en provenance de brasseries artisanales bruxelloises (*) (principalement de chez CANTILLON), diableries importées par Choses Bues / Coopaname. Une participation aux frais sera demandée pour la dégustation.

Une invitation Choses Vues et PPT, avec le soutien amical d’ÉOF - ENTRÉE LIBRE

Dimanche 19 décembre 2010 / 14H00-22H00

ÉOF, 15 rue Saint-Fiacre 75002 Paris - M° Bonne Nouvelle ou Grands Boulevards.

(*) Le lambic est une bière de fermentation spontanée (sans sucre ou levure ajoutés), exclusivement produite dans la vallée de la Senne (Bruxelles et ses environs). C’est une bière acide titrant environ 5° d’alcool. Elle peut être consommée telle quelle mais sert la plupart du temps de base pour la production du faro, de la gueuze et de la kriek (et autres bières de fruits). Quasiment inconnues en France, ces Gueuzes artisanales sont classées par de nombreux spécialistes parmi les meilleures bières du monde. Elles sont particulièrement appréciées par les amateurs de vins naturels.

Coopaname

“Ciel et terre” de Michael Pilz

Himmel und Erde (Ciel et Terre)- Autriche, 1979-82, 285′

Un documentaire réalisé, filmé, monté et produit par Michael Pilz. Musique : Konrad Bauer, Konrad Reiter, Norbert Wallner, Oswald Wiener. Son : Georg Buigner. Première : Février 1983 (Festival International du Film de Berlin)

2 DVD - VO : allemand dialectal de Styrie / Sous-titres : français (et aussi : allemand, anglais)

DVD 1 - Himmel und Erde I : Die Ordnung der Dinge (L’ordre des choses) 1979-82, 136′

DVD 2 - Himmel und Erde II : Der Lauf der Dinge (Le cours des choses) 1979-82, 149′

Livret bilingue 18 pages (allemand / anglais), texte de Michael Peckler + photos.

Né en 1943 dans une petite ville de Basse-Autriche (et réalisateur de plus de 100 films depuis les années 60), Michael Pilz réalise, avec Himmel und erde, un long documentaire épique sur la vie d’un village de haute-montagne (Sainte-Anna) de Styrie, une province autrichienne proche de la Slovénie.

“Filmant, loin de toute préoccupation sociologique, un monde paysan en voie de disparition, Michael Pilz réalise un magnifique essai poétique. Cinq heures d’enchantement(…)”

“En filmant pendant plusieurs saisons, de 1979 à 1982, la vie des habitants du village de Sankt-Anna, dans un coin un peu reculé de Styrie, Michael Pilz n’a pas réalisé un documentaire ethnographique ou sociologique. Car le cinéma que pratique cet artiste singulier, à l’oeuvre aussi abondante que variée (documentaires, films expérimentaux mais aussi fictions, sur divers supports et en divers formats) n’est pas sans évoquer celui de Mekas ou de Morder “. Claude Rieffel, aVoir-aLire.com

aVoir-aLire.com - critique de Claude Rieffel

Site officiel de Michael Pilz

Un DVD EDITION FILMMUSEUM (Österreichisches Filmmuseum, Vienne) / Distribution CHOSES VUES. Sortie mai 2011 / 28,50 euros

Les surréalistes et le cinéma (1)

Choses Vues sortira (en janvier 2011) le premier DVD d’une collection consacrée aux rapports entre les surréalistes et le cinéma. Intitulée L’invention du monde, la première édition regroupera 3 courts métrages, un entretien inédit de la télévision canadienne avec André Breton (27′,1960) et, en supplément, un entretien entre Jean-Michel Arnold, Bertrand Schmitt et Michel Zimbacca réalisé pour le DVD (45′, 2010).

Les films :

L’invention du monde (25′) et Quetzalcoatl, le serpent emplumé (8′) réalisés en 1950-52 par Jean-Louis Bédouin et Michel Zimbacca, avec un commentaire de Benjamin Péret (*)

Voix : Gaston Modot, Roger Blin…

Ni d’Eve ni d’Adam (10′), réalisé en 1969 par Michel Zimbacca, avec notamment le surréaliste Jean Benoît (en costume du Nécrophile).

