KarlHeinz Martin (1), Ferdinand Khittl (2), Werner Schroeter (3), Léo McCarey (Max Davidson) (4), 4 nouveaux DVD prochainement chez EDITION FILMMUSEUM. (1 & 2) septembre 2010, (3) décembre 2010, (4) avril 2011




Karl Heinz MARTIN (1886-1948) : Metteur en scène de théâtre passé au cinéma, il adapta en 1920 la pièce de Georg Kaiser De l’aube à minuit (Von Morgens bis Mitternacht), réalisant le premier film expressionniste allemand. Tourné avant Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene, ce film à la stylisation radicale dérouta la critique et irrita tant l’industrie allemande du cinéma qu’au résultat il ne fut jamais distribué outre-Rhin. En revanche, De l’aube à minuit fut exploité au Japon dès 1923 avec succès. ” Les expérimentations figuratives de Caligari sont ici poussées jusqu’à leur accomplissement ” annonçait il y a cinquante ans Henri Langlois, alors qu’il ne survivaient que quelques photographies. Longtemps considéré comme perdu, ce film essentiel fut retrouvé au Japon avant d’être restauré par la Cinémathèque de Munich.

L’histoire : Un matin, dans une petite ville de province, un employé de banque triste et morose a soudainement un coup de foudre pour une cliente élégante de passage. Las de son existence monotone, il quitte sa famille, s’enfuit avec la caisse et l’espoir de refaire sa vie à Berlin. Il y découvre la vitesse de la métropole, l’ivresse des plaisirs faciles mais également la solitude et la pauvreté. Affligé, hanté par la mort, recherché par la police, il tente de se sauver…
De l’aube à Minuit / Allemagne /1921 / 73′
Réalisateur : Karl Heinz Martin / Scénario : Herbert Juttke & Karl Heinz Martin / auteur de l’oeuvre originale : Georg Kaiser / Directeur de la photographie : Carl Hoffmann / Décors et costumes : Robert Neppach / Production : Ilag-Film - Isenthal & Herbert Juttke (Berlin)
1 DVD /
Von morgens bis mitternachts 1921, 73′
- Improvised score by SchlagEnsemble H/F/M
- Musique originale composée et dirigée par Yati Durant
- Percussion Art auf den Internationalen Stummfilmtagen Bonn 2008, 8′
- Livret. Essais de Fritz Göttler, Inge Degenhardt, Jürgen Kasten et Francis Courtade
Intertitres all. / sous-titres : français. Prix public : 21 euros
Une Edition : Filmmuseum München, Goethe-Institut München
sous la direction de Stefan Drossler. Dans la presse :
Médiapart
aVoir-aLire.com
Télérama.fr
Ferdinand KHITTL (1924-1976) / Cinéaste allemand, réalisateur de La Route parallèle
(…) La route parallèle, de l’allemand Ferdinand Khittl est un anti-documentaire, un travelogue fou qui exclut toute possibilité de son propre remake. C’est une machine à dépecer, filigraner, mystifier et pulvériser le réel. Il est fait à première vue, d’une série de “documents” filmés et numérotés, laissés en testament par un défunt énigmatique, et qu’une équipe d’enquêteurs, suivant un règlement assez retors, accepte de classer, d’interpréter. Trois nuits durant, cette équipe tente de déchiffrer le puzzle : si elle échoue, elle sera exécutée et remplacée par une nouvelle équipe de cinq volontaires apparemment prêts au suicide. Ici, le concept de spectacle est vite balayé (…) Extrait de l’article Le western de la méditation. Robert Benayoun, Positif, 1968

… ce serait nous condamner sciemment à cinquante ans de cinéma digestif
Réalisé par un allemand indépendant, l’un des films les plus “difficiles” de toute l’histoire du cinéma. Enfermés dans une salle dont ils ne sortiront que pour mourir, les membres d’une mystérieuse “commission” doivent classer divers extraits de documentaires (superbes) ; commentés énigmatiquement dans une langue admirable. On réclame souvent un “septième art” qui rivaliserait avec les recherches les plus avancées de la littérature et de la musique. En voici le prototype. L’ignorer, ou l’accueillir avec paresse par des lazzi, ce serait nous condamner sciemment à cinquante ans de cinéma digestif. Michel Mardore, Le Nouvel Obs, 1968
Grand Prix du Festival de Knokke-le-Zoutte 1963 / Festival de Cannes 1964 - Semaine de la Critique - Sortie France : 1968

Die Parallelstrasse - noir & blanc et couleur, 1962, 86 min / Réalisation : Ferdinand Khittl (*) / Scénario : Bodo Blüthner (*) / Image : Ronald Martini (*) / Montage : Irmgard Henrici / Musique : Hans Posegga / Production : Otto Martini - GBF, Munich.