Entretien avec André Breton (27′). Un document extrêmement rare dans lequel André Breton donne sa définition du Surréalisme. Film tourné de 1961 dans son atelier de la rue Fontaine

Digipack - DVD PAL - toutes zones

VO française

Sortie janvier 2011

(*) commentaire publié dans le tome VI des oeuvres complètes de Benjamin Péret (éd. José Corti)

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Festival OFNI # 8 - 24/28 novembre à Poitiers

Le festival O.F.N.I s’inscrit dans une démarche de diffusion alternative menée par l’association Niktalop Mélodie depuis sa création en 2001 : ce festival ciné-musical a pour but premier de grouper dans une programmation un ensemble de films peu diffusés, décalés des grands circuits de distribution et de production traditionnels, et très souvent inédits.

Festival nyctalope et mélodique de films, concerts, performances Audio Vidéo, ateliers, salon d’éditeurs indépendants, exposition…

Cette année, s’y tiendra le 1er Salon O.F.N.I. des éditeurs indépendants organisé en collaboration avec Cinémas Hors-circuits (du 27 au 28 novembre). Entrée libre. Présentation au stand Hors-Circuits des DVD édités et distribués par CHOSES VUES.

Programme complet de la manifestation :

Festival O.F.N.I

Thomas Harlan (1929-2010)

Thomas Harlan témoin d’un siècle. Un entretien radiophonique en 4 épisodes réalisé par Radio Zinzine en 2008.

“En un mot,c’est le troisième Reich qui est le sujet de fond , la lame de fond de tout. C’est à dire l’univers d’où je viens, l’univers dans lequel j’ai grandi, et qui nous a laissé non seulement perplexes, mais foudroyés à tout jamais…”

Thomas Harlan, auteur, cinéaste, révolutionnaire, né à Berlin en 1929. Son père Veit Harlan, était réalisateur de films de propagande pour Goebbels, dont il était très proche. En 1937, il déjeune avec son père chez Hitler. En 1948, il émigre en France. En 1959, il met en scène sa première pièce de théâtre basée sur le soulèvement du ghetto de Varsovie. De 1959 à 1963, il mène des recherches en Pologne sur les crimes de guerre commis par les nazis. De nombreuses procédures judiciaires sont ouvertes en Allemagne grâce à ses informations. Par la suite, il met le feu dans une salle de cinéma en Allemagne qui projette les films de son père. A la mort de ce dernier en 1964, il va habiter en France et en Italie où il s’engage aux côtés de Lotta Continua puis poursuit de nombreux projets à travers le monde : scénarios, films, romans, etc.

Thomas Harlan est mort le 16 octobre 2010. Il souffrait depuis dix ans d’une maladie pulmonaire.

Guerre et enfance

Le Quatrième Reich

Le Film “Wundkanal”

Portugal et Haïti

Wundkanal DVD 1 / Wundkanal 1984, 107′ (Thomas Harlan) + Le film ‘Wundkanal’ 2007, 34′(entretien avec T. Harlan) - DVD 2 / Notre Nazi 1984, 116′ (Robert Kramer). EDITION FILMMUSEUM (RFA) / distribution CHOSES VUES. Filmmuseum prépare également l’édition d’un autre film du cinéaste : Torre Bela (1975)

Article paru dans Libération

Boutique : DVD Wundkanal (Thomas harlan) + Notre Nazi (Robert Kramer)

La course des dix mille milles

De l'aube à minuit (1920)

couchés horizontalement sur la quintuplette - du modèle ordinaire de course 1920 (…)

Le Surmâle, Alfred Jarry, 1902

Anita G (1966) / Abschied von gestern

Le premier long-métrage d’Alexander Kluge, Lion d’Argent à Venise en 1966, est un des films initiateurs du Nouveau Cinéma allemand. C’est aussi un chef d’oeuvre dont la beauté radicale, tant esthétique que politique, est restée intacte au fil des ans (…)

Lire la suite de l’article de Claude Rieffel

Anita

KarlHeinz Martin, Léo McCarey (& Max Davidson), Ferdinand Khittl & Werner Schroeter

KarlHeinz Martin (1), Ferdinand Khittl (2), Werner Schroeter (3), Léo McCarey (Max Davidson) (4), 4 nouveaux DVD prochainement chez EDITION FILMMUSEUM. (1 & 2) septembre 2010, (3) décembre 2010, (4) avril 2011

Karl Heinz MARTIN (1886-1948) : Metteur en scène de théâtre passé au cinéma, il adapta en 1920 la pièce de Georg Kaiser De l’aube à minuit (Von Morgens bis Mitternacht), réalisant le premier film expressionniste allemand. Tourné avant Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene, ce film à la stylisation radicale dérouta la critique et irrita tant l’industrie allemande du cinéma qu’au résultat il ne fut jamais distribué outre-Rhin. En revanche, De l’aube à minuit fut exploité au Japon dès 1923 avec succès. ” Les expérimentations figuratives de Caligari sont ici poussées jusqu’à leur accomplissement ” annonçait il y a cinquante ans Henri Langlois, alors qu’il ne survivaient que quelques photographies. Longtemps considéré comme perdu, ce film essentiel fut retrouvé au Japon avant d’être restauré par la Cinémathèque de Munich.

L’histoire : Un matin, dans une petite ville de province, un employé de banque triste et morose a soudainement un coup de foudre pour une cliente élégante de passage. Las de son existence monotone, il quitte sa famille, s’enfuit avec la caisse et l’espoir de refaire sa vie à Berlin. Il y découvre la vitesse de la métropole, l’ivresse des plaisirs faciles mais également la solitude et la pauvreté. Affligé, hanté par la mort, recherché par la police, il tente de se sauver…

De l’aube à Minuit / Allemagne /1921 / 73′

Réalisateur : Karl Heinz Martin / Scénario : Herbert Juttke & Karl Heinz Martin / auteur de l’oeuvre originale : Georg Kaiser / Directeur de la photographie : Carl Hoffmann / Décors et costumes : Robert Neppach / Production : Ilag-Film - Isenthal & Herbert Juttke (Berlin)

1 DVD /

Von morgens bis mitternachts 1921, 73′

- Improvised score by SchlagEnsemble H/F/M

- Musique originale composée et dirigée par Yati Durant

- Percussion Art auf den Internationalen Stummfilmtagen Bonn 2008, 8′

- Livret. Essais de Fritz Göttler, Inge Degenhardt, Jürgen Kasten et Francis Courtade

Intertitres all. / sous-titres : français. Prix public : 21 euros

Une Edition : Filmmuseum München, Goethe-Institut München

sous la direction de Stefan Drossler. Dans la presse :

Médiapart

aVoir-aLire.com

Télérama.fr

Ferdinand KHITTL (1924-1976) / Cinéaste allemand, réalisateur de La Route parallèle

(…) La route parallèle, de l’allemand Ferdinand Khittl est un anti-documentaire, un travelogue fou qui exclut toute possibilité de son propre remake. C’est une machine à dépecer, filigraner, mystifier et pulvériser le réel. Il est fait à première vue, d’une série de “documents” filmés et numérotés, laissés en testament par un défunt énigmatique, et qu’une équipe d’enquêteurs, suivant un règlement assez retors, accepte de classer, d’interpréter. Trois nuits durant, cette équipe tente de déchiffrer le puzzle : si elle échoue, elle sera exécutée et remplacée par une nouvelle équipe de cinq volontaires apparemment prêts au suicide. Ici, le concept de spectacle est vite balayé (…) Extrait de l’article Le western de la méditation. Robert Benayoun, Positif, 1968