Le DVD-ROM présente pour la première fois cela ” le chef-d’œuvre injustement oublié du Nouveau Cinéma allemand ” (Martin Brady), plusieurs courts de Ferdinand Khittl et une foule de documents sur les films. Prix public : 21 euros

(*) Signataires du Manifeste d’Oberhausen en 1962, l’acte de naissance du Nouveau Cinéma allemand.

art. Le Monde
A lire également :
Un jeu mortel (article de Lucien Logette - La Quinzaine littéraire)
Chronique DVD de Jean-Jacques Birgé
àVoiràLire (Critique DVD de Claude Rieffel)
Kinok.com
WERNER SCHROETER (1945-2010), cinéaste et metteur en scène de théâtre et d’opéra, né à Georgenthal, Allemagne.
Contenu du DVD :
DVD 1 Eika Katappa 1969, 143′ + Maria Callas Porträt 1968, 16′
DVD 2 La Mort de Maria Malibran 1971, 104′ - Argila 1969, 36′ - Dietrich Kuhlbrodt s’entretient avec Werner Schroeter 2010, 24′ + Livret avec un texte de Werner Schroeter. VO allemand / Sous-titres français, anglais & italien . Edition Filmmuseum éditera en 2011 un second double DVD Werner Schroeter.
Eika Katappa - Allemagne 1969 - Ecrit et dirigé par Werner Schroeter - Photographie : Robert van Ackeren, Werner Schroeter. Avec : Carla Aulaula, Magdalena Montezuma, Gisela Trowe, Rosy-Rosy, René Schönberg, Sigurd Salto, Rosa von Praunheim - Prix Josef von Sternberg 1969
Filmé à Naples, le film est un hymne à l’amour et à la mort. Cette œuvre d’une extrême originalité intègre déjà toute la thématique qui nourrira ses films : l’opéra, la chanson populaire, la théâtralité, l’utilisation de travestis dans les rôles de femme, l’obsession de la mort et une polyvalence des pratiques artistiques les plus diverses. On y découvre aussi l’interprète qui deviendra son interprète fétiche : Magdalena Montezuma.
Argila - Allemagne 1969 - Ecrit, filmé et dirigé par Werner Schroeter. Avec: Carla Aulaula, Magdalena Montezuma, Gisela Trowe, Sigurd Salto.
Der Tod der Maria Malibran (La mort de Maria Malibran) - Allemagne 1971 - Ecrit, filmé et dirigé par Werner Schroeter. Avec : Magdalena Montezuma, Christine Kaufmann, Ingrid Caven, Candy Darling, Manuela Riva, Annette Tirier, Einar Hanfstaengl - Production : Werner Schroeter Filmproduktion / ZDF
Werner Schroeter joue dans ce film, qui est selon lui son œuvre principale, avec les thèmes de l’Amour et de la Mort, de la Folie et du grand Opéra. La Mort de Maria Malibran est une réflexion musicale et scénique sur le culte du génie cher au 19ème siècle, sur le mythe de la diva : un mélodrame par excellence. La légende veut que la Malibran (1808-1836) ait chanté à en mourir.
Les films de Werner Schroeter de ce DVD ont été restaurés par la Cinémathèque de Munich sous la direction de Stefan Drossler.
La rétrospective prévue par le Centre Pompidou et le Goethe-Institut de Paris, du 2 décembre 2010 au 22 janvier 2011, qui avait été préparée en étroite collaboration avec Werner Schroeter, sera un hommage au cinéaste disparu.
Hommage à Werner Schroeter (aVoiraLire.com - Beaubourg)
Eika Katappa (critique sur aVoiraLire.com)
La Mort de Maria Malibran (critique sur aVoiraLire.com)
Programme Beaubourg
Bande annonce Beaubourg

Autrefois et Toujours, Photographies 1973-2009.
Exposition de photographies de Werner Schroeter
du 15 décembre 2010 au 29 janvier 2011
Galerie VU’ - Hôtel Paul Delaroche
58, rue Saint Lazare 75009 Paris
M° Trinité - d’Estienne d’Orves
MAX DAVIDSON (1875-1950), acteur comique juif américain. Il représente parfaitement “le poisson hors de l’eau qui lutte pour s’insérer dans l’Amérique mainstream comme tous ces millions d’immigrants des ghettos urbains” (Robert Farr). Le double DVD regroupe une sélection de 11 courts métrages - parmi les plus fameux - interprétés par Max Davidson, réalisés (ou supervisés) par Leo McCarey et produits par Hal Roach entre 1927-28. Participation à certains films de Stan Laurel (scénariste) et de Oliver Hardy (acteur).

Jewish Prudence de Leo McCarey
DVD 1
Why Girls Say No 1927, 23′
Jewish Prudence 1927, 21′
Don’t Tell Everything 1927, 23
Should Second Husbands Come First? 1927, 21′
Flaming Fathers 1927, 25′
Hurdy Gurdy 1929, 20′

DVD 2
Call of the Cuckoo 1927, 19′
Love ‘Em and Feed ‘Em 1927, 9′
Pass the Gravy 1928, 20′
Dumb Daddies 1928, 15′
Came the Dawn 1928, 17′
The Boy Friend 1928, 20′
The Itching hour 1931, 19′
films muets + bande musicale / intertitres : anglais & allemand
Max Davidson, un “schnorrer” (1) oublié
(1) “Dingue” en yiddish, selon la traduction de Robert Benayoun.
Max Davidson Comedies 1927-29