… ce serait nous condamner sciemment à cinquante ans de cinéma digestif

Réalisé par un allemand indépendant, l’un des films les plus “difficiles” de toute l’histoire du cinéma. Enfermés dans une salle dont ils ne sortiront que pour mourir, les membres d’une mystérieuse “commission” doivent classer divers extraits de documentaires (superbes) ; commentés énigmatiquement dans une langue admirable. On réclame souvent un “septième art” qui rivaliserait avec les recherches les plus avancées de la littérature et de la musique. En voici le prototype. L’ignorer, ou l’accueillir avec paresse par des lazzi, ce serait nous condamner sciemment à cinquante ans de cinéma digestif. Michel Mardore, Le Nouvel Obs, 1968

Grand Prix du Festival de Knokke-le-Zoutte 1963 / Festival de Cannes 1964 - Semaine de la Critique - Sortie France : 1968

Die Parallelstrasse - noir & blanc et couleur, 1962, 86 min / Réalisation : Ferdinand Khittl (*) / Scénario : Bodo Blüthner (*) / Image : Ronald Martini (*) / Montage : Irmgard Henrici / Musique : Hans Posegga / Production : Otto Martini - GBF, Munich.

Le DVD-ROM présente pour la première fois cela ” le chef-d’œuvre injustement oublié du Nouveau Cinéma allemand ” (Martin Brady), plusieurs courts de Ferdinand Khittl et une foule de documents sur les films. Prix public : 21 euros

(*) Signataires du Manifeste d’Oberhausen en 1962, l’acte de naissance du Nouveau Cinéma allemand.

art. Le Monde

art. Le Monde

A lire également :

Un jeu mortel (article de Lucien Logette - La Quinzaine littéraire)

Chronique DVD de Jean-Jacques Birgé

àVoiràLire (Critique DVD de Claude Rieffel)

Kinok.com

WERNER SCHROETER (1945-2010), cinéaste et metteur en scène de théâtre et d’opéra, né à Georgenthal, Allemagne.

Contenu du DVD :

DVD 1 Eika Katappa 1969, 143′ + Maria Callas Porträt 1968, 16′

DVD 2 La Mort de Maria Malibran 1971, 104′ - Argila 1969, 36′ - Dietrich Kuhlbrodt s’entretient avec Werner Schroeter 2010, 24′ + Livret avec un texte de Werner Schroeter. VO allemand / Sous-titres français, anglais & italien . Edition Filmmuseum éditera en 2011 un second double DVD Werner Schroeter.

Eika Katappa - Allemagne 1969 - Ecrit et dirigé par Werner Schroeter - Photographie : Robert van Ackeren, Werner Schroeter. Avec : Carla Aulaula, Magdalena Montezuma, Gisela Trowe, Rosy-Rosy, René Schönberg, Sigurd Salto, Rosa von Praunheim - Prix Josef von Sternberg 1969

Filmé à Naples, le film est un hymne à l’amour et à la mort. Cette œuvre d’une extrême originalité intègre déjà toute la thématique qui nourrira ses films : l’opéra, la chanson populaire, la théâtralité, l’utilisation de travestis dans les rôles de femme, l’obsession de la mort et une polyvalence des pratiques artistiques les plus diverses. On y découvre aussi l’interprète qui deviendra son interprète fétiche : Magdalena Montezuma.

Argila - Allemagne 1969 - Ecrit, filmé et dirigé par Werner Schroeter. Avec: Carla Aulaula, Magdalena Montezuma, Gisela Trowe, Sigurd Salto.

Der Tod der Maria Malibran (La mort de Maria Malibran) - Allemagne 1971 - Ecrit, filmé et dirigé par Werner Schroeter. Avec : Magdalena Montezuma, Christine Kaufmann, Ingrid Caven, Candy Darling, Manuela Riva, Annette Tirier, Einar Hanfstaengl - Production : Werner Schroeter Filmproduktion / ZDF

Werner Schroeter joue dans ce film, qui est selon lui son œuvre principale, avec les thèmes de l’Amour et de la Mort, de la Folie et du grand Opéra. La Mort de Maria Malibran est une réflexion musicale et scénique sur le culte du génie cher au 19ème siècle, sur le mythe de la diva : un mélodrame par excellence. La légende veut que la Malibran (1808-1836) ait chanté à en mourir.

Les films de Werner Schroeter de ce DVD ont été restaurés par la Cinémathèque de Munich sous la direction de Stefan Drossler.

La rétrospective prévue par le Centre Pompidou et le Goethe-Institut de Paris, du 2 décembre 2010 au 22 janvier 2011, qui avait été préparée en étroite collaboration avec Werner Schroeter, sera un hommage au cinéaste disparu.

Hommage à Werner Schroeter (aVoiraLire.com - Beaubourg)

Eika Katappa (critique sur aVoiraLire.com)

La Mort de Maria Malibran (critique sur aVoiraLire.com)

Programme Beaubourg

Bande annonce Beaubourg

Autrefois et Toujours, Photographies 1973-2009.

Exposition de photographies de Werner Schroeter

du 15 décembre 2010 au 29 janvier 2011

Galerie VU’ - Hôtel Paul Delaroche

58, rue Saint Lazare 75009 Paris

M° Trinité - d’Estienne d’Orves

MAX DAVIDSON (1875-1950), acteur comique juif américain. Il représente parfaitement “le poisson hors de l’eau qui lutte pour s’insérer dans l’Amérique mainstream comme tous ces millions d’immigrants des ghettos urbains” (Robert Farr). Le double DVD regroupe une sélection de 11 courts métrages - parmi les plus fameux - interprétés par Max Davidson, réalisés (ou supervisés) par Leo McCarey et produits par Hal Roach entre 1927-28. Participation à certains films de Stan Laurel (scénariste) et de Oliver Hardy (acteur).

Jewish Prudence (Leo McCarey)

Jewish Prudence de Leo McCarey

DVD 1

Why Girls Say No 1927, 23′

Jewish Prudence 1927, 21′

Don’t Tell Everything 1927, 23

Should Second Husbands Come First? 1927, 21′

Flaming Fathers 1927, 25′

Hurdy Gurdy 1929, 20′

DVD 2

Call of the Cuckoo 1927, 19′

Love ‘Em and Feed ‘Em 1927, 9′

Pass the Gravy 1928, 20′

Dumb Daddies 1928, 15′

Came the Dawn 1928, 17′

The Boy Friend 1928, 20′

The Itching hour 1931, 19′

films muets + bande musicale / intertitres : anglais & allemand

Max Davidson, un “schnorrer” (1) oublié

(1) “Dingue” en yiddish, selon la traduction de Robert Benayoun.

Max Davidson Comedies 1927-29

Pierre Clémenti - Inédits - Festival du Film de New-York

Projection, pendant le Festival du Film de New-York, de 3 films inédits réalisés par Pierre Clémenti.

47e Festival du Film de New-York

De l’aube à minuit (1920) de KarlHeinz Martin en DVD

Les Cahiers du cinéma

Distribution France & Belgique : CHOSES VUES.

Une édition Filmmuseum.

“Les expérimentations figuratives de Caligari sont ici poussées jusqu’à leur accomplissement” annonçait, il y a cinquante ans, Henri Langlois à propos du film de KarlHeinz Martin.

Closed Vision

Sortie en DVD du film CLOSED VISION (1954) de Marc’O (voir points de vente).

Projection à la Cinémathèque Française - Jeudi 10 Mars 2011 / 20h00 - SALLE JEAN EPSTEIN - VOSTF
Séance suivie d’une discussion avec Marc’O et André S. Labarthe.

Synopsis

Closed Vision est la représentation cinématographique et poétique de soixante minutes de la vie intérieure d’un homme qui se promène à Cannes, sur la Croisette. Ce film se propose d’être au cinéma l’équivalent des fameux monologues intérieurs de James Joyce dans son célèbre roman Ulysse, il entend ne tenir aucun compte des traditions cinématographiques. Un homme se promène. Il pense, voit, imagine, rêve, marche, contemple, muse, entend, sent, ressent. Il a une caméra dans la tête. C’est tout…

Le synopsis original de 1952 apporte les précisions suivantes :

« le film que nous verrons est composé de trois parties :

1) Scénario paroles.

2) Scénario images.

3) Scénario des rapports parole-image.

1) Synopsis du scénario paroles représenté par les réflexions de l’homme. Ses réflexions sont au début très confuses, mais en se concentrant l’homme arrive peu à peu à préciser sa pensée. Celle-ci à la fin se fixe sur ” le désir ” puis la contradiction de l’idée du ” désir ” amène l’épilogue sur les ” souvenirs “.

2) Synopsis du scénario images. Sur le plan de la vision, la confusion de l’homme se porte au début sur toutes sortes d’images qu’il abandonne les unes après les autres. (Cette confusion des images, nous l’avons rendue à l’aide de tableaux ” englobants ” ce qui nous a permis en même temps de traduire l’impression statique de la pensée visuelle lorsqu’elle vagabonde - comme si elle n’avait pas le temps de percevoir le mouvement des choses.) Le spectacle des foules sur la plage l’amène bientôt à considérer deux mondes pour lui contradictoires : le monde de la jeunesse et celui des adultes. C’est ce conflit entre son exaltation pour la jeunesse et sa peur de vieillir aussi bien biologiquement que moralement, qu’expriment les images symboliques. Celles-ci, à la fin, dans l’épilogue s’identifieront complètement aux réflexions sur les souvenirs.

3) Synopsis des rapports entre la parole et l’image. Si les deux scénarios poursuivent chacun séparément un même but ils doivent aussi et toujours se confondre à chaque instant, dans chaque image. C’est cette rencontre du symbole de l’image avec celui de la parole que nous avons appelée symbolisme dynamique : une telle rencontre doit à la fois changer la nature des symboles de l’image et de la parole, symboles qui s’unissent en un concept unique.

Bien entendu, les spectateurs ne sont pas encore accoutumés à un tel langage. Habitués au cinéma direct, certains pourront mal interpréter ou être désorientés par ce procédé. Nous livrons donc ces quelques lignes brèves dans l’espoir qu’elles éclaireront un peu le film Closed Vision.» (Marc’O, 1954)

En supplément

Open mind / 2010 / 32’ / de Sébastien Juy

Une nuit d’été, Marc’O et André S. Labarthe se retrouvent pour assister à la projection de Closed Vision. Ils partagent leurs regards sur le film et l’époque. Il leur faudra s’y reprendre à deux fois…

Flash back / 2010 / 26′ / de Federica Bertelli

Marc’O retrace la genèse de Closed Vision.

CLOSED VISION/1954/France/35 mm/70 ‘/Noir et Blanc

Deux versions dans ce DVD: française et anglaise + Livret 14 pages (photographies & documents inédits)

Réalisation : Marc’O / Production : Léon Vickman (USA) / Musique : Roger Calmel (élève de Darius Milhaud)

Edition : Les périphériques vous parlent / Distribution : Choses Vues / Coopaname

Prix public conseillé : 19 euros

Bande annonce Closed Vision

Extrait bonus (Labarthe & Marc’O)

Médiapart (critique de Jean-Jacques Birgé)

La comète Marc’O (Projection publique - Jean-Michel Frodon)

Le cinéma du BAUHAUS

Choses Vues distribuera en mai 2011 le DVD Media Art édité par la Bauhaus Dessau Foundation. Ce DVD regroupe 14 films réalisés (ou conçus au sein du Bauhaus) entre 1922 et 1977. Réalisation : Heinrich Brocksieper, Viking Eggeling, Werner Graeff, Kurt Kranz, Hans Richter et Kurt Schwerdfeger. Durée totale 89′.

1 DVD / PAL / TOUTES ZONES

LANGAGE : ALLEMAND - FRANÇAIS - ANGLAIS - JAPONAIS

Composition I (1922/1977, 3′, muet, coul.) de Werner Graeff

Composition II (1922/1959, 2′, muet, n&b) de Werner Graeff

Reflective plays of coloured light (1922/1967, 24′, sonore, coul.) - Conception et reconstruction : Kurt Schwerdtfeger. Réalisation : Rudolf Jüdes

Surfaces Perpelleristic / Duck / Seamstress (1927/1930, 6′, muet, n&b) 3 films de Heinrich Brocksieper

Twenty Pictures from the life of a composition (1927-28/1972, 2′, muet, coul.) de Kurt Kranz. Animation : Robert Daroll

Black : white / White : black (1928-29/1972, 2′, muet, n&b) de Kurt Kranz. Animation : Robert Daroll

The Heroic Arrow (1930/1972, 8′, muet, n&b) de Kurt Kranz. Animation : Robert Daroll

Leporello-Draft for a colour film (1930-31/1972, 5′, muet, coul.) de Kurt Kranz. Animation : Robert Daroll

Variations on a geometric theme (1955/1972, 22′, muet, n&b) de Kurt Kranz. Animation : Robert Daroll

Rhythm 21 (1921/1923, 4′, muet, n&b) de Hans Richter. Animation : Svend Noldan

Rhythm 23 (1923/1925, 4′, muet, n&b) de Hans Richter. Animation : Svend Noldan

Symphonie Diagonale (1921-24/1925, 7′, muet, n&b) de Viking Eggeling

LIVRET BILINGUE ALLEMAND & ANGLAIS - 20 PAGES

TEXTE : THOMAS TODE

PRIX PUBLIC 20 euros

Un jeu mortel (La route parallèle)

Dans le n° 1017 (du 16 au 30 juin 2010), La Quinzaine littéraire publie un long article de Lucien Logette (*), un jeu mortel, à propos de la sortie en DVD du film de Ferdinand Khittl Die Parallelstrasse (La Route parallèle).

L’histoire :

Cinq jurés, examinent trois nuits durant, sous la houlette d’un « secrétaire », 308 « documents » filmiques sur la vie d’une « personnalité problématique ». Tenus dans les limites d’un règlement très strict, ils doivent trouver un sens à ces bouts de films tournés de par le monde afin de définir à travers ce puzzle la personnalité d’un individu mystérieux. Nous ne verrons que 16 documents. Le film commence avec la fin de l’un d’entre eux et de la deuxième nuit. L’absurdité de la mission, comme la sentence de mort qui tombe inexorablement sur des jurés (qui l’ignorent), sont données d’entrée de jeu.

On songe immédiatement au Procès de Kafka. Mais très vite l’enchainement des séquences, le lien entre les images et les propositions ahurissantes et sereines du commentaire (on pense à Borgès, Lautréamont, Lichtenberg…) et finalement l’accumulation vertigineuse des perspectives font basculer ce film du côté de L’un dans l’autre, l’inépuisable jeu surréaliste inventé par André Breton en 1953 (à ce sujet, lire son texte publié en février 1954 dans le numéro 2 de la revue surréaliste Médium et repris dans Perspective cavalière, éd. Gallimard).

Sorti confidentiellement en France (et en avril 1968 !), le film passionne de nombreux critiques. Jacques Rivette classe, dans les Cahiers du cinéma, La route parallèle parmi les dix films les plus importants de 1968. De son côté, Robert Benayoun lui consacre un article dithyrambique dans Positif (Le western de la méditation). Raymond Borde, Bernard Eisenschitz, Francis Courtade, Max Tessier et d’autres saluent cette oeuvre dans leurs écrits respectifs. Nombreux sont ceux qui, des surréalistes à André S. Labarthe, s’enthousiasment pour cet ovni cinématographique sans équivalent dans toute l’histoire du cinéma.

(*) Par ailleurs rédacteur en chef de l’excellente revue Jeune Cinéma.

Jeune Cinéma : 71 rue Robespierre, 93100, Montreuil, France. Tél : 33 (0) 1 41 72 18 36